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 Une revanche d'outre-tombe

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Elladan
Mémoire des Sylvecimes


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MessageSujet: Une revanche d'outre-tombe   Mar 12 Aoû 2008, 18:47

A la lumière d'une bougie, Elladan relisait les lettres reçues de divers compagnons. La plupart d'entre eux s'occupaient en ce moment d'affaires personnelles. Narsh et Nanashi n'était pas revenus aux Sylvecimes depuis des mois, Lena, Emmeline lui donnaient des nouvelles de leurs incursions de plus en plus fréquentes dans des donjons, Helari et Sep étaient momentanément partis loin de la Tyrie, Feanor croulait sous le poids des ennuis avec son fils adoptif... Seul dans son arbre, Elladan se sentait bien seul, et la mélancolie le poussa à se demander si la situation avait réellement évolué depuis qu'il avait été placarder des annonces dans les différentes villes il y a plus de six mois à présent. Un aventurier reste un aventurier, pensa-t-il. On ne pouvait pas lui enlever le goût des défis. Elladan lui-même n'échappait pas à la règle : il sourit en songeant à son projet d'aller fouiller les terriers de Mord-Givre. Mais pourquoi diantre fallait-il qu'il reste seul ici ? Pour l'instant, personne n'avait daigné vouloir l'accompagner chasser les guivres... Les Cimefroides étaient-elles donc si ennuyeuses ? Le rôdeur se remémora le conflit avec les Nains du Sommet qu'ils avaient en fin de compte brillamment négocié. Là, ils reconnaissait les Veilleurs des Sylvecimes. Unis dans un même but. Sans tous ses compagnons, il n'aurait pas su éloigner cette menace de la forêt. Mais il n'y avait pas que les Veilleurs... Elladan songea à ceux qui s'étaient juré fidélité, les alliés. Les Veilleurs avaient aidé les Equarrisseurs et les Telluriques à mener une enquête sur une bien étrange magie, et avaient eu pour la première fois un autre objectif que leurs propres intérêts. Là encore, le rôdeur ne se souvenait pas voir eu de nouvelles de ces alliés depuis bien longtemps. Régulièrement, Selene Swiftarrow et Imiria Lynn prenaient contact et avait semblé assez proche des Sylvecimes. Mais l'enquête n'avait pas avancé pour autant, et les inquiétantes énigmes de la Fournaise des Lamentations n'avaient pas de réponse. Tout le groupe semblait s'être endormi et la menace paraissait s'être éteinte sans manifestation extérieure. Pourtant, Elladan se réveillait souvent en sueur, depuis qu'ils avaient été voir sous la terre...

Un éclair déchira la nuit noire. Le tonnerre fit trembler le feuillage de l'arbre. Pas de pluie. En se relevant brusquement du support sur lequel il s'était endormi, Elladan percuta une branche avec l'arrière de son crâne. Au dehors, nouveau flash et nouveau vacarme. Les orages n'étaient pas des phénomènes courants aux Sylvecimes. Légèrement inquiet, le rôdeur décida de descendre et de faire quelques pas. Encore un satané cauchemar... Sautant à terre, il aperçut à nouveau la lueur d'un éclair au loin, en direction du sud. Et à nouveau, le tonnerre. Elladan vacilla. Cette fois, le bruit avait semblé venir de toutes les directions à la fois. Soudain, son esprit fut envahi par la nature aux alentours, en même temps que ceux des autres Veilleurs de garde dans tout le domaine. A quelques centaines de mètres, des cris d'alarme se propagèrent dans tout le coeur des Sylvecimes. Au sud, un nouveau flash apparut, et sa lumière sembla se propager le long de la barrière spirituelle. Le rôdeur grimpa à la hâte dans l'arbre et y récupéra le barda habituel : carquois de flèches de toutes sortes, arcs, épée, bouclier, pièces d'armures et sac. Quand il descendit pour la seconde fois, une vague de lumière passa dans le ciel, au-dessus de la cime des arbres. Courant à toutes jambes entre les arbres, Elladan fut bientôt rejoint par Guenhwyvar, le tigre blanc, que la trame spirituelle des lieux n'avait pas manqué d'alerter sans aucune délicatesse, comme toute créature vivante. Le rôdeur vit d'autres flèches briller non loin de lui ; cela le rassura. Pourvu que les Veilleurs de garde soient assez nombreux, sans quoi... Il ne préféra pas y penser. Il ne savait pourtant rien de précis sur la menace mais le signal était clair : une magie tentait de créer et d'entretenir une brèche dans la barrière spirituelle, et la notification n'augurait rien de bon.

Après une course d'une bonne heure, Elladan déboula en même temps que d'autres rôdeurs au sommet des gorges de Farimor, Guenhwyvar sur les talons, pour contempler la vue qui s'offrait à eux. Sous le pont de lianes, la rune de la stelle brillait d'un blanc incandescent. La source des éclairs et du bruit ne tarda pas à se faire connaitre : quelques dizaines de mètres en contrebas sur la piste, une nuée d'éclairs tomba du ciel et frappa quatre silhouettes, qui furent aussitôt désintégrées. Leur tournant le dos, un homme en robe de sorcier, aux cheveux blancs noués en queue de cheval, rétablit son équilibre alors que des éclairs crépitaient toujours autour de ses mains. Ce n'était donc pas un orage ; la vue de Belsambar rassura Elladan. Mais le mage n'était surement pas responsable de la vague de lumière qui était passée au-dessus de la cime des arbres.


- Des morts-vivants, fit le jeune sorcier quand les rôdeurs l'eurent rejoint. Je ne sais pas ce qui les a attirés ; il y a un groupe de shamans un peu plus loin en train d'incanter. Les squelettes ne m'ont pas laissé le loisir de m'en approcher.


En effet, des os plus ou moins calcinés jonchaient le chemin, tout près d'armes rouillées. Ces créatures dépourvues d'âme étaient parmi les seules à pouvoir s'approcher suffisamment près de la barrière spirituelle sans être repoussées. Mais encore fallait-il que quelqu'un coordonne leur action, croiser des morts-vivants dans une forêt étant une rencontre plutôt inhabituelle ! Plus en avant, le lien de communion ordinaire avec les arbres se perdait au milieu d'une aura de corruption.

- Il y a d'autres morts devant, et en nombre ! C'est une attaque organisée ! Nous devons rapidement aller voir de quoi il retourne avant que tout le sanctuaire ne soit encerclé, dit Elladan en sortant une poignée de flèches d'un carquois. Si la barrière devait être forcée, ces créatures pourraient être dirigées plus en avant et vous savez tous ce que cela signifie.

D'un geste, le rôdeur tira sur les extrémités du paquet de flèches, et leurs pointes se mirent à briller d'une chaude lumière. Soigneusement, il les remit dans le carquois approprié et en encocha une sur l'arc auréat.

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Dernière édition par Elladan le Mer 27 Aoû 2008, 14:24, édité 1 fois
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Yann Chang



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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Mar 12 Aoû 2008, 19:59

Yann était épuisé, il venait de rentrer du voyage exténuant du monde extérieur. Il avancé d'un pas léger, il voulait éviter toutes discussion avec d'autres Veilleurs sur son voyage qui l'aurait encore plus affaibli. Il marchait à travers les feuillages et les lianes, cherchant un endroit où dormir et se reposer. Il essayait de se remémorer la forêt mais tout souvenir des Sylvecimes semblait l'avoir abandonné. Après près d'une demi-heure de marche il découvrit une grotte masquée par l'épais feuillage de la forêt. Il s'y installa et commença à méditer sur son lit de fortune, se remémorant ses premières rencontres avec ses confrères et la découverte trépidante des secrets de la forêt. Puis, il s'était rendu compte de son inexpérience auprès des Veilleurs et avait décidé de partir pour apprendre plus sur le monde et apprendre " la voie du rôdeur". Il avait rencontré le blanc-manteau, son complot, les mursaats, les titans, la liche, le combat désespéré du roi Alderbern, Ascalon, les norns, les destructeurs et nombres de choses toutes plus inimaginables les unes que les autres. Lentement, ses yeux se fermèrent puis il s'endormit dans un sommeil sans rêves.

Yann venait d'être réveillé par une alerte mentale de la forêt ; il semblait qu'une chose ou plus tôt avait tenté d'y pénétrer. Il ramassa le plus vite qu'il put ses arcs et flèches et sortit en courant de la grotte vers la source de l'alerte. Un éclair déchira une fois de plus le ciel et éclaira brièvement sa silhouette. Ce n'était pas normal, les orages n'étaient pas habituels aux Sylvecimes. Mais Yann chassa vite ces éléments perturbateurs de son esprit, il fallait vider son esprit avant un éventuel combat. Il semblait que l'alerte provenait de la lisère de la forêt, non loin des Gorges de Farimor. Il se mit donc en route dans cette direction. Les branches mortes craquaient sous son poids. Il semblait qu'il n'était pas le seul à s'être fait réveiller par l'alerte, à mesure qu'il approchait il fut rejoint par d'autres Veilleurs qui se dirigeaient dans la même direction. Après de bonnes heures de course effrénée il arriva enfin, et ce qu'il vit le laissa bouche bée...


Dernière édition par Yann Chang le Jeu 14 Aoû 2008, 21:05, édité 2 fois
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Lena
Gardienne des Sylvecimes


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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Jeu 14 Aoû 2008, 12:52

Lena, qui était en train de retourner vers le campement des Veilleurs, afin de voir les membres présents, pour se renseigner sur les quêtes à mener, et surtout pourse reposer un peu arpès les nombreuses quêtes qu'elle venait de faire, aperçut au loin de grand éclair et des flash lumineux.

- Que se passe-t-il encore ? se dit-elle après un long soupir. J'ai le pressentiment que le temps du repos n'est pas encore en ligne de mire.

N'était pas très loin, elle prit ses jambes à son cou et courra en direction du fracas, sur son chemin elle croisa Yann avec d'autre veilleurs. Elle décochait des flèches en même temps qu'elle suivait le groupe, continuant à avancer elle regarda tout autour d'elle pour découvrir ce qu'il se passait ici, mais en vain. Tout le long du chemin on pouvais voir des Hommes décapité, démembré et lacéré. Une fois arrivé a destination le groupe se fixa.


- Qu'elle est cette chose ? demanda t-elle à Yann, Que devons nous faire, le tuer ?

N'attendant pas les réponses des autres elle décocha une flèche de son arc, cependant la flèche, se fixa dans les air et avant d'atteindre sa cible, tomba à terre.

*Se recule et se cache derrière les autres*

- Par qu'elle magie cela est possible, ma flèche ne l'a même pas atteint ! Dit Lena choqué par ce qui vennait de se passer.

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Yann Chang



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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Jeu 14 Aoû 2008, 21:59

Yann vit Lena encocher et tirer une flèche sur la chose, mais bizarrement elle n'atteignit jamais sa cible. C'est alors qu'il la vit lever ses bras et incanter un sort.

- Attention ! à peine eut-il prononcé ces mots qu'un éclair tomba au milieu du groupe.

La suite lui parut flou, il vit Lena atterrir non loin de lui, il semblait que le temps s'était ralenti. Puis, lentement le temps sembla redevenir normal. Il se leva et prit connaissance de la situation autour de lui. Un cratère était à présent visible là où se trouvait quelques minutes plus tôt les Veilleurs. Personne ne semblait avoir été blessé et la chose avait disparu. Il encocha une flèche tout de même, ses confrères se levaient un par un autour de lui sonnés mais en vie. Il tendit la main à Lena.

- Ca va ? dit-il.

- Oui, ça va, merci, lui répondit-elle.

- Qu'est-ce que c'était !? cria un des Veilleurs.

- Je ne sais pas, dit-il, mais quoi que ce soit, cette créature était puissante et nos flèches ne semblent pas avoir d'effet sur elle.
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Fëanor
Vétéran des Sylvecimes


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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Jeu 14 Aoû 2008, 23:27

Il avait couru presque toute la nuit, et avait relancé son rythme acharné dès le petit matin. Tous ses membres le tiraillaient, chaque obstacle lui arrachait un râle d'effort et le sang lui battait les tempes... mais il était habitué à cela. Toute sa vie il s'était entrainait à courir dans les plaines dévastés, les forêts sans fin et dans les montagnes les plus froides. Cela dit, il tombait moins, avant. Il allait plus vite et ne s'arrêtait presque pas, il pouvait même tenir plusieurs nuits sans dormir, s'appuyant sur des nerfs d'acier et une concentration à toute épreuve. Il n'a plus que cela maintenant, la concentration et des nerfs usés.

Mais ses sens sont toujours aiguisés.

En fuyant des Mines et en laissant le vétéran Chase sur place sans guère d'explications, il avait peut être échappé encore une fois à son destin. Sur le chemin du retour, il avait compris sont imprudence : partir ainsi comme un dératé n'a fait qu'attirer son prédateur vers lui, jusque chez les Norns. Il lui fallait rentrer aux Sylvecimes, sans quoi il ne s'en sortirais pas cette fois.

Il y était enfin. La nuit fraiche, silencieuse et claire, cette impression de plénitude et de communion... non, quelque chose n'allait pas. Les bêtes nocturnes ne faisaient aucun bruits, la barrière spirituelle des lieux ne dégageait qu'une impression d'angoisse. Aucun veilleur n'était présent aux postes extérieurs. En crachant du sang, appuyé misérablement sur un arbre, Fëanor tentait de contrôler sa respiration, mes les années en trop sont autant de freins à la santé d'un héros. Quelque chose allait mal sur le territoire sacré de sa nouvelle guilde, et cela le mit en rage. N'ayant plus de flèches après sa descente dans la congère cuirassée, il dégaina son épée et s'engagea dans la forêt, bien décidé à nettoyer ces terres de toute souillure néfaste, d'où qu'elle vienne.

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Helari
Panacée des Sylvecimes


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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Dim 24 Aoû 2008, 13:08

Helari rentrait non sans joie de son séjour. Elle avait l’impression que ce repos avait été une grosse perte de temps. Elle s’était beaucoup ennuyée, rester allongé à profiter du soleil, et aller se baigner de temps en temps ne lui apportait rien de ce qu’elle aimait. Ce que voulait la Moniale, c’était se battre aux côtés de ses confrères, affronter de dangereuses et redoutables créatures. Même si son comportement était parfois jugé imprudent par ses amis (elle gardait toujours en tête le jour où elle a renvoyé son groupe au sanctuaire de résurrection dans les terriers d’Arachni. Ses amis avaient eus l’imprudence de lui laisser tenir le bâton incandescent qui était utilisé pour brûler les œufs des Matriarches…Helari avait eu les yeux plus gros que le ventre et en avait brûlé plusieurs d’un coup, éveillant rage et brutalité dans les rangs ennemis. Ce souvenir la ferait toujours sourire.), elle prenait beaucoup de plaisir à se battre à leurs côtés. Le moment de les retrouver tous approchait, elle avait décidé de revenir par un chemin plus original qu’à l’accoutumée : elle était remontée au Nord par l’un des bateaux de transit qui faisait escale à l’Arche du Lion, plus au lieux de marcher directement vers le Nord, en passant par les marais comme elle en avait l’habitude, elle s’était dit qu’après toute cette chaleur accumulée pendant ces 18 jours, un petit détour par les froides neiges des montagnes ne lui feraient pas de mal. Ses pas l’avaient donc conduit sur les Territoires Norns après être passé au promontoire.

Du haut des premiers sommets, à cette frontière naturelle qui séparait la verdoyante Kryte des grises montagnes, la vue était imprenable, elle voyait loin à l’horizon. Son regard pouvait aller de l’Arche du Lion à la Jungle Maguuma, elle pensait également apercevoir dépasser de la verdure des bâtisses de Rata Sum, dont l’architecture était remarquablement particulière ainsi que, dans le lointain sur la mer, les fumées qui s’élèvent des Iles de Feu, là où dans le passé, elle avait triomphé de la trahison et manipulation du Vizir Khilbron et de ses puissants titans. Pour terminer, à ses pieds s’étendaient d’innombrables zones marécageuses, qui allaient jusqu’aux abords de la Jungle Maguuma. Elle remarqua d’ailleurs de nombreux mouvements en bas…comme un mouvement de foule, elle se dit qu’elle avait bien fait de passer par les montagnes, les marécages n’étaient jamais sûrs, encore moins quand les morts-vivants semblaient ainsi agités. Le froid, qui commençait à avoir raison de sa légère tunique qu’elle avait utilisé pour les grosses chaleurs du Sud, la fit sortir de ses rêveries et, après un dernier coup d’œil sur tout ce qu’elle pouvait voir, elle se remit en marche. Peut de temps après, elle refaisait une pose, afin d’enfiler par-dessus son habit, un autre vêtement, fabriqué à la Maison Zu Heltzer, plus chaud car il avait des fourrures.

Elle continua ainsi sa marche jusqu’au domaine du Norn Olaf, où elle s’arrêta pour se reposer, se réchauffer et se rationner, puis reparti vers sa destination : les Bois des Sylvecîmes…
Elle arriva à l’orée du Bois par l’Est, l’air était frais, mais toutefois plus chaud que là haut, dans les montagnes. Elle marchait tranquillement dans la forêt, se faufilant entre les arbres, écoutant les oiseaux chanter. Elle essayait de mettre en pratique ce qu’elle avait appris au sein du clan des Veilleurs. Le vent qui souffle légèrement, le bruit des feuilles qui se frottent les unes aux autres, les trilles réalisées avec talent par les oiseaux, toute la faune et la flore qui l’entourait. La vie émanait de cet endroit, et cela apportait une grande joie à Helari. Ouvrir son esprit à la nature environnante, c’était l’un des exercices que ses amis Veilleurs Rôdeurs, pour qui la nature n’était plus un secret, lui avaient appris, et c’était aussi son exercice favori, sentir tant de vie autour d’elle, c’était une impression si agréable, lui rappelant les soins qu’elle avait pu se procurer, alors qu’elle était blessée, lui réchauffant l’esprit après les souffrances. Elle marchait, continuant de regarder l’environnement. Soudain, elle marcha sur un petit tas de brindilles, provocant un craquement sonore qui fit taire les oiseaux. Après avoir avancé de quelques dizaines de mètres, les oiseaux, qui s’étaient remis à chanter, stoppèrent subitement leurs vocalises. Un vol désordonné de créatures affolées passa au dessus de la tête d’Helari, que tous les oiseaux environnants suivirent. Le sentiment de bien être était parti, la vie s’en était allée, l’endroit était devenu froid, austère…
Quelque peut perturbée, elle reprit rapidement son chemin en direction du camp, mais elle n’avait pas eu le temps de faire trois pas qu’un éclat lumineux traversa le ciel, suivi d’un grondement. Elle était un peu mal à l'aise, elle avait toujours cru que les orages étaient rares ici, d’ailleurs, Elladan le lui avait déjà dit. Cela expliquait peut-être l’étrange fuite des animaux. Un autre éclair, suivi d’un tremblement, puis un autre, cette fois-ci plus puissant, le grondement avait fait frémir les arbres autour d’elle. Elle marchait maintenant rapidement avec vivacité dans la direction du camp, si elle arrivait à atteindre les postes d’éclaireurs avant la pluie, peut-être pourraient-ils la garder au sec pendant l’orage.


Elle arriva au pied d’un campement de fortune, on voyait nettement des traces, et les restes d’un feu, éteint hâtivement avec un peu d’eau : les restes de braises étaient humides. Une vague de lumière balaya le ciel. Helari eut un mauvais pressentiment, elle n’était pas encore assez expérimentée pour pouvoir tenter de deviner ce qui se passait à l’autre bout de la forêt, comme l’auraient fait ses amis Rôdeurs, utilisant quelques un de leurs secrets et leur affinité avec la nature, mais elle savait cependant que quelque chose se passait, au fond de son esprit, quelque chose l'alertait...
Elle couru jusqu’à l’entrée du camp qu’elle désirait tant retrouver, déposa son sac au pied d’un arbre, emporta son bâton, et s’enfonça dans l'amas de baraquements. L’endroit était plus désert que d’habitude, ceux qu’Helari apercevait dans l’obscurité courraient, arc en main. Elle aurait voulu prévenir de son retour, mais ni Elladan, ni les quelques autres qui n’étaient pas absents ne semblaient être dans les environs. Helari fit demi-tour, couru jusqu’à son sac dans lequel elle récupéra sa baguette et son focus, qu’elle accrocha à sa ceinture, ainsi que son écu, qu’elle tenait d’une main, son bâton dans l’autre.


Elle suivi les autres, se dirigeant vers le Sud. Personne n’était au courant de son retour, personne ne semblait la reconnaitre, malgré les quelques lanternes que certains tenaient. Elle devait rallier Elladan, ou n’importe qui d’autre de suffisamment important à qui elle pourrait signaler son retour. Un autre éclair, suivi d’un grondement…L’alarme avait été donnée, certains criaient des ordres à d’autre, le sol tremblait, certains s’affolaient, d’autres tentaient de rassembler les gens, et l’on en entendait se motiver par ces cris tels que : "Que Melandru guide nos flèches !","Comme le vent !" ou encore "Précision et célérité".
C’était maintenant certain, un combat, voire même une bataille, se préparait et des hurlements retentissaient au loin. Quelques hommes courraient désormais dans l’autre sens, des blessés légers - certainement les premiers éclaireurs, surpris par la menace dans leurs postes de surveillance - qui étaient éloignés des combats appuyés sur les épaules de leurs camarades.


Quelque part dans les feuillages à sa droite, quelqu’un hurla : « Il faut un Soigneur ici ! ». Helari mit de côté son idée de rejoindre ses amis et se précipita vers une silhouette sombre. Un homme était penché sur un autre, et murmurait des paroles de réconfort à celui qui gémissait par terre. Quand elle le vit, elle jeta sans s’en soucier son bouclier, et posa avec soin son bâton aux pieds du corps. Celui qui chuchotait s’écarta et regarda la scène d’un air apeuré.

-Que lui est-il arrivé ? demanda Helari.

-Il à été transpercé par une épée dans le bas du dos puis à reçu une flèche dans le ventre au moment où son agresseur le laissait tomber au sol.


Il fallait agir vite. Helari ferma les yeux et laissa ses pouvoirs affluer en elle. Le courant qui la parcourrait la réchauffait, surtout en dessous ses poumons à l’intérieur de son ventre. Puis, elle fit circuler ce flot vers ses mains, rien que par la pensée – elle n’avait jamais réellement compris comment cela fonctionnait même si elle y arrivait aisément et avec grand succès –. Le malheureux agonisait, il était bien trop mal en point pour survivre encore 10 secondes, Helari devait lui procurer ce qu’elle pouvait de vie, éviter une guérison lente, au quel cas il mourrait. Elle fit alors un sacrifice : au prix d’un grand effort, elle accéléra le flux à son maximum, tellement fort que la lumière blanche provoqué par ce courant à la sortie de ses mains, s’amplifia un instant, avant de s’échapper non seulement de ses mains, mais aussi du reste de son corps, là où le flux la traversait. Pendant un quart de seconde, elle avait produit une grande lumière, chaleureuse et bienfaitrice, déversant son pouvoir dans les plaies du blessé. Ce geste l’avait beaucoup fatiguée, Helari sentait avoir perdu comme une moitié d’elle, comme à chaque fois qu’elle avait recours à ce procédé, elle avait le souffle court. Elle attrapa son bâton avec peine, lui permettant de récupérer un peu d’énergie, elle se mit la main gauche sur le front, tandis qu’elle serrait son armure, murmura quelques paroles qui la rétablirent.

Elle aida les deux hommes à retourner au centre du campement, où une grande tente de soins avait été dressée, près d’un immense arbre. Des hurlements de douleurs en sortaient. Ainsi que des éclats de voix. Helari entra, des hommes vêtus de capes vertes, tous des Rôdeurs apparemment, étaient penchés sur des blessés et leur appliquaient des baumes de soin. La tente était remplie par une odeur que la Moniale connaissait, c’était le fameux Onguent que les Rôdeurs utilisaient pour soigner leurs blessures. Les trolls leur en avaient enseignés la fabrication et l’utilisation, à l’époque où ils étaient encore en paix avec les humains, c’était pour eux un bon remède, car leur peau épaisse leur permettait de ne pas en sentir les effets, ce qui n’était pas le cas des fragiles hommes. Cependant, les Rôdeurs l’utilisaient toujours car il était très simple à élaborer. Pour Helari, ce n’était rien de plus qu’un produit cautérisant…de la médecine rudimentaire. Au milieu de tous ces gaillards, Helari entendait gémir une voix qui lui était familière. Elle s’approcha, et vit, plus petit que tous les autres, un homme qu’elle avait bien connu : Djinn Altis. C’était son camarade à l’Académie des Soins d’Ascalon, il avait toujours été moins bon qu’elle, et l’admirait beaucoup pour son talent et sa facilité à soigner parfaitement. Le Moine à la tenue Ascalonienne Bénissait avec Zèle le maximum d’hommes qu’il pouvait. Il tenait dans sa main gauche un tissu mouillé, qu’il utilisait pour comprimer les plaies, tandis qu’il donnait des instructions aux guérisseurs maladroits qui l’entouraient.

-C’est bon Djinn, je suis là, murmura Helari dans le dos du moine, qui était toujours plus petit qu’elle.

Il sursauta en poussant un petit cri.

-Helari ?! C’est bien toi ? Que les 5 Dieux soient bénis ! s’exclama-t-il tout en gardant les yeux sur le corps qu’il réparait.

Les autres hommes s’étaient arrêtés, surpris par le petit cri.

-Oui, c’est moi, on papotera une autre fois. Soigne moi ce pauvre homme tu veux, et appliques toi, c’est n’importe quoi là…Tu soignes aussi mal qu’Alésia…

Il s’appliquait, mais ses mains tremblaient trop, il n’était pas suffisamment concentré.
Helari, s’approcha de la victime, qui était moins abimée que l’homme qu’elle avait du soigner d’urgence un peu plus tôt. Elle tendit la main, la lumière jailli : l’état de l’homme était stabilisé.


-Je vais m’occuper rapidement de tous ceux qui sont là, mais quand d’autres arriveront, ce sera à toi de t’en occuper Djinn, et correctement. J’ai des choses à faire et toi des vies à sauver.

Tandis que l’autre bafouillait quelques mots destinés à faire rester Helari dans la tente pour s’occuper des malades, la Moniale s’agenouilla au centre de la tente, et laissa à nouveau sa magie se déverser dans son esprit. Elle ne serait pas blessée par ce soin, juste légèrement essoufflée. Les yeux fermés, son bâton posé par terre, elle tendit les bras au dessus de sa tête, les mains paume contre paume, les doigts écartés. Son pouvoir jailli du bout de ses doigts des filets de lumière traversaient la grande tente et se déposèrent sur les corps des blessés. Helari reproduit l’opération trois fois, pour soigner suffisamment chacun de ceux qui étaient allongés. A trois reprises ses mains s’étaient illuminées, redonnant espoir aux blessés et à leurs guérisseurs.

Elle se releva, se dirigea vers la sortie et lâcha :

-Je pars rejoindre Elladan, bonne chance à vous tous.

Elle pensait maintenant savoir où le trouver. Après tout le temps qu’elle avait perdu, il ne faisait aucun doute qu’il était au front, en train de retenir l’ennemi. Elle courait le long du chemin allant vers le Sud, où des éclairs continuaient de frapper le sol.
Une petite troupe courait devant elle, s’engageant dans une petite pente qui montait vers les plateaux des Gorges de Farimor, une barrière naturelle pour les Rôdeurs qui pouvaient abattre leurs ennemis à distance, et aussi voir un peu plus loin qu’en étant en bas. C’est bien là haut qu’elle le retrouva.


-Que ce passe-t-il ?! Qui nous attaque ?! J’ai pu entrer sans problèmes dans le camp par l’Est, les éclaireurs ont quitté leurs post, tout est devenu étrange là-bas. Il n’y à pas de falaises de tous les côtés de notre sanctuaire, si nous ne faisons rien et que nos ennemis réfléchissent un peu, ils pourront facilement nous encercler, et rentrer dans le camp de tous les côtés ! As-tu un plan ? J’ai ressenti l’appel…j’espère que les autres l’entendront aussi et arriveront à temps pour venir participer !

En bas, l’élémentaliste Belsambar qui foudroyait tout ce qu’il pouvait fut atteint par un mauvais coup. Helari, réagi presque trop tard, presque…Elle réussi à rétablir rapidement le mage, malgré la distance qui avait rendu son sort moins efficace.
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Sep
Maraudeur des Sylvecimes


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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Dim 24 Aoû 2008, 16:01

Sep le sournois arrivait enfin aux Sylvecimes. Il pouvait apercevoir les arbres, de sa position. Un sentiment de joie s'empara de lui. Il s'arrêta, repensant au mois qui venait de s'écouler. Un mois de repos, durant lequel il était retourné à Istan, sa région natale. L'archipel de Mehtani est un très bon endroit pour se relaxer et profiter du soleil. Mais maintenant, il était temps de reprendre du service. Il fit signe à Patt, son loup, et ils se dirigèrent en direction des Sylvecimes.

Après quelques minutes de marche, ils arrivèrent à l'orée des bois. La joie de Sep s'intensifia. Il allait enfin retrouver ses amis veilleurs. Il s'apprêtait à entrer des les bois, mais un grognement de Patt l'interpela. Le loup était resté immobile quelques mètres derrière, et se tenait comme prêt à se défendre. Il avait ressenti quelque chose. Sep le sait, son loup ne se trompe jamais à ce sujet. En toute évidence, quelque chose n'allait pas. Il fit signe à son loup de le suivre et ils pénétrèrent dans les bois. Patt avait raison de s'inquiéter, l'aura de sécurité qui émane habituellement des arbres n'était pas là. Au lieu de cela, une effrayante impression d'insécurité et de danger se faisait ressentir. Il s'enfonçait un peu plus parmi les arbres lorsqu'il aperçut une silhouette au loin. Sep en était presque sûr, c'était Helari, sûrement à peine de retour ici, elle aussi. Soudain, elle se mit à courir dans une direction, et Sep la perdit de vue. Quelques instants plus tard, une forte lumière jaillit au loin. Ça ne faisait aucun doute, Helari avait eut recourt à un puissant sort de soin. Un autre évènement détourna l'attention du rôdeur : le pied de l'arbre à ses côtés était recouvert de sang, et on pouvait distinguer une entaille dans le tronc, un entaille réalisée par une épée. Mais que se passait-il ici ?

Il ne s'en était pas rendu compte, mais Sep avait instinctivement sorti son précieux arc en ivoire, et une flèche était prête à être décochée. Tout ce chamboulement ne présageait rien de bon. Mais qu'était-ce donc cette chose qui avait troublé le calme habituel de la forêt ? Que signifiait ce sang au pied de l'arbre ? Il fallait trouver quelqu'un qui puisse le renseigner, mais hormis Helari il n'avait aperçut aucun veilleur ici, ce qui amplifia encore son inquiétude.

Soudain, un cri déchirant retentit au loin. Quelqu'un était en danger, il fallait intervenir au plus vite. Lui et son loup courraient en direction de l'endroit d'où semblait provenir le cri. Il eut un haut-le-corps à la vue qui s'offrait à lui : un veilleur était allongé au sol, la jambe maculée de sang. Prêt de lui se tenaient trois autres veilleurs, en bonne santé mais vraisemblablement sonnés.


- Par Mélandru, vous n'êtes pas blessés ? lanca-t-il alors qu'il se dirigeait vers les veilleurs.

- Sep ! s'exclama un des veilleurs. Content que tu sois de retour ! Nous ne sommes pas blessés, sauf Ed'. On ne sait pas comment c'est arrivé. On l'a entendu crier et on a couru jusqu'ici.

- Je crois que l'agresseur a détalé lorsqu'il nous a entendu arriver, affirma un deuxième veilleur. On a trouvé Ed' là, dans un sale état. Il est en vie, mais il a perdu conscience.

- Bénis soient les cinq dieux ! Portez-le en lieu sûr, si tant est qu'un endroit soit encore sûr dans cette forêt. Ne vous séparez pas, et restez bien sur vos gardes.

- Tu ne viens pas avec nous ?

- Non, il faut que je rejoigne Elladan au plus vite. Je crois savoir où le trouver. Quelles que soient ces créatures, il faut les repousser coûte que coûte ! Que Mélandru guide vos flèches !


Il prit la direction opposée à celle des veilleurs. Sur son chemin, il entendait plusieurs cris de guerre. La guerre, ici, dans la forêt des Sylvecimes... Non, il ne pouvait pas s'y résoudre. Il se rendit compte qu'il tremblait. Un sentiment de colère s'empara de lui. Il fallait à tout prix rejoindre ses amis Elladan, Helari, Feanor, Lena, Yann et les autres. Pour rien au monde il ne laisserait ces créatures troubler la tranquillité de cette forêt. Il ne restait rien de la joie qu'il avait ressenti en retrouvant les Sylvecimes. Le mois de repos qu'il venait de passer semblait loin derrière lui. Maintenant, il ne pensait qu'à une chose : empêcher ces monstres d'atteindre la barrière.


Dernière édition par Sep le Jeu 16 Oct 2008, 23:00, édité 2 fois
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Elladan
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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Mer 27 Aoû 2008, 15:59

On dit que la cavalerie arrive toujours à temps. Elladan n'aurait pas pensé que tant de défenseurs se presseraient aux Gorges de Farimor, et cela commençait même à l'inquiéter. Le rôdeur avait même été rejoint, à sa grande surprise, par des alliés qu'ils pensait trop éloignés de la région. L'appel vers cette région avait été très puissant, et tout le monde s'était précipité au sud. Pourtant, la menace aux Gorges n'était pas à la hauteur de l'alerte déclenchée plus tôt... Les Veilleurs présents combattaient avec l'avantage du nombre et de la position : des archers postés sur le pont de lianes harcelaient le flanc de la marée montante d'abominations d'outre-tombe, forcée de progresser sur le chemin à cause des obstacles végétaux mis en place par la forêt sur leur gauche. Régulièrement, des corps sans chair tombaient de la falaise. Sur la piste, d'autres Veilleurs combattant au corps-à-corps, dont Elladan, tenaient en échec la montée des sbires mort-vivants, qui visiblement ne faisaient pas le poids contre des combattants entrainés, bénéficiant de surcroit du soutien d'un sorcier bombardant l'attaquant d'éclairs.

Loin en contrebas sur la piste, une sphère lumineuse s'était brièvement illuminée, quand Lena avait tenté de tirer sur un groupe de créatures réunies en cercle, différentes des autres squelettes. La flèche, arrêtée net, avait révélé l'existence du bouclier. Elladan n'avait jamais vu de ses propres yeux d'être semblables. Dans les livres de certaines académies, ils portaient le nom de liches ; la seule forme de morts-vivants encore pourvue d'une conscience et d'un intellect indépendants, en plus de pouvoirs magiques surpuissants, ce qui les place hiérarchiquement au-dessus des morts-vivants mineurs. Paradoxalement, cette particularité fait que ces êtres, malveillants, ne peuvent franchir la barrière spirituelle eux-mêmes, et doivent faire appel à des zombies sans volonté propre.

Quand les défenseurs étaient parvenus aux Gorges et avaient engagé le combat avec les premiers cadavres ambulants, l'intensité de l'alerte avait comme soudainement baissé, bien qu'aucun évènement notable n'ait pu être observé . En réalité, la prévention du danger par le lien de communion n'était pas un processus contrôlable. Il se déclenchait en réaction à l'intrusion d'un esprit mal intentionné. Ce n'étaient pas les squelettes qui l'avaient activé, mais bel et bien le groupe de liches. Le fait que celles-ci soient regroupées et en train, semblait-il, de communier, n'augurait rien de bon, à l'instar de la baisse du niveau d'alerte à cet endroit.


- Nous devons rapidement étendre la surveillance sur tout le périmètre du sanctuaire, dit Elladan en se retournant, et indiquant de la pointe de son épée la ligne de rochers à runes qui délimitaient l'intérieur des Sylvecimes, prolongeant la chaines de runes de part et d'autre du pont de lianes. Je reste ici avec un groupe pour contenir l'afflux de morts-vivants ; nous devons impérativement frapper les liches pour faire cesser leur venue. Il semble en venir une infinité !

De l'autre côté de la rivière, au-delà de la falaise opposée, retentit un cri strident, animal, particulier dans cette région. Une araignée ?

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Fëanor
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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Mer 27 Aoû 2008, 17:03

Pris en tenaille. Le vieux rôdeur était bel et bien pris en tenaille désormais, et si proche de la ligne de défense des Veilleurs !
Devant, un groupe de liches mort-vivantes ne cessait d'invoquer des squelettes et autres cadavres ambulants et, même si il était très agile avec une épée, il n'avait ni l'armure ni l'age nécessaire pour encaisser tous les coups qu'un assaut de front impliquerait. Mais ce qui l'inquiétait le plus était cet horrible cri dans son dos. Quelque chose approchait, quelque chose qu'il ne pouvait pas encore clairement identifier.
Il aurait voulu attendre ici, car un groupe de veilleurs aurait bien finit par tenter d'éradiquer la source de leurs ennuis, auquel cas il aurait prit les liches par surprise. Mais comment se cacher entre deux feux ?

Un arbre ! Bien sur ! Il aperçu un arbre assez haut pour s'y cacher et s'y précipita sans attendre.

A peine commençait il à grimper que la terre sous ses pieds se mit à trembler. En se retournant, il vit que plusieurs petits cratères commençaient à se former autour de l'arbre.
Des morts vivants, il était repéré ! Il n'eut pas le temps d'achever son ascension qu'une effroyable gueule à moitié décharnée se referma sur sa jambe. Le poids du molosse infernal fit chuter le rôdeur. Désormais tous sortis de terre, le bruit de la chute et l'odeur du sang firent se ruer les autres bêtes sur le corps de Fëanor. Heureusement, le premier vint s'empaler sur sa longue épée, et deux autres se percutèrent au moment de bondir sur sa tête, pour finir par s'entredéchirer. Il n'eut que le temps de pousser le chien blessé qui lui coupait la respiration pour tenter de se relever, car trois autres étaient déjà en position offensive, grognant d'impatience et hurlant à la mort.

Sa jambe le faisait souffrir et l'empêchait de s'enfuir ou de retenter une montée dans un arbre. Aussi fit il tournoyer sa longue lame courbe dans le vide pour éloigner crocs féroces et chairs en putréfaction. Un molosse bondit soudain, mais il ne rencontra qu'un brutal revers tranchant qui le fit gémir comme un petit chiot. L'instant d'après, il était de nouveau prêt à attaquer.
Le combat allait vite être épuisant pour le vieux rôdeur déjà bien entamé par son parcours jusqu'à ces territoires. Une idée lui traversa l'esprit comme un éclair, et, profitant d'un semblant d'accalmie dans les mouvements nerveux de ses adversaires, il prit un des petits sacs accrochés à sa bandoulière et l'envoya valser sur l'arbre le plus proche du plat de sa lame.
L'effet escompté ne se fit pas attendre : la poudre visqueuse qu'il utilisait pour enflammer ses flèches n'avait pas apprécié un tel choc et se répandit sur les branchages pour tout enflammer.
Un peu brutal comme signal d'alarme, mais au moins cela suffirait.

Hélas, lui même étonné par ce qu'il venait de faire, Fëanor baissa sa garde un instant. Un des chiens, visiblement guère apeuré par les flammes, lui sauta au visage et le plaqua au sol.
Dans ce tumulte de poussière, de sang et de cris, qui pouvait voir lequel de l'homme ou du démon prenait le dessus ?

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Yann Chang



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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Mer 27 Aoû 2008, 19:44

Après sa rencontre avec la Liche, lui et les autres Veilleurs l'accompagnant se virent attaqués par des centaines de morts-vivants. Ils venait de partout, où qu'aillent la direction du regard des morts-vivants apparaissaient. Ils étaient désormais entourés, carquois vide,deséspérés et épuisés, ils récupéraient les épée sdes zombies mort pour la seconde fois. Ils n'étaient pas de grands épéistes mais se débrouillaient. Yann repoussa une nouvel assaut d'un mort-vivant ayant perdu sa machoire portant un marteau. Il esquiva une attaque maladroite de son assailant, et planta son épée dans son ventre ou plutot ce qu'il en restait. Le mort se stoppa net prêt à lui asséner un nouveau coup. Yann retira bruyement son épée. Le zombie tituba mais pas vaincu, il retrouva son équilibre et repartit à l'assaut de plus belle. Yann esquiva à nouveau et lui trancha la tête sans autre forme de procès.

Tout autour de lui, les Veilleurs se débattaient. Tout d'un coup, une flèche vint se planter dans la poitrine de son camarade de gauche laissant une brèche que les morts-vivants ne tardèrent pas à éxploitaient, ils chargèrent ignorant tout les attaques que pouvait leurs porter les Veilleurs. Le cercle défensif s'apprêter à céder quand brusquement, des flèches sortit de part et d'autres se fichèrent dans les corps meurtris des zombies. Les sauveurs de Yann et ses compagnons faisait tout le temps mouche. Les morts-vivants, surpris, tentaient tant bien que mal de rispostait mais c'était peine perdue et ce qui était quelques instant plus tôt un champ de bataile apprement disputé était désomais calme et tendu. Autour d'eux sortit des Veilleurs camouflés....

-Merci cria-t-il à l'un d'entre qui se contenta de lui adresser un bref signe de tête.

Les deux groupes se rapprochèrent :

-Eh bien on dirait que vous nous devez une fier chandelle les gars !

-On dirait bien répondit l'un d'entre nous.

Un feu se mit brusquement à s'allumer à l'est.

-Qu'est-ce que c'est demanda l'un des Veilleurs.

-Un feu en répondit un autre.

-Ca je sais mais qu'est-ce qu'il fais là ?

-Aucune idée.

-Allons voir ! dit Yann

Ils se mirent donc en direction du feu prêt à tout s'attendant à tomber sur d'autres morts-vivants.


Dernière édition par Yann Chang le Sam 30 Aoû 2008, 12:48, édité 1 fois
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Helari
Panacée des Sylvecimes


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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Sam 30 Aoû 2008, 02:25

Helari observait ce qui ressemblait à un champ de bataille avec crainte et dégoût. Elle apercevait les corps de Veilleurs qui gisaient sans vie en bas de cette paroi rocheuse. Elle observait, c’était bien le problème…Du haut de cette falaise, elle était totalement inutile, impossible d’aider quiconque à retrouver la force de combattre. Les Rôdeurs qui étaient à ses côtés étaient bien trop hauts pour être atteints par les piètres archers squelettiques. Dans le vacarme de la bataille, peu de monde semblait avoir entendu l’étrange cri qui venait de retentir au loin. A en juger par son regard inquiet, Elladan l’avait également entendu. La moniale n’en connaissait pas l’origine, mais cela lui tracassait fortement l’esprit.

Soudain à l’ouest, une faible lueur s’éleva, attirant l’attention de la moniale. En quelque secondes, le scintillement s’était transformé en un grand brasier…Un arbre était en feu, un arbre des Sylvecîmes brûlait ! Elle s’écria en regardant Elladan :


-Qu’est-ce qui ce passe par là-bas ?! Depuis quand les morts-vivants utilisent le feu, qui leur fait si peur d’habitude ?

-Aucune idée
, répondit-il d’un air encore plus inquiet que le regard qu’il avait eu après le cri.

-Auraient-ils décidé de brûler la forêt pour nous forcer à sortir ? Que Melandru ne laisse pas cet acte impuni ! Montrez à ces créatures qui est digne de fouler ces terres ! Abattez les tous !


Les directives d’Elladan avaient été claires, il fallait établir un périmètre de sécurité autour du sanctuaire et Helari avait décidé de s’en occuper vu son inutilité actuelle. Elle regarda Elladan, lui fit quelques signes approximatifs avec ses mains pour lui expliquer ses intentions, et s’élança sur la petite pente douce qui redonnait accès au camp. Pendant sa marche, elle regarda autour d’elle, observant une nouvelle fois cette vallée qui l’avait toujours charmée depuis le jour de son arrivée ici, désormais pleine de cadavres et de combats incessants qui faisaient s’opposer les vaillants Veilleurs aux résistants morts-vivants tenaces et enragés. De l’autre côté elle apercevait le camp, la grande tente des soins. Il n’y avait pas de vent, le ciel était gris, le sol était dur, les arbres immobiles, comme si ils retenaient leur souffle en voyant la bataille s’approcher. Les arbres et leurs feuilles…

…Les feuilles sur le sol craquaient parfois, mais craquaient quand même. Il rampait, croyant ne pas
être vu, échapper à des yeux certainement habitués à observer l’endroit. Son armure, bien que légère pour
pouvoir accomplir plus facilement sa mission, ne le camouflait pas assez. Il se sentait quand même sécurisé,
il arrivait effectivement prêt du but. Il ne fallait cependant pas être trop hâtif, la mission pouvait prendre
autant de temps qu’il faudrait, ce qui importait c’était qu’elle soit une réussite, auquel cas cela serait très
certainement synonyme de victoire. Il tendit une main devant lui, cachée par le tissu foncé qui l’habillait,
attrapa une petite brindille qui était sur son chemin, puis la déposa soigneusement loin de lui, afin de ne pas
l’écraser et faire du bruit. Il reprit sa lente progression. Sa dague trainait sur le petit chemin de terre qui s’était
créé au fil des passages des créatures vivantes. Le temps semblait s’écouler très lentement, et pourtant il ne
s’ennuyait pas. Sa tâche nécessitait toute sa concentration, il fallait avancer, avancer prudemment. Et pour
l’instant, tout se passait bien, il s’approchait de plus en plus du but. Il n’était pas seul. Derrière lui, d’autres se
cachaient et le suivaient, moins discrets que lui…c’était eux qui faisaient parfois malencontreusement craquer
des feuilles. Ils avançaient tous. Le rampant avait une longueur d’avance, et la gardait. Il avançait, fixant
son but, dégageant son chemin, pensant à sa mission, à la discrétion, la furtivité, le bruit…


…Le bruit de la bataille s’était quelque peu atténué avec la distance pour laisser place au bruit de l’activité du campement. Helari cherchait des volontaires pour repartir aux postes d’observations aux frontières du campement. Mais ce n’était pas une tâche simple, la plupart des gens étaient blessés ici. Il fallait cependant trouver du monde, blessés ou non, il fallait former des petits groupes pour monter la garde aux abords du sanctuaire capables de faire un signal d’alerte en cas d’encerclement. Après de nombreuses demandes, elle finit par réussir à rassembler une troupe assez conséquente pour organiser une ronde de surveillance qu’elle fit réunir à côté d’un arbre aux racines sorties de terre. Les hommes la regardaient maintenant, attendant les ordres :

-Il va falloir vous séparer. Des groupes de deux iront s’établir dans les postes d’observations au Nord, à l’Est et à l’Ouest tandis que des groupes de trois patrouilleront entre ces postes. Si la présence de l’ennemi se révèle à vos yeux, rejoignez l’observatoire le plus proche et faites donner l’alarme. Si la menace s’approche trop, quittez les observatoires et revenez au camp, ne risquez pas votre vie inutilement. Pour donner l’alarme, utilisez les cors qui sont disposés dans les observatoires, mais seulement si vous êtes sûrs qu’il s’agit bien de l’ennemi…d’autres Veilleurs peuvent encore tenter de rejoindre le camp pour répondre à l’appel. Il vous faudra être prudent, j’ai entendu un étrange cri sur les falaises, il se peut qu’un monstre rôde dans les parages, et cela m’inquiète. Je pense n’avoir rien à rajouter, et vous ne semblez pas avoir de questions. Que Dwayna vous protège. Soyez furtifs, rapides et précis !

Sur ces mots, le groupe se divisa, après quelques échanges, les volontaires disparurent dans les bois sans faire de bruit…

…Il avançait toujours lentement, toujours furtivement, toujours suivi, fixant toujours l’objectif dans le
lointain, voyant la victoire approcher doucement…

…Elle, elle le voyait lui. Elle l’observait de face depuis tout ce temps. Il passait maintenant à ses pieds, et il ne
s’en rendait même pas compte. Un manque d’attention et d’expérience qui lui serait fatal. Pourtant, il semblait
si concentré, le premier qu’elle voyait autant concentré. Elle le voyait à présent de dos, il continuait d’avancer
le long du petit sentier…

…Il tendit la main en avant, retirant une petite brindille susceptible de le déranger…
…Elle, elle plia son bras dans son dos, attrapant également un petit trait de bois…

…Il tira sur ses bras pour avancer…
…Elle tira le sien pour se préparer, la corde était tirée, l’arme enclenchée…

…Il s’avança d’une petite distance, comme il le faisait maintenant depuis un moment…
…Elle attendait…

…Il se retourna légèrement pour regarder les autres derrière lui…
…Elle lâcha la flèche et la corde se détendit, propulsant le carreau à toute vitesse. Le tir avait fait mouche,
en plein dans le crâne, il s’était effondré. Mort. Sans un bruit, pas même un gémissement de douleur,
silencieusement, comme il était depuis un moment. Les autres, croyant à une alerte s’étaient également
stoppés. Cela lui laisserait un peu de temps…jusqu’à ce qu’ils se rendent compte de la mort de l’autre et
de sa présence dans les parages…


Helari était repartie en direction de la falaise, pour prévenir Elladan. Lorsqu’elle arriva, l’armée cadavérique avait gagné du terrain, le groupe de combattant devait avoir du mal à leur faire face, leur résistance aux dégâts des flèches et des épées était telle que les Veilleurs étaient forcés de reculer devant l’afflux incessant de morts-vivants.

-J’ai fait poster des éclaireurs aux postes d’observation Nord, Est et Ouest, s’ils attaquent par là, le camp aura le temps de prendre les armes pour résister autant que possible. Maintenant, je pense qu’il serait judicieux d’aller prêter main forte à nos alliés en bas. Je suis sûre que d’autres Veilleurs ont tenté de rallier les bois par le Sud, c’est l’accès le plus direct. Si c’est le cas, ils ont une armée de morts vivants à passer avant d’arriver jusqu’à nos positions. Je suis également intriguée par cet incendie là-bas, quelque chose d’anormal est arrivé, et ce cri qu’on a entendu tout à l’heure. J’en frissonne encore… Je crois que je serais plus utile à soigner les gens en bas. De plus, peut-être que Dwayna m’accordera assez d’importance pour me permettre d’utiliser ses dons pour châtier férocement ces monstres des profondeurs de la terre. Il faudrait envoyer deux ou trois éclaireurs au feu, toi ou quelques uns de tes archers feraient bien d’y aller, vous pourrez aisément vous faufiler dans la bataille et voir de quoi il s’agit. Je vais descendre d’ici peu, sauf si tu as des recommandations à me faire, sinon, j’espère pouvoir sauver autant de vies que je peux, et peut-être retrouver quelques uns de nos amis…

…Ils s’étaient tous cachés, mais elle savait à peu près où. Elle pu ainsi estimer approximativement
leur nombre : entre quinze et vingt. Tous aussi laids les uns que les autres, leur peau décharnée, leurs
membres mutilés et leurs armures rouillées et percées. Elle ne pourrait jamais les éliminer tous. Elle s’y était
attendue. Lorsqu’elle avait entendu l’alarme, elle était restée seule à sa position, voyant au loin dans les
bois, les ombres de Veilleurs rentrant au camp. Mais elle était restée, certaine que si quelque chose
s’approchait, il s’approcherait de tous les côtés. Il lui fallait une diversion pour se replier sans trop être repérée.
Malheureusement, elle n’en avait qu’une seule en tête, et elle en avait honte. Son idée était de sacrifier son
ourse Gorlak – qui avait récemment mis au monde un très bel ourson et qui devait être en train de s’en occuper
quelque part dans le bois – couvrant sa fuite vers le camp. Elle devait se décider vite. Sacrifier son animal
avec qui elle avait vécu tant de choses, ou laisser ses confrères se faire attaquer par surprise. Elle haïssait
cette situation, et se haïssait elle-même, elle aurait préféré mourir qu’avoir à choisir, mais elle ne pouvait pas
se laisser prendre…elle laisserait ainsi son ourse orpheline, et son camp ouvert à l’assaut ennemi. Elle ferma
les yeux, prête à appeler l’ourse et la faire attaquer, puis elle se ravisa et ouvrit ses yeux. Non, elle ne
sacrifierait rien, ni son animal, ni son camp. Elle sortit de sa tunique une petite bourse étanche qu’elle avait
soigneusement fermée, prit de son carquois quatre flèches à usage particulier. Le métal des pointes était
travaillé de manière à garder une petite dose de liquide pendant le vol. Elle ouvrir la sacoche et trempa les
flèches dans l’huile, puis les enflamma. Elle tendit son arc vers la position approximative du groupe ennemi
et tira sa volée de flèche, sans avoir de cible précise. L’arrivée de ces quatre traits à leurs pieds excita
légèrement les morts- vivants. Luthien Mirmillis sauta de la branche où elle était restée si longtemps et s’enfuit
à toutes jambes vers le camp, qui, si elle avait bien repéré sa position, devait se trouver à un peu moins
d’une heure et demi de course. Si elle parvenait au camp suffisamment rapidement pour prévenir les autres,
ils pourraient se préparer. Mais elle devait faire vite, car elle entendait derrière elle le fracas que faisait
maintenant la troupe de morts-vivants qui l’avait repérée. Une sorte de squelette de chien courrait à toute
vitesse en gémissant, il finirait par rattraper la Rôdeuse si elle ralentissait.
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Kalendrack
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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Sam 30 Aoû 2008, 11:33

Des flammes s'élevèrent par delà la cîme des arbres.
A peine de retour d'une mission en Kryte, Arachnos approchait de la frontière des Sylvecimes quand ce qu'il vit le bouleversa.

Sans avoir prit le temps de réfléchir, il se mit à courir, usant de toute son expertise, il courut en direction des flammes. Par mesure de prudence, il prit son arc en main, d'un geste vif il attrapa une flèche au petit carquois qui pendait à sa ceinture et l'encocha, tout en maintenant l'arc et la flèche d'une main, il utilisa l'autre pour grimper rapidement en haut d'un arbre. Mort et destruction, ce fut la seule chose qu'il vit. Le pont qui passait par delà les gorges était gardé par des morts-vivants... des morts-vivants? Aux Sylvecimes?

Il regarda à tour de rôle les flammes qui s'élevaient toujours plus haut, en partie camouflée par une dense fumée grisâtre. Il s'affola, imaginant à peine tout ce qui avait pu arriver durant son absence.

Il n'y avait pas de temps à perdre. Il utilisa ses jambes pour se caler entre les branches de l'arbre, tendit la corde, visa, tira d'un coup puissant, il explosa la colonne vertébrale d'une goule sur le pont, qui s'effondra, ce qui donna l'alerte aux autres morts-vivants, ceux-ci localisèrent d'où provenant le trait et s'y rendirent en courant, exactement comme prévu.
Arachnos sortit une dague gravée attachée à sa jambe avec des lanière de cuire, replaça son arc dans son dos en bandoulière et sauta.
Il se réceptionna parfaitement au sol, tombant à quelques centimètres d'un sorcier, il exécuta un mouvement latéral de la jambe droite et l'envoya a pleine vitesse derrière les genoux de la créature, cette dernière, déstabilisée, tomba en arrière, avant qu'elle ne touche le sol, Arachnos tourna sur lui même et avec sa main droite asséna un puissant coup de dague dans la trachée en décomposition du mort. Qui l'était pour de bon.

Il fit volte face et se prépara a affronter les autres, mais une volée de flèches lui frôla les oreilles et vint transpercer de toute part les morts-vivants. Trois Veilleurs avaient repris le pont. Il se précipita vers eux.


- Par Melandru, mais que se passe-t-il ici?

- Nous avons été attaqués il y a quelques heures, Eälerith. Pas de simple morts-vivants, quelqu'un est derrière. Ils ont pénétré les Sylvecimes en nous prenant par surprise. Elladan et les autres tentent de les repousser en réorganisant nos lignes, mais nous ne sommes pas assez nombreux pour tous les avoir. Nous ne sommes pas une armée !
- Et ce feu?
- Aucune idée, un groupe est parti en reconnaissance, Hel...
- J'y vais, vous, sécurisez les entrées, d'autres veilleurs pourraient revenir.


Sans rien ajouter, il disparu dans la forêt au pas de course.
Les arbres défilaient de chaque côtés, il sentait l'épuisement le rattraper et sa respiration devenir plus saccadée. Quand il arriva enfin en vue de l'arbre aux prise avec les éléments destructeurs de la magie du feu, car ce n'était pas un feu naturel, il fut spectateur d'une scène à laquelle il ne s'attendait pas.

Fëanor Valandril, son mentor et ex-maître de guilde, luttant au sol, ensanglanté par diverses plaies, au dessus, un molosse infernal qui tentait de lui lacérer le visage.
Arachnos ne perdit pas de temps, il ne pensa plus et se contenta de foncer tête baissée au secours de son ami. Il sentait le poids de son armure sur ses épaules, et n'entendait plus que le rythme de sa respiration, ses poumons étaient en feu. Il arriva a portée avant de s'en rendre lui-même compte, son corps bougait tout seul, il s'élança d'un bon au dessus du molosse et lui asséna un coup de botte dans sa volumineuse tête d'os, ce dernier roula sur le côté, mais se reprit vite et fonça sur sa nouvelle proie. Arachnos eut un instant de faiblesse et ses jambes flanchèrent, il trébucha à la réception et fut précipité au sol. Le molosse lui sauta dessus, mais alors que son énorme mâchoire allait se refermer sur son épaule, une longue lame ensanglantée lui traversa la gorge, la bête tomba sur le côté, mort.
Le rôdeur retira son épée de la chair putréfiée, poussant d'un pied sur le cadavre, et tendit sa main à Arachnos pour l'aider à se relever.
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Fëanor
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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Sam 13 Sep 2008, 14:38

-Combien de fois ai je du sauver ta vie quand tu tentais de sauver la mienne ? ironisa Fëanor en relevant son camarade. Merci Arachnos, merci d'être arrivé si vite. Je reviens tout droit des cimefroides, et je vois que j'arrive au bon moment...Cela fait des jours que je ne peux plus me servir de mon arc, et je n'ai plus rien sur moi, à part cette épée.

En rengainant la dite lame dans son fourreau, une violente douleur plia le rôdeur en deux. Se tenant les côtes, il du s'agenouiller au sol. Arachnos s'approcha pour le relever, mais il lui fit signe d'arrêter.

-Je ne suis pas en état de combattre... je vais me frayer un chemin jusqu'à notre ligne de défense, sur la falaise. Si tu choisis de rester ici, je t'enverrais tout le renfort nécessaire.

Après deux quintes de toux, Fëanor se redressa tant bien que mal.

-C'est à toi de décider, Arach'. Je peux me débrouiller seul, et ce lieu est à la fois la source de nos malheurs et la cible d'un grand danger. Quelque chose approche.

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vifesprit
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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Lun 15 Sep 2008, 09:07

L'endroit était trés sombre et humide. Mais l'œil est d'abord attiré par une faible lumière verte et froide, émanant du pommeau du sceptre posé à côté d'un trône d'obsidienne. Peu à peu on s'habitue à cette lumière étrange et glaciale laissant apparaître sur l'accoudoir du noir fauteuil, une main jaune et fripée comme momifiée. Cette main appartient à une créature aussi noire que son siège. La créature pris appui sur son sceptre pour se lever et se diriger vers la balustrade.

En contre-bas au sein d'une immense salle, brille un globe de lumière d'une dizaine de mètres de diamètre dans lequel des centaines de silhouettes s'engouffrent les unes après les autres. Si un être vivant eut été présent dans cette salle, il aurait senti la puanteur environnante, mais aucune des créatures présentes ne l'était. Les zombies, les cadavres en décompositions, les squelettes passaient au travers de cette globe dans laquelle on pouvait distinguer un paysage verdoyant et chaleureux. Un maitre cartographe aurait aussitôt reconnu ce paysage comme les gorges de Farimor, excepté que la présence de liches et d'une armée de morts-vivants de l'autre côté du vortex n'était pas habituelle.

La créature au sceptre regardait son armée mené le combat contre des humains armés d'arcs et de flèches. Ces humains,
"celui qui rêve sous l'eau" n'avait pas cru à leur présence, pourtant la créature l'avait prévenu. Il faut toujours se méfier des humains, on peut les manipuler, les torturer, les tuer même, mais ils sont toujours là où on les attend le moins. La créature en avait fait l'expérience de nombreuses fois et même son précédent maître Abaddon leur devait sa chute définitive.

Après ce terrible désastre, la créature s'attendait à partir définitivement pour les brumes, mais un maître encore plus puissant
"celui qui rêve sous l'eau" l'avait appelé. "Celui qui rêve sous l'eau" avait besoin de certains ingrédients pour sortir de son songe millénaire. En devenant son "garçon de courses", la créature avait eu la promesse que son royaume englouti sortirait des eaux lors du réveil. Si certains ingrédients étaient faciles à se procurer, d'autres étaient jalousement gardés comme celui qu'il devait aller chercher dans la grande forêt enchantée au nord de la Kryte. Tel était le but de cette invasion.

La créature poussa un grognement,
"Ces satanés zombies avec leur cerveau en bouillie sont de vrais crétins. Je leur avait pourtant ordonné de ne pas s'approcher des stèles magiques. Comme il fallait s'y attendre, la forêt a aussitôt réagit à leur présence en adoptant l'arme la plus efficace contre eux: le feu". Grâce à son sceptre, la créature voyait les arbres s'embraser par combustion spontanée pour bloquer l'avancée des morts-vivants. "Mais le feu est une arme à double tranchant. Si un vent contraire se levait pour diriger les flammes vers le centre des bois, la progression serait plus facile. Il me faudrait des monstres titanesques maitrisant le vent. Mais voyons ! j'ai exactement ce qu'il faut", ricana la créature. Et tandis qu'un nouveau globe de lumière s'ouvrait sur la forêt enflammée, le ricanement de la créature se transforma en un puissant rire de triomphe.

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Elladan
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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Mer 29 Oct 2008, 14:15

Le rôdeur n'en revenait pas. Entre deux vagues de squelettes, Yann Chang était parti en avant avec quelques autres, en direction d'un feu qui venait tout juste de se déclarer. Pure folie ! A peine avaient-ils fait deux une centaine de mètres qu'une nouvelle horde de cadavres animés se matérialisa dans les sphères de lumière un peu plus loin, et entama l'ascension du chemin en direction du pont. Elladan et le reste des archers en position près du pont de lianes décochèrent une volée de flèches pour couvrir leurs camarades trop téméraires. Conscients d'être repérés et en grand danger, la plupart des Veilleurs avancés firent marche arrière en direction du sommet. Sauf Yann, qui dégaina une épée et chargea en hurlant. Inouï. Les zombies trahirent un soupçon d'étonnement l'espace d'à peine une seconde, avant de reprendre leur impassible ascension. Le fou qui se jetait dans leurs rangs ne serait qu'un souci mineur.

Une volée de projectiles balaya le flanc de la colonne alors que Chang se ruait sur les premières lignes, toutes lames dehors. Elladan avait donné la consigne de ne pas essayer d'abattre les adversaires directs de Yann : à cette distance, c'était trop risqué, même pour des tireurs hors pair. Les archers se focalisaient donc sur les ennemis plus éloignés de l'épéiste, le laissant seul avec son épée contre ses opposants directs. Et il ne s'en sortait pas si mal, à voir les os tranchés s'amonceler autour de de son chemin. Dans une rage folle, Yann parvenait même à
avancer dans les rangs ennemis. Ce qu'il cherchait à faire restait un pur mystère ; il semblait guidé uniquement par une folle détermination, inconscient d'être à plus de cent mètres de ses camarades. Et Elladan savait trop bien que cet état ne durait jamais aussi longtemps qu'on l'aurait souhaité : trop tôt et à la merci des rapières rouillées des macchabées, Chang ressentirait de plein fouet les effets de son épuisement, dont il avait fait abstraction jusque là. La couverture des flèches ne suffirait pas, et même Helari ne pourrait rien pour lui.

Une idée jaillit alors d'un coin de l'esprit d'Elladan. Belsambar croisa son regard puis hocha gravement la tête. Le rôdeur savait que ce qu'il demandait à l'élémentaliste allait entamer ses réserves d'énergie : utilisant la magie de l'air depuis déjà plusieurs heures, il avait atteint son rythme de croisière et parvenait à maintenir un niveau d'énergie constant, par affinité avec l'élément aérien. L'emploi d'un sort du feu, couteux qui plus est, viendrait casser le rythme du sorcier. Sans parler du fait que l'atmosphère des Sylvecimes n'était pas propice à l'invocation d'énergies pyromanciennes. Alors que le mage s'avançait prudemment à portée d'incantation de l'ennemi, Elladan cria :
"Flèches de feu !". Chacun des archers sortit alors de son carquois quelques unes des précieuses munitions. Prudemment, le rôdeur enfonça la pointe et la tige de chaque flèche dans la capsule cylindrique les reliant. Il sentit la substance poudreuse s'accumuler sous la pression des deux parties boisées du projectile, en même temps que la température de la paroi métallique de la capsule s'élevait sensiblement. Avec précaution, il encocha les trois flèches activées sur l'arc long auréat et attendit que tous ses camarades soient en position. Devant lui, il vit Chang donner de l'épée dans tous les sens : les zombies avaient profité de l'interruption momentanée des tirs, et le jeune bretteur ne tiendrait plus longtemps le manche de son arme.

Belsambar se convulsa alors que les énergies magiques composaient un symbole igné au-dessus de sa tête. Au moment où il invoqua son maléfice sur la horde de morts vivants, la volée de flèches partit et monta haut dans le ciel. Elladan put sentir de sa position l'air s'assécher sous l'effet de la marque de Rodgort, et ne put s'empêcher de croiser les doigts pour que Yann ne parte pas en fumée : cette manoeuvre lui était destinée, après tout. Quasi-simultanément, la pointe de chaque flèche décochée heurta une surface dure : un os putréfié, ou bien le sol. Sous l'impact, la capsule métallique des flèches se comprima très violemment. Les réactifs, en surpression, s'embrasèrent dans un tonnerre monumental d'explosions. Sur le coup, quelques zombies, ou plutôt quelques morceaux de zombie, traversèrent la gorge, projetés par le souffle des déflagrations synchronisées, et terminèrent leur vol en s'écrasant sur
l'autre falaise, de l'autre côté des Gorges. Quelques archers ne purent s'empêcher de sourire. Mais Belsambar était à la limite de l'hystérie : les flammes déchainées se ruèrent avec avidité dans tout l'espace affecté par sa marque de Rodgort. Même relativement loin de la zone d'impact, Yann recula précipitamment et se coucha à terre pour s'abriter. La horde de cadavres était à moitié en feu ; et s'il y avait une chose capable de terroriser les morts-vivants, c'était bien les flammes. Désemparés, de nombreux morts se jetèrent dans les Gorges, croyant trouver dans l'eau en contrebas leur n-ième salut, avant de s'écraser misérablement sur les rochers. Lentement, Yann se releva et resserra sa prise sur son arme. Voyant une ouverture, il chargea à nouveau au travers des tas de chair en combustion, ne s'arrêtant que pour écarter brutalement de son chemin un squelette.

Alors, Elladan comprit, et en resta muet de stupéfaction. Chang courait en direction des globes lumineux et des silhouettes qui les encerclaient, qu'un bouclier avait protégées contre les tirs auparavant. Le rôdeur à l'épée, dans un cri, leva son épée et l'abattit sur la première liche venue. Il tenta. De façon prévisible, l'épée rebondit contre la paroi magique, et éclata littéralement. Sous la force du coup qu'il avait porté, le bras de Yann repartit violemment en arrière alors qu'un éclat de métal lui frôlait la gorge. Il s'effondra, la main gauche crispée sur son épaule droite. Une main squelettique saisit son menton et le força à plonger son regard dans des yeux plein de malice. Alors, la rage destructrice du jeune rôdeur laissa enfin la place à une terreur incontrôlable. A quatre pattes, il recula en piétinant sans quitter des yeux la liche... et bascula dans le vide. Elladan le vit basculer et dévaler la pente rocailleuse, heureusement en pente moins raide que la falaise plus haut, à proximité du pont. Tentant de se raccrocher là où il pouvait, Chang, blessé, ne réussit qu'à ralentir sa chute chaotique. Il arriva au final dans le cours d'eau peu profond après une descente d'une dizaine de mètres. Avec un dernier regard empreint de terreur vers les créatures hilares sur la piste au-dessus de lui, il s'éloigna tant bien que mal, dans le sens du courant, sans un regard pour ses camarades. Personne ne trouva le coeur de lui reprocher sa fuite, c'était déjà un miracle qu'il eut sauvé sa peau.




En quelque sorte, une bataille venait d'être remportée. Cette colonne de morts-vivants n'avait même pas eu le temps d'approcher du pont avant d'être mise en déroute, quelques salves de flèches supplémentaires ayant achevé les zombies indemnes. Seulement, chacun des défenseurs savait pertinemment que cette stratégie ne pourrait pas être reproduite autant de fois que souhaité. Les flèches de feu, autant que l'énergie du sorcier, étaient une ressource limitée. De plus, Elladan réalisait maintenant à quel point l'utilisation du feu présentait des risques. Si quelques arbres s'étaient mis à brûler par un fait inexpliqué avant la dernière vague, l'opération incendiaire que le rôdeur avait lancé avait mis le feu à la plupart des arbres le long de la piste, et il s'en mordait les doigts. D'un côté, ce rempart de feu dissuaderait définitivement les morts-vivants de couper par les bois. Mais de l'autre, fallait-il sacrifier des arbres pour défendre la forêt ? Un feu qui risquait en outre de se propager !

Deux silhouettes se soutenant jaillirent par une partie de la lisière des bois peu touchée par l'incendie, à quelques arbres seulement du feu initial. Des Veilleurs, à n'en point douter, et pas des moindres ! Arachnos Eldoras et Fëanor Valandril remontaient en direction du pont, et des rôdeurs allèrent leur porter assistance. Fëanor, couvert de sang, avait à l'évidence besoin de soins. Il ne portait qu'une épée, son épée courbe Tengu, reconnaissable. Arachnos était couvert de poussière mais semblait en meilleur état. D'où ils sortaient, et comment étaient-ils parvenus à se retrouver, puis survivre au milieu d'un tel chaos, eux seuls le savaient ; et eux seuls en étaient assurément capables. En quelques mots, Fëanor expliqua l'incident avec sa bourse de réactifs pour les flèches de feu. Il avait mis le feu à un arbre pour sa propre survie, et on ne l'en blâmerait pas parmi ceux qui avaient incendié bien plus de végétation pour sauver un fugitif.

Heureusement pour Fëanor et Arachnos, Helari était revenue du campement juste avant que Yann ne parte en avant comme une furie, et s'était étonnée que la ligne de défenseurs ait reculé jusqu'au pont. Elladan lui avait répondu qu'il ignorait si des alliés se trouvaient en bas, par delà les liches et leurs sphères. Et au sujet du feu, elle avait finalement eu sa réponse sans que le rôdeur ait besoin d'expliciter les faits lui-même. Bien décidée à se rendre utile, elle se pencha sur Fëanor.

Pensif, Elladan savait que les décisions que chacun prendraient dans cette minute seraient cruciales. Les Veilleurs avaient maintenant deux objectifs prioritaires, au-delà de la défense directe du périmètre du sanctuaire des Sylvecimes, qui ne serait bientôt plus une solution efficace à long terme.

En priorité, il fallait à tout prix éteindre ce maudit incendie et l'empêcher de se propager naturellement ou pire, par le fait de l'ennemi : Elladan était certain que les commanditaires de l'assaut avaient d'autres cartes dans leur manche. Mais comment éteindre ? On ne pouvait pas utiliser le cours d'eau en contrebas, ni en détourner un autre vu l'altitude trop élevée à laquelle ils se trouvaient. En effet, le sanctuaire des Sylvecimes était protégé par une barrière spirituelle matérialisée par des stèles et des roches à runes, disposées en un cercle de quelques kilomètres de rayon, surélevé en altitude : la bordure géographique du sanctuaire était donc un anneau en relief. Les cours d'eau entraient et sortaient du sanctuaire par trois entrées, les Gorges, comme si l'eau avait creusé de force des sillons à travers l'anneau. Celles de Farimor, où Elladan se battait, se situaient au sud du sanctuaire. Chaque cours d'eau était enjambé par un pont de lianes semblable à celui sur lequel il se tenait, au-dessous duquel pendait une stèle runique. Trois Gorges, trois ponts, trois stèles. Là étaient les uniques points d'accès par chemin au Sanctuaire, chaque pont étant perpendiculaire à la piste, permettant à une ligne d'archers de faire face aux arrivants, et préservant la continuité du cercle runique. Helari avait bien fait d'envoyer des gardes veiller sur les autres Gorges. Mais il fallait très vite trouver un moyen d'arrêter l'incendie !

L'autre urgence consistait à apprendre d'où partait l'agression, et d'y mettre un terme promptement. Le rôdeur regarda à nouveau le groupe de liches... Des morts-vivants pas comme les autres, se souvint-il. Douées d'intelligence, d'une conscience propre ranimée par un procédé obscur, et capables de communication, elles jouaient forcément un rôle plus crucial que ces squelettes débiles. L'enquête commencerait ici, et Elladan savait parfaitement qu'ils n'allaient pas foncer tête baissée sur le bouclier magique. On aurait besoin de magie pour contrer la magie, et au vu du calibre de leurs adversaires, les défenseurs auraient besoin d'un maitre en la matière.

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Helari
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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Jeu 20 Nov 2008, 21:12

-Tu devrais te sentir mieux maintenant, vieux croûton. T’as passé l’âge d’aller jouer ! lança Helari à Fëanor qui se relevait.

Il la regarda avec un haussement de sourcils et rétorqua :
-C’était totalement délibéré, j’aime faire des entrées fracassantes et dont on se souvient. De plus, si j’avais eu une bonne petite bière sur moi, les choses se seraient déroulées autrement…
- Bref, il va falloir qu’on change de tactique, on ne pourra pas les retenir indéfiniment, seulement les retarder.


L’incendie inquiétait également la Moniale et à moins que Belsambar ne se sente suffisamment en forme pour utiliser ses pouvoirs pour humidifier la zone, un bon nombre d’arbres devrait brûler. L’idée de dévier les courants était, d’après elle, irréalisable, à moins d’aller prier Mélandru dans les bois…
De plus, la démonstration avait été faite par Yann Chang, on ne pouvait pas se risquer à attaquer de front les liches et leurs sphères, il fallait trouver le point faible de ces boucliers rapidement. Helari était également toujours intriguée par le cri qui avait retenti plus tôt, elle avait beau y réfléchir, il lui était impossible d’en deviner l’origine. Quoi que ce soit, peut être que si la créature demeure dans la forêt, elle pourrait peut-être être utilisée pour participer à la défense…


-Vous avez tous entendu le cri tout à l’heure, quelqu’un sait ce que c’était exactement ? On pourrait peut-être trouver un nouvel allié…Il faut trouver quelque chose pour nous aider, le peu de Moines que nous avons ne suffiront pas à tenir un siège.

Pendant qu’elle parlait, la petite troupe s’était regroupée, près d’elle se tenaient entre autres Lena, Elladan, mais aussi Fëanor et Arachnos ainsi que Sep, qui avait rejoint les Gorges depuis peu. Faudrait-il qu’ils se séparent où qu’ils restent groupés ?
Alors qu’elle réfléchissait, Helari observa du coin de l’œil une augmentation de l’agitation vers les sphères des ennemis. De grosses créatures arrivaient par les portails…


-On dirait…des Titans ! s’exclama Lena.

Elle courrait aussi vite que possible, mais elle sentait ses ressources s’amenuiser. Cela faisait un
moment déjà qu’elle courrait. Elle était consciente de son ralentissement, la créature se rapprochait maintenant
d’elle très rapidement et l’atteindrait d’ici quelques secondes. Elle regarda à nouveau derrière, la créature
était suffisamment proche pour que Luthien puisse lui compter les dents…Comment avait-elle pu croire qu’elle
pourrait les semer toute seule. Soudain, alors qu’elle se retournait, un nuage de fumée violacée l’entoura.
Tout se passa en une fraction de seconde, elle n’eut pas le temps de comprendre qu’elle était déjà la face
au sol. Le molosse, qui n’avait pas anticipé lui était passé par-dessus, labourant son dos de ses griffes, et
s’était écrasé dans un couinement contre la chose qui avait fait perdre l’équilibre à la Rôdeuse. Elle se
retourna et aperçût, penché au dessus d’elle. Il avait saisit le chien squelettique par la gorge, il le laissait
se débattre dans le vide avant de lui briser violement la nuque et de le laisser tomber au sol. C’était un de
ces cadavres pourrissant, il ressemblait à celui qu’elle avait abattu plus tôt. Il tenait fermement un poignard
dans son autre main. Luthien tenta de se relever, mais la créature l’en empêcha et la repoussa au sol, lui
griffant au passage la joue. Elle était retombée sur son arc, qui s’était brisé sous la force du choc. Le
mort-vivant se jeta sur elle, son poignard transperça l’avant bras gauche de Luthien qui hurla de douleur.
Elle repoussa son assaillant et s’adossa à un arbre, comprimant sa blessure de sa main droite. Le monstre
s’était relevé et la chargea, la lame en avant. Lutien entendit un tambourinement sur sa gauche qu’elle
reconnu comme étant la démarche pataude caractéristique des ours. Elle repoussa de nouveau le mort d’un
chassé, il failli perdre l’équilibre mais se redressa. Ce fût sa dernière action, l’ours l’avait percuté avec tant de
force qu’une de ses jambes était restée accrochée dans une racine de l’arbre, le reste du cadavre fût broyé par
la puissante mâchoire de Gorlak.

-Merci, tu m’as sauvé, dit la Rôdeuse en caressant son compagnon.

Mais ce n’était pas fini, le reste du bataillon de morts arrivait au pas de course, ils devaient être à moins de cent
mètres. Luthien se remit à courir, mais la douleur dans son bras était insoutenable. Elle sentait qu’elle aurait du
mal à parvenir au camp indemne…

-Cours ! Ne m’attends pas ! Va vite au camp, trouve n’importe qui fait comprendre ce qui arrive, murmura-t-elle mentalement à son ourse.

L’animal hésita puis accéléra sa course. Une flèche frôla le mollet droit de Luthien, qui adopta une course moins rectiligne
pour éviter les projectiles.
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Elladan
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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Lun 20 Avr 2009, 23:17

Les Titans succédèrent donc aux morts-vivants. Commander des créatures si puissantes exigeait un tout autre pouvoir que celui nécessaire au contrôle d'une bande de squelettes, et cela ne présageait rien de bon au sujet du commanditaire de l'assaut. Pour avoir été confronté à des variétés diverses de ces démons, dépourvus comme les squelettes de conscience individuelle autonome, Elladan put reconnaitre ceux qui remontaient la pente en direction du barrage des Veilleurs. Tous provenaient d'une race bien précise, dont les membres originels étaient appelés titans pourrissants. Ceux-là avaient notamment frappé la Kryte une vingtaine d'années auparavant, à l'appel du Chercheur de la Flamme.

La horde qui était sortie des sphères aurait pu sans peine écraser toute résistance sous le nombre et la magie. Mais c'était négliger l'importance du terrain... Chaque titan était lié à un élément en particulier. Ceux liés à la nature ne purent pas avancer en direction des Sylvecimes, l'esprit de la forêt agissant comme un contre-courant. Quand ils arrivèrent au niveau de l'incendie, les titans de l'eau durent à leur tour cesser leur avancée sous peine de perdre une grande partie de leur pouvoir à cause de la sécheresse. Au final, seule une fraction de la force de départ fit mouvement vers l'avant. Obéissant à un ordre de l'ennemi, les autres titans, inutiles ici, repartirent par les sphères vers une autre destination...


- Titans du vent, titans de la terre... ils sont nombreux, mais nous sommes plutôt durs à cuire, ce soir. Tirez à vue, car ces créatures combattent dans le désordre le plus total !


Au-dessus des défenseurs, les nuages parurent plus noirs que jamais. Maître du ciel jusqu'à présent, Belsambar entendait bien conserver sa suprématie de l'élément aérien, aussi nombreux les adversaires soient-ils. Les Veilleurs firent feu les premiers. Les flèches filèrent bon train alors que les titans étaient encore trop loin pour riposter. Mais les démons étant plus résistants que les simples zombies, il fallait souvent plusieurs flèches bien placées pour en immobiliser un.

Les premiers éclairs jaillirent de leurs membres pourrissants. Une décharge fit détonner une flèche de feu en plein vol, et l'on s'empressa de mettre à l'abri les munitions explosives. Les armures des Veilleurs, en cuir épais, étaient en outre parcourues de lamelles conductrices internes déviant une grande part des décharges électriques reçues vers la terre. Belsambar se lança un enchantement destiné à le protéger de la foudre, tout en convertissant l'énergie absorbée pour son propre bénéfice. Avantagé dans l'environnement des Sylvecimes, le sorcier invoqua un éclair gigantesque sur les titans du rang de devant. Deux à moitié carbonisés furent projetés dans les airs quand le fracas du tonnerre retentit. On ne jouait pas dans la même cour. L'impulsion créée par le choc sembla également perturber les sorts électriques des titans dans la zone.

Les titans de la terre se mêlèrent alors au combat, projetant un flot continu de dagues de pierre. Une rangée de boucliers se leva pour arrêter les projectiles avec plus ou moins de succès. Sur le pont de lianes, la situation était critique : il n'y avait pas assez de place pour une rangée de boucliers et d'archers, et les rôdeurs en position durent opter pour une des deux extrémités du pont. Une moitié se réfugia à l'abri des boucliers sur la route, et l'autre fit mouvement vers la berge opposée pour tirer à l'arc long, hors de portée des sorts. De ceux-là, Elladan était un des derniers sur le pont, et faisant mouvement tout en couvrant ses camarades et en esquivant à l'occasion quelques dagues de pierre. Alors qu'il sortait une flèche de son carquois, une chaine d'éclairs le frappa de plein fouet. Si l'armure norne absorba plutôt correctement la décharge, le rôdeur fut néanmoins fortement déséquilibré et bascula derrière le pont.

Intervention surnaturelle du pont, ou bien heureux hasard ? Sonné, Elladan ne se préoccupa pas de comprendre par quel miracle sa botte s'était coincée dans une liane. Il se trouvait maintenant pendu par un jambe à l'envers sous le pont, l'arc toujours à la main et le carquois pendant contre sa joue. Sans plus attendre, le rôdeur cala son deuxième pied entre les lianes du pont et commença à cogiter afin de trouver une solution à ce problème épineux. Heureusement, ainsi posté, il ne faisait pas une cible facile pour les titans, et parvenait moyennant quelques contorsions à esquivant les quelques projectiles le menaçant. En vérité, seuls deux titans semblaient s'intéresser à son cas. Le premier, un titan devant placé en avant qui l'avait renversé d'un éclair, continuait à expédier des traits d'air ionisé en direction d'Elladan, sans grande précision. La menace fut réduite à néant quand Lena lui décocha un coup cérébral qui l'envoya au fond du ravin. Caché derrière les deux premières lignes de titans, son acolyte de la terre profitait de son abri pour harceler le rôdeur sous le pont de dagues de pierre, ainsi que ceux qui tenteraient de lui porter aide ; ce jeu semblait produire chez lui des ricanements hystériques. Situation très délicate : les compagnons à l'extrémité du pont qu'il tentait de rejoindre ne pouvaient pas atteindre mortellement le titan farceur, qui les surveillait. Et Elladan ne pouvait pas se relever sans leur aide. Il ne lui restait donc qu'une solution, et il s'agirait pour lui d'un exercice tout nouveau.

Tirant une flèche du carquois, il l'encocha rapidement sur son arc tenu à l'envers, banda l'arme et décocha un tir d'essai. Ce premier trait partit droit dans la falaise, ce qui fit ricaner le titan de plus belle. Erreur fatale : le rôdeur avait déjà encoché une deuxième flèche et, profitant de l'interruption momentanée de son adversaire, pris le temps d'ajuster au mieux la trajectoire de son tir, s'aidant de l'observation de son essai précédent. La flèche siffla et s'immobilisa dans le membre dont le titan se servait pour invoquer sa magie corrompue. Surpris, celui-ci tenta à nouveau de riposter, avant de se rendre compte qu'il avait été paralysé par un archer suspendu sous un pont, la tête à l'envers. Elladan sollicita alors ses forces pour se relever et attraper le pont au niveau de ses pieds, avec ses mains cette fois, tandis que deux Veilleurs arrivèrent pour l'aider à se relever. Tous trois repartirent se mettre à l'abri sur la berge opposée à la route. Elladan s'adressa à la douzaine de rôdeurs présents de ce côté-là du pont :


- Nous allons devoir nous séparer. Alustriel va se diriger avec cinq d'entre vous vers le campement au Coeur en nettoyant toute présence hostile que vous rencontrerez sur votre chemin. Les autres iront avec moi vers l'est jusqu'aux contreforts des Cimefroides ; de là, nous aurons une bonne vue sur toute la forêt et nous pourrons voir s'il y a d'autres points d'invasion. Il se pourrait même qu'on nous attaque depuis les montagnes... Veilleurs, soyons lestes et précis, en avant ! Pour l'incendie, vu les éclairs que Belsambar invoque du ciel, quelque chose me dit qu'il ne devrait pas tarder à pleuvoir très fort... Pour endiguer la progression du feu, nous n'aurons alors plus qu'à convoquer un esprit de vents favorables.

La petite troupe se sépara donc comme convenu. Elladan s'enfonça dans la forêt vers l'est en direction des Cimefroides, tandis qu'Alustriel marcha vers le nord en déployant son groupe comme une escouade de chasseurs, silencieux et mortels.

Depuis les Gorges de Farimor, il ne fallut qu'un peu plus d'une heure à l'escouade d'Elladan pour arriver au pied des Cimefroides. Ils ne rencontrèrent aucune résistance, mais remarquèrent les traces du passage de morts-vivants, qui devaient à l'heure actuelle déjà reposer à tout jamais. Au terme d'une ascension d'une bonne demi-heure, les rôdeurs en cape verte arrivèrent sur un plateau offrant une bonne vue des Sylvecimes alors que les premières lueurs du jour illuminaient le ciel. A leur grand soulagement, le Coeur était intact et l'incendie aux Gorges ne semblait pas s'être propagé. Il y avait d'ailleurs une forte concentration de nuages noirs au-dessus de cette zone. Les sphères de téléportation, brillantes de tout l'éclat de leur magie, étaient bien visibles. Curieusement, la route n'était occupée par l'armée ennemi qu'à partir du point où se trouvaient les liches. Avant, en direction du sud, la forêt ne portait pas de marques du passage de troupes. Peut-être des Veilleurs se trouvaient-ils là, séparés du gros de leurs défenses ? Elladan n'eut pas le loisir de creuser cette pensée ; un bruit caractéristique venait retentir dans le dos des observateurs.

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Dernière édition par Elladan le Lun 27 Avr 2009, 23:19, édité 1 fois
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Helari
Panacée des Sylvecimes


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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Mar 21 Avr 2009, 15:48

Helari était partie avec le groupe d’Elladan. Après quelques minutes de course, elle aperçu des formes bouger lentement entre les arbres. Probablement des Veilleurs -elle avait remarqué une cape vert et or- peu prudents qui s'étaient avancés. Soudain, il y eut un bruit sourd, l'un deux s'était effondré au sol, sans bruit, l'autre hurlait de douleur.

-J'y vais, je vous rattraperais, dit Helari malgré le regard réprobateur que lui lançaient les autres.

Elle bifurqua, laissant partir la petite troupe vers le plateau rocheux.
D'où elle était, elle n'apercevait aucune menace. Elle s'approchait lentement de l'homme en se cachant derrière les troncs d'arbres pour ne pas être repérée (même si elle se doutait bien que sa veste rouge ne passerai pas inaperçue...). Voyant que personne ne lui sautait dessus, elle se découvrit et s'approcha du Veilleur, qui prit peur en l'entendant arriver, mais paru rassuré dès qu'il comprit qu'il ne s'agissait pas d'un mort vivant.


-Ne vous inquiétez pas, je vais vous soigner ça rapidement, murmura-t-elle...

-C'était un tir empoisonné...commença l'autre.

-Aucune différence, je vous remets sur pieds, et vous faites demi-tour, vous n'auriez pas du vous avancer autant.

-Mais...Nous n'avions pas le choix...leurs envouteurs nous ont forcé et nous n'avions pas la force de leur résister...


Helari ne l'écoutait plus, elle murmurait une formule. En quelques seconde, c'était fait, elle n'avait quasiment pas ressenti de changement énergétique en elle tellement ce sort était banal.
L'homme se releva, et il jeta un regard vers son ami.


-Je vais regarder, dit la Moniale. Partez d'ici.

Elle n'eut pas à se répéter. L'autre, après un moment d’hésitation, s'exécuta et reparti en direction du cœur. Helari s'approcha de l'homme qui était allongé, se pencha au dessus de lui et tenta de le faire revenir à lui. Elle sentait son flux d'énergie passer à travers ses mains, et passer au travers du corps inerte. Malheureusement, son essence vitale n'était plus là...impossible de le ramener à la vie, il était bel et bien mort. Un nouveau mort pour défendre ce bois, un nouveau mort qui à venger lorsque ces monstres seront châtiés. Elle tendit le bras, attrapa son bâton, s'appuya dessus et se releva.
Une branche craqua derrière elle. Elle fit volte-face et se retrouva face à une ligne de cadavres ambulants. Un rire dément éclata derrière elle, un sorcier squelette se tenait à quelques mètres de là, flanqué d'un bataillon de morts. En quelques secondes, trop absorbée par le cadavre qui était à ses pieds, elle s'était fait encercler sans même s'en rendre compte. En renvoyant l'homme qu'elle avait soigné, elle s'était isolée. Cette erreur lui coûterait cher, peut-être même l’avaient-ils abattu. Il ne restait plus grand chose à faire, Helari s'appuya sur son bâton à la manière d'une vieille érudite incapable de se déplacer sans son appui et murmura :


-Dwayna, entends ma prière...Puisse tu m'éclairer de ta lumière, et m'accorder de ta puissance contre ces monstres que tu maudis. Puisse tu me permettre de survivre à cette épreuve et de continuer à défendre ce Joyaux de Mélandru...Puisse tu me sauver...

Alors qu'elle achevait son chuchotement, sous le regard intrigué des morts qui n'avaient pas donné l'assaut, elle pointa le ciel et envoya une sphère de lumière bleue en suspens dans les airs, au dessus des arbres. Elle tendit ensuite sa jambe gauche devant elle, le talon planté dans le sol, la pointe du pied relevée. Elle allait devoir utiliser la pointe d'acier elle avait fait cacher à l'intérieur de son arme, en cas de nécessité. Elle leva son bâton et l'abattit, d'un coup sec et violent, sur son tibia. La douleur fût intense, elle laissa échapper un petit cri, mais elle était arrivé à ce qu'elle voulait : le système de blocage s'était déverrouillé, le bout du bâton se scinda en deux morceaux qui tombèrent au sol, laissant apparaitre une lame grande comme son avant bras, fixée au bâton. Cette lance improvisée lui permettrait d'infliger des blessures à ses ennemis si elle devait se battre au corps à corps.
Elle s'enchanta, la Hâte Sacrée lui permettrait d'être plus rapide. Les cadavres avaient tous sortis leurs armes, mais ils n'avaient pas attaqué. C'était comme si le sorcier qui les dirigeait avait décidé que c’était à elle d'engager le combat, comme si il voulait la voir se débattre vainement pour survivre, car il était persuadé qu'il triompherait de la Moniale.
Elle devait agir vite, et ce qu'elle allait faire lui coûterai de l'énergie. Elle tendit la main gauche vers le sorcier, qui fût immédiatement entouré d'un halo bleu cyan. En moins d'une seconde, il était projeté au sol comme si une force invisible l'avait poussé à terre. La réaction du bataillon fut immédiate : tous se ruèrent vers Helari. Leur formation hasardeuse laissa apparait un grand espace, dans lequel la Moniale s'engouffra. La réaction de la troupe fût étonnement rapide. Très vite, les cadavres courraient à sa hauteur, slalomant entre les arbres. Cependant, aucun ne tentait de stopper sa course. Elle allait aussi vite que possible, mais ils semblaient décidés à ne pas l'abandonner là. Ils coururent ainsi un long moment, toujours dans la même direction : Helari ne pouvais pas bifurquer, au risque de rentrer dans le mur de mort qui se dressait de chacun de ses côtés, formant une sorte d'escorte dangereuse.
Lorsqu’elle comprit ce comportement étrange, il était trop tard, elle s'était encore fait avoir : les morts avaient pour but de l'amener à un endroit précis, et elle avait foncé sans réfléchir. Le plan des morts-vivants avait fonctionné, elle venait d'entrer sans s'en rendre compte dans un cul de sac : un enchevêtrement racines d'arbres proéminentes l'encerclait sur une vingtaine de mètres, et entre elle et la sortie se tenait la troupe de morts vivants.
Elle se précipita vers les racines, et tenta de les escalader. A peine avait-elle commencé à grimper que la tête décomposée d'un cadavre animé se penchait vers elle du haut des racines, déclenchant une effroyable hilarité dans les rangs ennemis. Une fois encore, elle était encerclée, elle devait faire face. Elle vint se placer au centre de ce qui allait devenir une arène, peu à peu, les morts-vivants se plaçaient autour d'elle. Cette fois, elle aurait du mal à passer au travers des mailles du filet.


-Et bien, puisque prier n'apporte rien, il ne me reste plus qu'à mourir dignement. Qui aurait pu penser que la bonne Dwayna laisse partir une de ses fidèles servantes au Royaume de Grenth ! S’exclama-t-elle. Quoique, je ne suis pas seule...

Helari tendit un bras au ciel, et ferma les yeux. Au bout de trois de ses doigts apparurent d’autres boules de lumière bleue cyan qu'elle envoya en suspension dans le ciel, au dessus de la cime des arbres.

-J'espère que vous comprendrez que c'est moi les amis...Je ne brulerai pas d'arbre pour ma survie, trop sont déjà morts, murmura-t-elle à elle même… A nous maintenant, que le carnage commence, dit-elle en reportant son attention sur ce qui l'attendait.

Helari tendit la main vers l'adversaire le plus proche et projeta son énergie. Son poing se referma, privant le mort du peu de vitalité qui lui restait : il s'effondra, définitivement mort. Son voisin le plus proche jeta son épée en direction d'Helari, pas assez fort pour l’atteindre. Ce fut son dernier geste : il s'éleva de quelques centimètres. D'un mouvement de bras, Helari le jeta dans les airs et après un vol laborieux, il s'écrasa contre les racines d'un arbre. Les hostilités étaient engagées, tous se ruèrent vers Helari. Celle-ci, dans un enchainement compliqué de poses d'incantations accompagnées d'un murmure inaudible, créa rapidement une sphère de protection. La quantité d'énergie perdue à cause de ce sort lui fit perdre l'équilibre. A genoux, elle tachait de reprendre sa respiration, protégée par ce fin globe de lumière bleue. Il ne résisterait pas longtemps, mais ça serait suffisant pour lui laisser le temps de reprendre ses esprits.
A sa droite, une lame rouillée venait de transpercer le rideau de protection. Avant qu'il n'ait eu le temps de prévenir de l'existence d'une faille, le mort se retrouva projeté contre un autre cadavre qui l'éperonna de son épée par mégarde. L'intensité du bouclier faiblissait, Helari, dont l'énergie ne suffisait pas à en recréer un, empoigna fermement son bâton et se tourna vers le fond de la zone. D'un revers, elle balaya la maigre rangée d'ennemis qui se trouvaient entre elle et le mur : si elle arrivait à assurer ses arrières, il lui serait plus simple de combattre sans avoir à se soucier de regarder derrière elle. En face d'elle, un mort vivant venait de pénétrer dans la sphère de protection, qui s'estompa aussitôt. Helari l'envoya voler dans les autres et couru vers le mur de racines derrière elle, définitivement coincée. Inutile d’essayer de grimper, les mains rachitiques de ses ennemis la ramèneraient au sol. Elle leur fit face, murmurant une incantation qui la protègerait des lames de ses ennemis, alors qu’ils arrivaient en courant vers elle. Elle empoigna son bâton à la base à deux mains afin de s’en servir comme d’une massue, d’un puissant mouvement circulaire, elle retourna la tête d’une rangée de cadavres qui tombèrent lourdement au sol. Elle aperçu un mouvement vif sur sa droite et le para de justesse avant de transpercer de la lame de son bâton le crâne de l’ennemi. Un coup d’épée venant de derrière déchira sa veste et lui entailla le dos, manquant de lui faire perdre l’équilibre. D’un mouvement de bras, elle repoussa les adversaires devant elle, se retourna et attaqua son agresseur. D’une geste brusque, elle le désarma avant de transpercer son genou exsangue.
La pression exercée par la troupe était trop importante pour résister d’avantage, et même si la magie lui permettait de dévier la plupart des attaques, elle ne pourrait plus rester debout longtemps. Dans un ultime effort, elle recréa une zone de protection autour d’elle, bien plus petite et plus fine que la précédente : sa disparition entrainerait sa perte.
Une petite boule de lumière bleue venant du ciel vint soudain se placer devant elle. Après un très court moment, la lumière fonça sur Helari qui n’avait plus la vivacité d’esquisser un mouvement pour l’éviter. L’effet fut immédiat : une quantité d’énergie fabuleuse la parcourait, c’était trop, tellement abondant qu’en une fraction de seconde, elle était complètement revitalisée, et débordait d’énergie. Déstabilisée, surprise, elle lâcha son bâton. La puissance émanait de ses mains, qu’elle tendit devant elle. D’un mouvement sec d’aller-retour vers les ennemis, elle projeta plus de magie que ce qu’elle n’avait jamais utilisé. L’effet fut immédiat : une onde bleue ciel ravagea le bataillon d’épéistes qui allèrent s’écraser quelques mètres plus loin, certains se fracassant sur les racines, d’autres renversant ceux qui n’avaient pas été atteint par le sort.


-Merci Dwayna…chuchota-t-elle.

D’autres morts-vivants, plus grands et plus effrayants que les petits guerriers firent irruption dans le cul-de-sac. Certains étaient archers, ils encochèrent leurs flèches et tirèrent sur Helari…Le bouclier, renforcé par l’apport énergétique, dévia les traits sans problèmes. Un chien squelettique se précipitait vers elle, il bondit, elle l’évita, il se fracassa contre le bois. D’un mouvement vif, elle envoya une Lance d’énergie mortelle vers un sorcier qui était en pleine incantation. Elle s’attaqua à l’un des archers, elle tendit la main vers lui, et ferma son poing. Mais au lieu de mourir, celui-ci continua son action, et Helari ressentit l’effet d’une décharge en elle. Un Moine l’avait protégé, elle devait absolument l’éliminer. Une flèche lui érafla la cuisse gauche, elle posa sa main sur la plaie suintante et la referma en moins d’une seconde. Ce moment d’inattention fut fatal : elle ne s’était rendu compte de la soudaine disparition de sa protection que par la douleur que cela lui infligea. Surprise, elle releva la tête, juste à temps pour voir une flèche foncer vers elle, trop tard, le trait s’était fiché dans son mollet. La douleur était intense, Helari tenta de se soigner, mais l’envouteur qui avait dissipé son enchantement continuait son vil travail, elle le sentait s’insérer dans son esprit. Cette présence déstabilisa Helari, lui donnait la Migraine. Un nouveau tir interrompit son action. Se tenant la tête, elle ne pouvait plus rien faire. Une goule sorti de terre à moins d’un mètre, se rua sur elle, et lui faucha sa jambe encore en bon étant. Son mollet endoloris ne pouvait pas la soutenir, elle s’écroula. La goule la plaqua au sol, sa gueule puante observait Helari avec envie. Mais le monstre n’agit pas, il attendait. Pendant ce temps, l’envouteur finissait d’agir, il draina toute l’énergie emmagasinée dans la Moniale. Il sorti alors de sa cachette, son aura fuchsia montrait qu’il était supérieur aux autres. Il s’approchait, flanqué d’autres morts vivants dont un Cavalier nécromant.

-Assez joué, tu vas endurer milles tourments entre nos mains, sorcière des bois.

Sa voix était horrible, elle semblait venir d’ailleurs, d’un autre monde, d’une autre époque. A peine avait-il cessé de parlé que la tête d’un archer voisin fut percutée par une flèche. Le tir avait été si puissant que la tête s’était décrochée du reste du cou, la nuque squelettique s’était rompue. Dans un bruit sourd, la tête tomba au sol, suivie par les ossements de la créature. Alertés, ils levèrent leurs armes. Un autre trait fut fatal à l’un d’entre eux. Les morts se placèrent autour de la Moniale. Elle fut saisie :

-Emmenez-là ! dit l’Envouteur en l’attachant sur la croupe squelettique du cheval.

Sans un mot, la monture parti à toute allure et sorti de la zone racinaire, protégée par les Moines. Un cri retentit, Helari entendit son nom. Ce fut son dernier souvenir, sa douleur ajoutée à la puanteur du cavalier eurent raison d’elle : elle s’évanouit. Traversant la forêt à toute allure, elle fut rapidement transportée jusqu’aux boucliers de protection des ennemis, laissant derrière elle son bâton, ses amis, sa maison…

Restés sur place, le Veilleur qui était venu à son secours n’était autre que l’homme qu’elle avait soigné avant de se retrouver seule. Voyant qu’il ne pouvait plus rien pour elle, il parti en courant avant que les montres ne le trouvent. Il devait avertir le camp de la disparition de la Moniale, au cas où ils ne s’en soient pas rendus compte…


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Helari
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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Mar 21 Avr 2009, 15:49

Dans le campement, les arrivées de blessés s'étaient momentanément arrêtées. Djinn, en profita pour sortir de la tente médicale pour prendre l'air. Il fit quelques pas vers le coté de la tête, puis s'assit. Il faisait tourner une brindille entre ses doigts lorsqu'un ours d'un assez gros gabarit sorti d'entre les arbres. Djinn, peu familiarisé avec la faune, arrêta de bouger et regarda l'animal. Il s'approchait. Arrivé à quelques mètres du Moine, il s'assit également, et fixa l'humain. Il se mit alors à agir de manière étrange, remuant ses pattes dans l'air, secouant la tête, grognant et couinant.

-Je crois qu'il essaye de vous faire comprendre quelque chose, dit une voix derrière Djinn.


Il s'agissait d'un des Rôdeurs qui l'avait aidé à soigner des petites blessures à l'aide de l'onguent des trolls. Devant l'incompréhension des deux hommes, l'ours semblait perdre patience, il grognait de plus en plus fort. Au bout d'un moment, il poussa même un rugissement, dévoilant ses puissantes mâchoires. Finalement, la bête se dressa sur ses deux pattes, et s'approcha d'eux d'une démarche incertaine. Il passa à coté de Djinn et s'arrêta devant le Rôdeur. Il tendit les pattes, tentant d'attraper l'arc que l'homme avait accroché à son dos. Ce dernier le lui donna. L'image était plutôt drôle à voir : un ours marchant sur ses pattes arrière tout en tenant précautionneusement un arc afin de ne pas l'abimer était quelque chose d'assez original. L'ours parti vers la bordure Ouest du Campement. Lorsqu'il y arriva, il déposa l'arc au sol, retomba sur ses quatre pattes et rugit aussi fort qu'il semblait en être capable. Ses mâchoires se refermaient brutalement dans le vide, et il brassait l'air de violents coups de patte.

-Il doit avoir faim, déclara Djinn d'un ton peu convaincu.

-Mais non le Moine, ça semble pourtant clair ! Il tente de nous prévenir d'un danger vous ne voyez pas ? L'arc, les rugissement, son attitude de combattant...

-Ah...euh...dans ce cas, je crois que je dois aller chercher du monde. Vous semblez bien vous entendre avec lui, vous restez là ?

-C'est préférable il me semble,
dit le rôdeur, qui ramassa son arc et caressa l'ours.


Djinn partit en courant aussi vite que ses sandales le lui permettaient. Il traversa le petit campement, tout le monde s'était massé au sud. Il raconta ce qu'il savait au premier homme croisé. Voyant qu'il était tout essoufflé, l'homme déclara :

-Bien, je vais tâcher d'aller rassembler du monde, les observateurs nous ont rapporté qu'Alustriel redescendait des gorges avec un petit groupe, je vais essayer de la rejoindre et la prévenir. Essayez de trouver de quoi barricader l'entrée, ça sera déjà ça.

-Merci,
souffla le Moine qui s'était penché en avant, les mains posées sur les genoux, même si il ne savait pas qui était cette Alustriel...


Un peu plus tard, à la porte Ouest, les Veilleurs s'étaient organisés. Des troncs morts avaient été placés en travers du passage, des archers avaient grimpé dans les arbres, et encoché leurs flèches, tandis que l'ours, des épéistes et lanciers avaient sorti leurs armes et s'étaient placés derrière la barricade, pour démembrer ceux qui réussiraient à passer. Ils n'attendaient plus que l'éventuelle arrivée d'ennemis...

Luthien continuait sa course, elle voyait l'entrée du camp, barricadée, ce qui lui fit comprendre que Gorlak avait réussi. Elle avait réussi à remettre un peu de distance entre elle et les morts-vivants. Elle aurait le temps de franchir la barricade, attraper un arc et se positionner près des autres, pour se battre.
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Elladan
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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Mar 28 Avr 2009, 14:50

Les six rôdeurs firent volte-face, pour voir deux démons squelettes sortir de derrière un rocher. Le bruit si particulier produit par leurs os quand ils se déplaçaient les avait trahis. Sans trahir la moindre hésitation, les deux morts-vivants mineurs chargèrent le groupe, avant d'être criblés de flèches sans avoir eu le temps de porter le moindre coup.

- Pour avoir agi aussi stupidement, ils sont contrôlés à distance par un nécromant, affirma Pam, une rôdeuse. Et s'il a choisi de diriger ses minions contre nous au risque d'en sacrifier deux, c'est qu'on va avoir des ennuis.
- La question est donc de savoir où se cache le maître des serviteurs. Peut-être a-t-il un lien avec ce qui se passe dans la forêt, continua un autre rôdeur. S'il a assez de pouvoir pour contrôler autant de créatures que tu sembles le penser, il peut se trouver à des kilomètres !
- J'espère juste qu'on ne va pas se trouver face à trente zombies d'un coup...
- Regardez un peu au-dessus de ces arbres, au sud du chemin que nous avons pris dans la forêt ! l'interrompit Elladan. On dirait de la magie divine, seul un moine aura pu produire cela.


Des sphères luminescentes bleutées stagnaient en effet au-dessus de la cime des certains arbres.

- Helari ? suggéra Pam en retour. Elle ne nous a pas rattrapés en chemin, et ces lumières immobiles ressemblent furieusement à des signaux. Signaux de quoi, je l'ignore, et je ne veux pas envisager le pire... Nous devrions enquêter là-dessus, car ceux dans la forêt ne peuvent pas les avoir vus. Sauf peut-être du haut du Coeur.

L'atroce bruit des démons squelettes retentit à nouveau sur le plateau, au loin.

- Ils viennent plus nombreux cette fois, nous n'avons plus beaucoup de temps, dit Elladan. Nous allons nous séparer en deux groupes afin de mieux semer ces abominations, et si possible les mener le plus loin possible du domaine. On a déjà assez de macchabées sur les bras comme ça... Pam, Ralf et Svanis, vous allez redescendre dans les bois, et remonter le long de la lisière de la forêt en direction du nord, avant de rentrer au Coeur avertir les autres des signaux d'Helari. Tâchez de ne pas être suivis.

Les trois Veilleurs disparurent instantanément du plateau en descendant la pente quasiment à pic. Un instant plus tard, ils sautèrent directement dans les arbres, leur prodiguant un camouflage parfait.

- Quant à nous, notre mission est double : pour commencer, fuir d'ici en entrainant à nos trousses ces squelettes idiots, mais nombreux. Ensuite, remonter jusqu'à leur maître, et lui expliquer notre façon de voir les choses. On va avoir besoin de soutien pour cette tâche : nous sommes tous proches de la route qui conduit de la lande de Varajar aux Sylvecimes. Avec de la chance, certains des nôtres font peut-être en ce moment-même le voyage sur cette route et se joindront à nous. Dans tous les cas, nous nous rendrons au domaine d'Olaf pour y trouver sécurité et compagnons de chasse. Pas de temps à perdre, hâtons-nous !

Sur ces mots, Elladan et les deux autres rôdeurs ramassèrent leurs sacs et entreprirent de longer le bord du plateau en direction du sud. Aussitôt, de nouveaux démons squelettes surgirent d'un rocher à quelques mètres d'eux. Les trois coureurs accélérèrent leur course, sachant pertinemment que leur foulée était bien plus véloce que celle des morts-vivants. De la même manière, ils distancèrent d'autres démons de la même façon, jusqu'à ce que le plateau se rétrécisse, et qu'aucun ennemi ne soit présent dans un rayon de cinquante mètres. Ils profitèrent de cette sécurité temporaire pour se concerter :

- Rangeons nos arcs et sortons plutôt nos armes de mêlée. Nous ne devons pas nous arrêter de courir. Nous allons passer par les hauteurs des monts qui bordent le massif des Cimefroides pour ne pas les mener en forêt. Restez dispersés pour que nous soyons plus durs à bloquer. Si des zombies vous barrent la route, contournez-les. Si un seul se met en travers de votre chemin, décapitez-le dans la foulée, c'est compris ? Veilleurs, filons comme le vent !

La course reprit. Les rôdeurs filaient à bon train en travers de la pente, armes et boucliers légers en main, sans se fatiguer. De temps à autre, un revers de hache faisait sauter le crâne d'un squelette mort pour de bon, placé au mauvais endroit et au mauvais moment. Les démons squelettes projetaient eux des dards acérés qui pouvaient causer plus de problèmes. Heureusement le projectile était lent et de courte portée, et les rôdeurs souples. Elladan ne dût recourir qu'une seule fois à son bouclier pour dévier un tir.

Le groupuscule progressait depuis bientôt trois heures quand le soleil passa enfin au-dessus du sommet des montagnes à l'est. Les rencontres avec les morts-vivants se faisaient plus rares, preuve de la proximité croissante des Norns. Pourtant, les Veilleurs ne rangeaient pas leurs armes. La zone d'influence du nécromant semblait absolument immense. Ils atteignirent sans encombre les monts surplombant les Cascades verdoyantes deux heures plus tard, et décidèrent de faire une halte à la Grotte obscure pour reprendre des forces, et peut-être y faire une rencontre familière : la Grotte était un refuge pour bon nombre d'aventuriers, dont une grande partie des Veilleurs des Sylvecimes.

Et en effet, un cercle de capes vertes à arbre d'or était réuni autour d'un feu. Ils devaient avoir entendu l'appel des Sylvecimes résonner au fond d'eux-mêmes et profitaient également de leur halte. La suite serait rude quel que soit leur chemin : suivraient-ils le groupe de rôdeurs à la recherche du maitre des serviteurs, ou bien poursuivraient-ils en direction des Sylvecimes pour apporter du renfort ?

Dans tous les cas, le moment venu de se séparer, le groupe d'Elladan repartit en direction du domaine d'Olaf où il espérait bien gagner quelques alliés pour découvrir l'origine de ce mal venu d'outretombe.

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Dernière édition par Elladan le Jeu 29 Oct 2009, 21:31, édité 1 fois
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Sep
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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Mar 12 Mai 2009, 23:40

Sep le sournois regagnait enfin les Sylvecimes, et cette fois il n'était pas seul. Après avoir appris ce qui se tramait dans la forêt et pris conscience de la force de l'ennemi, il avait jugé préférable de partir chercher de l'aide, même si pour ça il avait du abandonner les Veilleurs pendant quelques temps. Il avait rejoint Sena Eskivdur au campemant de Gunnar et lui avait fait part du danger qui rôdait dans les Sylvecimes. Pour ça, il lui avait fallut révéler l'existence de la forêt, mais il savait qu'il pouvait faire parfaitement confiance à la moniale, et son aide serait précieuse. Elle n'avait pas hésité une seule seconde et s'était empressée de suivre Sep sans demander plus de précisions.

A l'arrivée aux abords de la forêt, la détresse des Sylvecimes n'en était que trop évidente. Un nuage de fumée s'élevait au-dessus des arbres, sûrement le fruit d'un incendie. Des arbres étaient brûlés, morts. Une odeur cadavérique avait remplacé l'habituelle odeur des plantes. Et tout semblait sombre, sans vie, comme si tout s'était arrêté, comme si les arbres sentaient cette présence hostile et cherchaient à le faire savoir à leur manière.


- C'est ici. La situation n'a pas l'air de s'être améliorée. Il faut rejoin...

Il s'interrompit. Tout s'était passé très vite, mais il eût l'impression que la scène se déroulait au ralenti. Un éclat de lumière bleu semblait provenir du ciel et descendait vers la forêt. La lumière s'estompa subitement après avoir atteint les arbres. Puis un halo de lumière bleue apparût au-dessus des arbres pendant un court instant, avant de se retracter en son centre comme si quelque chose ou quelqu'un avait abosrbé toute cette lumière.

- Impressionnant, commenta la jeune moniale. J'avais déjà entendu parler d'un tel phénomène, mais je ne l'avais jamais observé.

- Que... quoi ? Qu'est-ce que c'était que ce truc ? Il se passe des choses vraiment très bizarres ici. Quoi que cela puisse être, il faut absolument rejoindre les autres Veilleurs. On doit chercher à savoir où en est la situation, et quelle est la nature de ce danger, c'est primordial.

- C'est certain. Mais en ce moment même quelqu'un se trouve certainement dans une position extrêmement délicate. Il faut à tout prix lui venir en aide !

- On va se séparer. Dirige-toi vers cette lumière bleue, tu as l'air de savoir bien mieux que moi de quoi il en retourne. Pendant ce temps, je pars à la recherche des autres. Il faut faire vite.

- Ok, on se rejoindra dès que possible.


Sep le sournois partit vers la droite, tandis que Sena se dirigea droit devant, en direction de la lumière qui avait jaillit par delà les arbres quelques secoondes plus tôt. Si elle avait vraiment vu ce qu'elle pensait, alors la situation devait être grave, très grave. Pour avoir recours à une solution d'urgence de cette ampleur, quelqu'un devait être en danger de mort immédiat. Immédiat. Ce mot résonna dans sa tête, et elle accéléra la cadence, passant progressivement de la marche rapide au sprint. Elle courrait encore quand elle entendit quelqu'un appeler.

- Hey ! Qui êtes vous ? Pas un geste et rien ne vous arrivera, lança un homme face à la moniale.

C'était un rôdeur. Il pointait son arc vers Sena, une flèche prête à être décochée en cas d'urgence. Vu l'expression de son visage, il était parfaitement sérieux et décocherait la flèche au moindre geste brusque. Pour être dans un tel état de méfiance, il devait avoir vu de sacrées horreurs, songea la moniale. Elle remarqua la cape verte ornée d'un arbre doré. La même cape que Sep.

- Du calme l'ami. Je ne te suis d'aucun danger. Je suis une amie de Sep. Il est venu me chercher pour aider les Veilleurs.

Il l'observa un moment avant de se résoudre à baisser son arc, convaincu de sa franchise. Sena remarqua qu'il laissa tout de même la flèche en place.

- On a vu un éclat de lumière au loin, ajouta la moniale vu que le rôdeur ne disait rien. Du coup, Sep est parti trouver d'autres Veilleurs, et moi je me suis dirigée vers cette lumière.

- Oui, c'est Helari. Elle a été capturée par ces monstres. J'ai essayé des les arrêter, mais je n'ai rien pu faire.

Helari. Donc elle ne s'était pas trompée. Cette boule de lumière était bien de Dwayna elle-même, comme on avait pu lui raconter. Sena connaissait Helari pour avoir eu l'occasion d'assister Sep et les Veilleurs lors d'une expédition par le passé. Ce qui ne fit qu'amplifier la détresse qu'elle ressentait vis-à-vis de la situation de la moniale. Helari avait besoin d'aide, et de toute urgence. En espérant que ce ne soit pas trop tard.

- A nous deux on ne peut rien contre eux. Il faut trouver de l'aide, et au plus vite ! s'exclama le Veilleur, visiblement paniqué et encore sous le choc.

- On n'a pas le temps de partir trouver d'autres Veilleurs qu'on ne trouvera peut-être que trop tard. Il faut agir maintenant.

Sans attendre de réaction du rôdeur, Sena repartit dans la direction où avait surgit la lumière. Le Veilleur hésita un moment, sûrement à se demander si c'était vraiment la meilleure chose à faire. Après quelques secondes de réflexion, il rejoignit Sena.


Toujours personne à l'horizon. Sep le sournois marchait depuis plusieurs minutes déjà, et il n'avait toujours croisé personne. Il se demandait où en était Sena, et ce qui avait pu autant la tracasser dans cette étrange lumière bleue. Mais il n'avait pas eu le temps d'attendre qu'elle lui explique, il faut agir vite. Sep fit arraché à ses pensées lorsque trois Veilleurs émergèrent d'entre les arbres.

- Pam, Ralf, Svanis. Enfin des visages connus !

- Sep ! Tu tombes plutôt bien, on se demandait où tu étais passé.

- Une urgence, j'ai amené des renforts.

- Parfait ! Parce qu'on va en avoir besoin. On a de bonnes raisons de croire qu'Helari est en danger. On s'est séparé du reste du groupe. Elladan et d'autres sont partis en direction du domaine d'Olaf pour chercher de l'aide. Nous, on est revenu ici pour alerter les autres des signaux d'Helari. Il faut la retrouver le plus vite possible.

- Helari ? Qu'est-ce qui se passe ?

- On en sait rien justement. On a simplement aperçut des sphères bleutées au-dessus des arbres. Il est sûrement arrivé quelque chose.


C'était donc sûrement ça. Cette lumière bleue tout à l'heure. Sep n'en était pas sûr, mais cette lumière avait sûrement un rapport avec Helari.

- On va rameuter autant de monde que possible et partir à sa recherche. Je n'ose pas imaginer...

Sep ne finit pas sa phrase. Rien que la pensée de ce qui avait pu arrivé lui donnait des frissons. Quoi qu'il en soit, il avait maintenant rejoint d'autres Veilleurs, et ils avaient du pain sur la planche. En espérant qu'ils trouveraient encore d'autres Veilleurs pour se joindre à eux.
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Fëanor
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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Mer 08 Juil 2009, 14:00

Après s'être remis de ses blessures, Fëanor n'avait suivit qu'un cours instant Elladan et sa troupe. Il avait choisit de ne pas poursuivre jusqu'au domaine d'Olaf, mais bien de rester aux Sylvecimes pour apporter son aide. Hélas, a peine eu t il fait quelques mètres qu'une quinte de toux le reprit et le fit chuter. Le temps de se relever, il n'a pas pu voir le jet de lumière bleuté éclater au delà du sommet des arbres. Il voyait de plus en plus trouble et comprit vite son objectif premier : retourner au principal campement des blessés car avant d'aider qui que ce soit, il lui fallait être aider.
Il savait que le temps jouait contre lui et contre tous ses compagnons, mais il ne pouvait plus courir. En très peu de temps, il était venu de l'extrême sud des cimefroides, avait traversé le passage de Lornar, les territoires Nains et les landes des Norns pour arriver aux Sylvecimes. Il avait été poursuivit sur tout un continent et le seul refuge qu'il espérait trouvé était en proie à la guerre pour la première fois. Un assaut aux origines inconnues du rôdeur, mais d'une envergure assez importante et soudaine pour qu'il manque y perdre la vie.
Il n'avait plus rien sur lui, plus aucun onguent de soin, plus aucune potion pour doper son corps et plus aucun enduit pour ses flèches. Plus aucune flèche d'ailleurs ! Et même pas une goute d'eau ou d'alcool pour soulager sa soif.

En se remémorant toutes les épreuves qu'il venait de subir, son corps tout entier lâcha, d'un seul coup, avec une violente douleur dans la poitrine.

Se tordant de douleur, il revit la mort de tous ses vieux amis, de sa guilde, de sa famille... ses parents morts, sa sœur assassinée, sa femme disparue, son fils adoptif n'ayant que pour seul but de lui faire la peau, et son frère d'armes en exil, quelque part, dans ce monde ou dans l'autre.
Mais surtout, il vit le panthéon des héros, et l'outre monde. Il vit cette statue prendre vie, il vit cette femme qu'il cherchait dans le royaume du dieu de la mort, il vit ce serment, il vit ce dieu et se remémora cette longue jeunesse dont il avait bénéficié, et qui s'était estompait si vite ces derniers mois... C'était donc écrit comme ça, c'était donc la fin, maintenant.

Son esprit, avant de sombrer, lui fit sentir du sang sur ses mains, lui fit entendre ce lourd grincement d'armure et lui fit voir cette épée souillée que tenait fermement Arthas, les traits durcis, le regard en larmes.



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Helari
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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Mer 05 Aoû 2009, 14:41

-Dans les arbres ! Vite ! avait lancé Alustriel aux Rôdeurs qui l’accompagnaient.

-Quelqu’un en vue ! Elle se dirige droit vers nous !

-Faites lui un passage, c’est Luthien.


L’un des troncs d’arbres fut tiré de quelques mètres, permettant à la jeune Rôdeuse de rentrer dans le camp. Gorlak se précipita aussitôt vers elle en grognant.

-Il me faut un arc vite, le mien s’est cassé, déclara-t-elle

-Tu ne peux pas combattre dans cet état Luthien, tu es toute pâle, déclara Djinn. Laisse-moi regarder ton bras.

-Non non, nous n’avons pas le temps, il faut que je…


Elle n’eût pas le temps de terminer sa phrase, elle s’était effondrée, certainement le contrecoup de la fatigue et de la douleur. Djinn soigna sa blessure et la réveilla en douceur.

-Je crois qu’ils arrivent, déclara l’un des Rôdeurs en hauteur.

On apporta un arc à Luthien, qui alla se positionner auprès des autres. Des rugissements résonnaient au loin derrière la barricade.

-N’attendez pas de commandement, tirez de votre cadence la plus rapide, soyez vifs et efficaces.

-Ca arrive !
lança un autre Rôdeur qui décocha une flèche. En pleine tête ! s’exclama-t-il.

Ainsi commença la bataille, les Rôdeurs perchés dans les arbres tiraient autant que possible, mais bientôt, les premiers morts-vivants, protégés des flèches par leurs boucliers, arrivaient à la barricade. Heureusement, elle était suffisamment bien réalisée pour qu’ils n’aient pas le temps de la passer avant de retomber au sol. Au premier abord, la situation n’avait donc rien d’inquiétant. Jusqu’au moment où l’un des Rôdeurs fût touché par un trait ennemi, il chuta du haut de son arbre. Djinn se précipita à son secours, et après l’avoir rapidement ausculté, il déclara :

-Amenez-le à la tente des soins, je peux essayer de le réparer rapidement.

Cet événement avait laissé quelques secondes de distraction dans les rangs des Veilleurs. Ce petit moment avait permit à des morts-vivants maîtrisant l’art des Ombres d’apparaître dans le campement, au beau milieu des épéistes et lanciers Veilleurs. Un combat inégal commença alors : les ennemis étaient invincibles, toutes les attaques qui leur étaient portées échouaient, et les quelques archers qui avaient tiré, au risque de blesser par erreur leurs camarades, ne purent qu’observer la scène avec impuissance. En revanche, les dagues des assassins elles ne rataient pas leurs cibles, et quelques combattants durent s’éloigner du combat pour se soigner à l’onguent des trolls ou se être aidés par Djinn qui était fraîchement revenu de la tente de soins. Les intrus disparurent aussi vite qu’ils étaient arrivés. Cette distraction avait suffit pour laisser s’approcher des troncs des énormes brutes armées de puissants marteaux, qui commencèrent à attaquer le bois.

-Piégez l’entrée, mettez autant que pièges que vous pouvez derrière ces troncs, ils ne doivent pas entrer ! Posez aussi des pièges un peu partout, si ces assassins reviennent, ils ne pourront pas les éviter ! Archers, qu’attendez-vous pour faire tomber ces monstres ? s’écria Alustriel

-Nos flèches se plantent dans leur peau, mais ils semblent ne pas ressentir la douleur ! Il y a probablement des Moines qui les soutiennent plus loin, on n’en voit pas d’ici en tout cas…

-Continuez de tirer alors, ces Moines vont bien finir par s’essouffler !


Alors qu’elle achevait sa phrase, l’une des brutes succomba à ses blessures, les Veilleurs en furent remotivés et s’acharnèrent à viser la tête des monstres. Le dernier fût le plus difficile à mettre au sol, et lorsqu’il tomba enfin, la barricade n’avait plus l’allure d’un obstacle : un flot de guerriers se jeta sur l’entrée du campement. Une grosse partie de la troupe fut complètement mise à bat par les pièges dont l’efficacité était redoutable. Alustriel avait vu juste, les assassins étaient réapparus presque au même moment où la barricade avait cédé. Et comme prévus, les pièges les déstabilisèrent complètement. Ils furent éliminés dans l’affolement le plus total. Les Veilleurs avaient remporté le combat.

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Elladan
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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Sam 29 Aoû 2009, 16:10

L'expédition du groupe d'Elladan avait été un succès. Rendus au Domaine d'Olaf, les Veilleurs furent rejoints par une mystérieuse nécromante répondant au nom de Jane Froissecadavre. Ils avaient suivi les indications du Norn et progressé vers le nord à la recherche de la source de l'armée squelette qui avait attaqué les Sylvecimes par l'est.

La présence des morts-vivants perturbait la vie des Cimefroides. Quand les Veilleurs furent parvenus à Sifhalla, ils trouvèrent la chasseuse furieuse, car les zombies perturbaient la chasse des Norns. Elle leur apprit que le responsable de ces troubles n'était autre qu'Avarr le Déchu, un nécromant ayant acquis de sombres pouvoirs suite à la venue dans la région d'inquiétantes silhouettes. Le groupe partit donc en chasse de l'humain déchu, et le débusqua au crépuscule.

A l'issue d'un combat morbide, le nécromant se révéla finalement incapable de maitriser pleinement son pouvoir, trop grand pour lui. Les Veilleurs terrassèrent Avarr, et Jane absorba la plus grande partie possible de sa magie, laissant le reste désormais peu dangereux se dissiper. L'armée squelette désormais sans maître et sans magie partirait rapidement en lambeaux. Les Veilleurs et Jane repartirent à Sifhalla pour y passer la nuit, à demi rassurés seulement.

Le lendemain à l'aube, le groupe quitta les Norns pour rejoindre les Sylvecimes en coupant par les montagnes, le chemin le plus court et désormais pacifié. Restait le problème des Liches et de leur armée à traiter : il n'y avait plus qu'à espérer que les défenseurs avaient tenu le choc pendant cette journée d'expédition.

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Helari
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MessageSujet: Re: Une revanche d'outre-tombe   Dim 25 Oct 2009, 21:39

Plusieurs Veilleurs étaient venus chercher Helari, il y avait notamment Sylvia Amerrante, Asrana Blanchemain, Iziankh Gil Celeb et quelques autres. La route avait été longue et fatigante. Le groupe avait cependant réussi à progresser à bonne allure. Ils se trouvaient désormais à proximité du Sud des Sylvecimes, à la bordure Nord des territoires Asura. Leur itinéraire avait été simple : une ligne droite en partant de l’Arche du Lion, dirigée vers le Nord.
Helari ne s’était toujours pas remise de ses blessures, ses plaies avaient été refermées avec soin par Asrana, mais elle ne pouvait pas s’empêcher d’y repenser, la douleur, le sang…C’était surtout des blessures psychologiques qui restaient, des souvenirs qu’elle aurait du mal à oublier.

Le groupe entreprit de faire une pause. Iziankh Gil Celeb choisit ce moment de calme relatif pour exprimer une de ses idées :


-Je crois que normalement en arrivant par le sud, on devrait prendre leur ligne de fond à revers.

-Comment ça ?
répondit un des Veilleurs qui les accompagnait.

-Leur armée est soutenue par des liches, protégées par des boucliers, et à proximité de portails de téléportation d'où affluent les sbires de l'ennemi. Je me disais que, peut-être qu’on pourrait tenter de les attaquer sur deux fronts. J’entends par là que les deux plus rapides d’entre nous aillent prévenir le Cœur de notre arrivée, en faisant un détour pour éviter de faire de mauvaises rencontres. Nos amis une fois prévenus se rassembleraient, et chargeraient les lignes ennemies, créant un effet de surprise, déstabilisant leur commandement, tandis que nous attaquons de notre côté, loin du gros de leurs soldats.

-Ça se tient,
répondit Sylvia.

-C'est une idée complètement folle, déclara Asrana d'un ton détaché. Tu as réfléchi aux Veilleurs qui sortiront du Coeur ? A découvert, face à une armée massive. Si ils avaient pu sortir et sécuriser le domaine, ils l'auraient fait depuis longtemps. Et comment comptes-tu franchir leurs protections ?

-Je compte un peu sur la chance pour être honnête…Je me dis que, si ces barrières nous empêchent de nous approcher physiquement, peut-être que nous pourrions essayer de les éliminer à distance, par magie. Du moins, rien que le fait de les blesser devrait suffire à les distraire, ces monstres nous attaqueraient, laissant leurs protections à l’abandon…Et la charge venant du Coeur n'aurait pas pour but d'anéantir les rangs ennemis, c'est impossible je le sais bien. Non, il s'agit juste d'attirer leur troupes pour vous permettre d'attaquer les liches.

-Tu as conscience du peu de chance que ça fonctionne ?
répondit-elle d’un ton posé.

-Oui, et je pense qu’il vaut mieux que je retourne au cœur, avec n’importe qui d’autre, car y aller seul serait trop risqué. Cette solution est la seule idée qui pourrait nous permettre de les affaiblir. Je ne vois pas en quoi il serait utile de retourner tous au cœur, ça ne les empêcherait pas de continuer à affluer sur ces terres. Il n’y a pas de temps à perdre, nous partons tout de suite.

-Attends,
reprit Sylvia. Comment saura-t-on que les Veilleurs chargent ?


Le Rôdeur eut l’air de réfléchir une seconde avant de déclarer en souriant :

-Quand un flamand rose tournera dans le ciel, en supposant que j’arrive à le forcer à s’envoler.

-D’accord. Helari, Asrana, ça vous convient tout ça,
dit Sylvia qui se retournait vers les moniales.

-Si nous avions plus de temps devant nous, j'aurais réfléchis à une solution moins périlleuse, dit Asrana en regardant Iziankh.


Helari était assise, son regard était vide, et elle semblait être ailleurs. Elle ne bougeait pas, et ses yeux étaient grands ouverts.

-Helari ! Insista Sylvia.

-Oui ? répondit l’autre.

-Réveille-toi bon sang ! Tu n’as quasiment pas décroché un mot depuis que nous t’avons récupérée.

-D’accord.

-Bon, allez-y Iziankh, on attendra le signal près du campement ennemi, si on peut appeler ça comme ça.


Le Rôdeur acquiesça d’un signe de tête, et parti en courant accompagné d’un autre Veilleur.

_______________________________________________________________________________________

Helari, Asrana, Sylvia et les autres étaient arrivés à proximité des liches depuis un moment déjà, et le groupe commençait à s’impatienter...Près des liches se tenaient des groupes de soldats qui ne bougeaient pas, comme si ils avaient cessé leur interminable assaut. Cependant, ils étaient toujours là...

-Ça ne devrait plus être très long maintenant, murmura Sylvia à Helari.

-C’est même le moment, répondit celle-ci d’un air absent.

-Comment-ça ? s’exclama la Rôdeuse qui leva les yeux. Ah oui ! Tu as raison !


Au travers du mince rideau de feuille qui les surplombait, on pouvait apercevoir une forme voler dans toutes les directions, comme si l’animal était perdu. Une clameur s’éleva au loin, de l’autre côté des liches. Dans un impressionnant mélange de cliquetis, craquements, crissements, fracas, hurlements, l’armée de cadavres se mit en marche, produisant un sinistre vacarme ambulant. Après quelques minutes, le tumulte de la bataille se faisait entendre.

-Vite ! Chuchota Asrana. Nous n'avons pas de temps à perdre.

L’escouade s’approcha furtivement des boucliers, qui étaient à peine visible de si près. Seul le hâle bleuté qu’ils émettaient trahissait leur présence. Les rôdeurs encochèrent leurs flèches tandis qu'Asrana commençait à se concentrer :

-Tu vas essayer aussi Helari, hein ? Chuchota-t-elle.

-Oui oui…répondit l’autre.

-On vise celle là, au milieu. Prête ? Maintenant !


Les Moniales agirent quasi-simultanément, le sort d'Asrana sembla déstabiliser la créature alors que celui d’Helari ne l’affecta quasiment pas. Comme prévu, le bouclier s’estompa alors que la créature hurlait de rage. Un bruit de pas qui martèlent le sol se fit soudain entendre, alors que les Rôdeurs décochaient leurs flèches. Trop occupées à dévier les traits, les liches ne se rendirent compte que trop tard de l’irruption massive de créatures squelettiques qui arrivaient d’en face à une trentaine de mètres et les chargeaient.

-Vite ! Fermez tous les portails que vous mainteniez ouverts ! Ils ne doivent pas les franchir ! s’écria l’une d’elle, qui, plus grande que les autres, semblait les commander.

-Comment peuvent-ils être si nombreux ? Grogna une autre. Nous n’avons pas assez d’énergie pour combattre ! Le maintient de l’armée, des portails et des boucliers nous ont trop diminués !

Après un moment d’hésitation, la grande liche s’écria :

-Nous devons partir vite ! Tous dans la dernière sphère !


En très peu de temps, les dirigeants de l’armée de morts-vivants avaient disparus. Lorsque la dernière liche traversa le portail, ce dernier disparu aussitôt, laissant les Veilleurs face à une escouade de démons squelettiques. Les Veilleurs venant du coté opposé émergèrent alors d’entre les créatures. La joie qu’ils ressentaient à la vue du petit groupe de sauvetage était lisible sur leurs visages, certains avaient les yeux brillants d’émotion. Tous se rapprochèrent les uns des autres, et se saluèrent dans une série d’accolades amicales.
Helari mit un moment à se rendre compte que des larmes de bonheur coulaient sur ses joues, elle était rentrée, et ses amis étaient là. Elle commençait seulement à réaliser, reprenant le dessus sur la torpeur dans laquelle elle était tombée.


-Comment….d’où viennent ces créatures ? demanda-t-elle à Elladan qui venait à se rencontre.

-Nous avons reçu un peu d’aide, dit-il en souriant. Une nécromante, la voilà justement. Bravo Jane! lança-t-il à la femme au teint pâle qui s’était approchée d’eux. Invoquer autant de créatures en si peu de temps était un exploit, sans vous nous aurions eût plus de mal. Et puis, lorsque vous vous êtes attaqués aux liches, une bonne partie de leurs guerriers s'est effondrée...

-Une chance qu'ils aient placé l'essence de leurs forces à notre portée,
dit Asrana.

-Effectivement, répondit Elladan. Que diriez-vous de retourner au Coeur, nous pourrions y discuter plus confortablement, je suis sûr que nous avons plein de choses à nous dire.

-Je ne suis pas contre,
déclara Helari. Ce n’est pas que rester ici me déplaise, mais je suis pressée de rentrer…

-On retourne dans nos arbres !
s'écria Sylvia sans cacher sa joie.

_______________________________________________________________________________________

Lorsque tout le monde fût rentré au Coeur, Helari raconta brièvement ce qui lui était arrivé, omettant volontairement une majeure partie de sa détention. Elle arriva rapidement au plus important. Racontant qu’on l’avait interrogé sur la présence du cadavre d’une liche enterrée aux Sylvecimes. Les morts vivants, dans le but de s’approprier ce cadavre et de l’utiliser comme la source d’un nouveau pouvoir, avaient attaqué les Sylvecimes. Pour appuyer leur déclaration, ils avaient fini par montrer à Helari le document qui leur avait mis cette idée en tête. Il s’agissait d’une soi-disant page annexe arrachée du manuscrit original des Textes Orriens, rédigée par le Vizir Kilhbron.

-Mais alors, comment allons nous les arrêter ? Si ils pensent trouver leur bonheur ici, ils ne cesseront pas leurs assauts tant qu'ils n'auront pas fouillé la moindre parcelle de terre.

-Il faut leur montrer qu'ils se trompent,
déclara Iziankh. Allons récupérer le livre des Textes Orriens en Kryte, et apportons le directement à leurs chefs. Ces morts-vivants sont tellement stupides qu'il ne m'étonnerait pas qu'ils n'ait pas pensé à vérifier la véracité de ce qu'ils avancent.

-Et tu supposes qu'ils nous accueilleront à bras ouverts ?

-Sûrement pas ! Il faudra nous frayer un passage à travers leur forteresse et forcer leur dirigeant à nous écouter.

-Même si nous arrivons jusqu'à eux, et leur prouvons qu'ils font fausse route, je doute qu'ils le reconnaissent et cessent leurs activités.


-Rien ne nous empêche d'essayer, déclara Elladan. Même si nous ne les convainquons pas, ils y réfléchiront peut-être, ce qui nous laisse un moment de répit. Notre priorité est de préserver cet endroit, donc d'en tenir l'ennemi à distance aussi longtemps que possible.

-Où comptez-vous rencontrer leurs dirigeants ?
demanda Helari.

-Eh bien...Le plus simple serait de retourner là où tu étais emprisonnée...

-Ne comptez pas sur moi pour y retourner !
s'écria la Moniale en reculant.

-Non, évidemment, déclara Iziankh. Tu as suffisamment vu ce lieu, et nous savons où il se trouve...

-Et que se passera-t-il si le groupe ne revient pas ?
dit Helari.

-On reviendra, répondit Iziankh. J'ai confiance en la stupidité de ces cadavres ambulants.


La discussion continua encore un moment, puis un groupe de Veilleur fût enfin désigné pour rendre visite aux dirigeants de l'armée ennemie. Ils partirent le lendemain en direction de la Kryte, escale inévitable avant de pouvoir remplir leur mission.

________________________________________________________________________________________

L’expédition pour récupérer le livre des Textes Orriens avait été réussie sans problèmes. Après une brève analyse de l’ouvrage, les Veilleurs purent observer qu’aucune page n’y avait été arrachée.
La descente dans la prison des Morts-vivants ne fût pas si aisée. Mais après avoir vidé la forteresse de ses sbires, ils parvinrent tout de même à se faire entendre de leurs ennemis, avant d'être contraint de faire marche arrière par des renforts massifs, abandonnant les Textes Orriens dans les profondeurs. Les ennemis ne les poursuivirent pas longtemps.
Le groupe rentra donc aux Sylvecimes sans savoir si il avait réellement atteint ses objectifs. Mais à en croire le comportement des morts-vivants qui les avaient laissé partir, c'était peut-être le cas.
En tout cas, l'assaut venant d'outre-tombe semblait finalement avoir décidé d'y rester...
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