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 L’Epopée d’Eälerith Eldoras

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Kalendrack
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MessageSujet: L’Epopée d’Eälerith Eldoras   Dim 03 Fév 2008, 00:24

L'Epopée d'Eälerith Eldoras
Cliquez sur le titre du chapitre pour voir l'image.




Chapitre I - Les Druides de Melandru

Nous sommes en 1069 AE, dans le verdoyant royaume d'Ascalon. Eälerith Eldoras, jeune rôdeur des bois et fidèle adepte de Melandru, déesse Tyrienne de la Terre et de la Nature, se rend, comme à son habitude auprès de la statue au Guet de Roi, dans la Vallée du Régent, afin d'y apporter des offrandes de son village.

Après avoir marché quelques heures vers le Nord-est, passé les multiples arches de pierre surmontant le ruisseau menant à la somptueuse cascade de la Vallée, Eälerith arriva enfin dans l'ombre de la religieuse sculpture. De ses branches coulait un liquide argentin qui venait éclabousser les hautes herbes couvrant son massif socle de pierre. Ses branches s'agitaient au passage du vent, emportant au hasard quelques feuilles qui tombaient délicatement à la surface de l'eau du bassin, produisant d'infimes ondes. La statue était plutôt abritée par la végétation alentour, et le peu de lumière qui arrivait jusqu'à la surface de l'eau produisait une douce lueur.

Lentement il s'avance, touchant du bout de la main la pierre tiède, il contourne la statue jusqu'au piédestal de pierre installé au devant, avec la même lenteur religieuse, il tire de la giberne attachée à sa taille un paquet contenant les offrandes, le dépose et l'ouvre, puis fait un pas en arrière, et s'incline.


Un assourdissant silence s'empare soudainement de la vallée. Pendant plusieurs minutes, tout semble comme pétrifié, pas un oiseau ne chante, rien ne remue plus dans les buissons.

Soudain, une bourrasque de vent traverse le pont de pierre se trouvant quelques mètres plus loin, dans le dos du rôdeur, puis, dans un tourbillon mystique, enveloppe la déesse. Une étrange fraicheur émane alors de la statue, Eälerith, pris de surprise face à ce déploiement de magie soudain, se relève tout en reculant à petit pas vers le bord du ravin, dans son mouvement il trébuche sur une pierre émergeant du sol, et tombe.

Toujours sur le choc, il continue à ramper en arrière, sans quitter la statue des yeux, puis soudain, un claquement retentit, et il détale en direction du pont. Alors qu'il est presque hors de portée, une liane vient lui saisir le bras droit, avec le même claquement, qui se répercute en échos dans le silence environnant. Forcé de se retourner, le rôdeur se retrouve confronté à une vision à laquelle il ne s'attendait pas.

- « Eälerith Eldoras, j'ai à te parler »

- « Melandru ? »

- « Non, je ne suis qu'un humble serviteur de notre déesse, tout comme toi. Je suis un Guetteur. »

Effectivement, Eälerith ne s'attendait pas vraiment à ça, si sa vie dans les bois lui avait appris une chose, c'était de toujours rester sur ses gardes, de ne pas faire confiance au premier venu, les illusions sont un art bien maitrisé par certaines créatures, et ainsi, votre survie dépend de votre méfiance.

- « Guetteur vous dites ? Il est vrai que vous en avez l'apparence, mais pouvez vous me le prouver ? »

- « Certainement. Approchez vous du piédestal. Tenez, prenez. »

Un parchemin légèrement terni était apparu et flottait quelques centimètres au dessus de la pierre.

- « Prenez-le. »

- « Et si vous mentez ? »

- « Prends ! »

Eälerith s'exécuta, il put sentir le papier, ce n'était pas une illusion.

« Eälerith Eldoras, fidèle adepte de Melandru, nous avons besoin de vos services, il reste peu de temps à cette verdoyante vallée, saccageurs, adorateurs du feu sont à vos portes, fuyez, fuyez vers la Kryte, puis la jungle, emmenez avec vous des alliés de confiance, nous nous reverrons une fois là bas »

- « Qu'est ce que cela veut dire ? Partir ? Maintenant ? Si brutalement ? En quoi a-t-on besoin de moi ? Je ne suis..... »

- « Ainsi sont les paroles de la Déesse, nous nous reverrons dans la jungle de Maguuma, jeune Eldoras."


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Kalendrack
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MessageSujet: Re: L’Epopée d’Eälerith Eldoras   Mer 05 Mar 2008, 20:47

Chapitre II - Un dernier regard

Skuaal. Skuaal Isankell. Depuis combien de temps ne l'avait-il pas vu ? C'était il y a des années. Ils étaient enfants et jouaient tous les deux dans le ruisseau traversant le village...

Depuis le départ de Skuaal, Eälerith avait toujours été seul, si l'on oublie le vieux maître et les bêtes sauvages.

Aujourd'hui, les liens anciens doivent être renoués. De nouveau les amis marcheront côte à côte, telle était la volonté de Melandru.

Skuaal était en vie, et proche d'ici, cela faisait une évidence pour Eälerith, ainsi il le retrouverait, il ne partirait pas sans lui.

Ses recherches le menèrent à Ashford, le village d'Ashford. Bien assez vite, il apprit qu'un homme rôdait aux alentours des grandes chûtes d'eau.Ssans perdre de temps il prit la route, arc dans le dos, carquois à la ceinture, il alla par les sentiers les plus rapides, pour enfin arriver au pied des chûtes.

L'eau lui arrivait aux genoux, sa progression était lente, d'autant plus qu'une bande d'écailleux se dressait maintenant entre lui et l'entrée des cavernes.


- « J'en ai assez », dit il d'un ton las, tout en agrippant son arc d'une main et une flèche de l'autre.

- « Je perd mon temps avec vous, pauvre créatures, j'ai à faire. »

Il tira. La flèche atteint sa cible, le plus gros de la bande, en pleine tête. Il s'écroula, mort. Effrayés, ses congénères s'enfuirent, laissant la voie libre.

- « Eh bien, pour une fois, la violence à le mérite d'être efficace. »

Il continua son chemin, s'enfonçant dans les sombres galeries, alors que là-haut, le soleil chutait dans le ciel.

Il s'enfonçait dans les ténèbres de la galerie, elle semblait de plus en plus étroite et bientôt il fut plongé dans une obscurité totale. Etant habitué aux chasses nocturnes, il avait une certaine connaissance dans le domaine et savait faire appel aux esprits de la nature. Les parois humides liures d'une faible lueur verte émanant de la main droite du rôdeur, cette dernière tendue vers l'avant, point à demi-fermé, il continua son chemin.
Son escapade dans les sombres galeries l'amena à escalader des parois glissantes, il progressait en hauteur. Finalement, ses pas le menèrent dans une salle plus vaste que les autres, elle était circulaire en apparence et aurait pu être habitée car, en son centre, l'eau tombant lentement du plafond avait creusé la roche formant une réserve d'eau potable, malheureusement, cette salle n'était pas haute, si bien qu'on tenait tout juste débout. Eälerith fit le tour pour chercher un autre tunnel quand soudain il aperçu les reflets d'une flamme orangée.


- Des torches, quelqu'un vit donc bien ici... se dit-il pour lui même.

Sans perdre de temps, il se précipita vers la source de lumière, un couloir un peu plus régulier et agrémenté d'une dizaine de torches s'étendait devant lui, au bout, on pouvait apercevoir une porte grossière, confectionnée en bois, elle était entre-ouverte...

Ses recherches n'avait apparemment pas été vaines. Pour lui, cela ne faisait aucun doute : c'était l'œuvre de son ami. Cependant, il savait qu'il devait rester sur ses gardes. Il s'approcha lentement de la porte, frappa deux fois, puis la poussa doucement sans l'accompagner, elle émit un petit grincement qui fut accompagné par des mouvements rapides provenant de derrière cette dernière. Toujours sur ses gardes, le rôdeur mis un pied à l'intérieur de l'habitation.
Il entendit le bruit d'une corde que l'on tend. En une fraction de seconde, il avait, par reflexe sortit la dague attachée à sa ceinture et l'avait, dans un mouvement vif, pointé sur la gorge de son adversaire. Durant ce même laps de temps, ce dernier avait encoché une flèche, tendu la corde de son arc et visait la tempe de l'intrus.


- Qui es... commença l'archer, mais il s'interrompit.

Les deux hommes se dévisagèrent une minute, sourirent, puis éclatèrent de rire. Ils abaissèrent leurs armes.

- Alors c'est bien toi... dit Eälerith pour entamer la conversation.

- Comment ?

- Comment dis-tu ? Tu sous-estime mes talents de... Ah. C'est vrai, tu étais déjà parti à cette époque...

- Ne me dis pas que... tu as suivi une formation de rôdeur ?

- Eh bien, tu sais que j'ai toujours... voulu devenir comme lui*

- Je le sais... je le sais très bien. Vivre dans la nature, comme ça, tu sais, m'a moi aussi apprit.

- C'est vrai ? C'est une bonne chose alors.

- Ah oui ? Dis moi... depuis le temps, quoi de nouveau ?

- Par où commencer ? Ce serait trop long. Ma mère m'a confiée la maison au village, elle est partie ouvrir un commerce à Ascalon... mais parle moi plutôt de toi ! Tu as disparu si longtemps, et nous n'avions aucune nouvelles !

- Eh bien, j'ai peu être vécu par moi-même ces dernières années, après la mort de mes parents, mais je n'en suis pas pour autant devenu un sauvage. Dit Skuaal, tout en désignant sa demeure des bras.

Eälerith, qui n'avait pas encore prit le temps d'observer ce qui l'entourait, en profita pour faire le tour de l'appartement des yeux. Et on pouvait vraiment parler d'appartement ! Des étagères de bois, une table ronde posée sur un socle de pierre taillé à cet effet, dans le coin un lit en peau de bête suspendu à deux cordes solidement accrochées à des racines qui perçaient le plafond, sur la droite, un plan de travaille encastré dans la roche, des restes de nourriture emballés pour être conservés, sur les murs, trois arcs accrochés ainsi qu'une tête d'ours, une tunique pliée reposait sur un fauteuil également en peau de bête. Et, le plus spectaculaire, une fenêtre... découpée à même la roche, moins épaisse à cet endroit. Eälerith prit alors conscience de l'endroit où il se trouvait, il réalisa seulement le bruit pourtant assourdissant que provoquait la chute d'eau qui se trouvait à l'extérieur, du lierre rentrait un peu à l'intérieur. Il se leva et se dirigea vers la fenêtre.

- Ah, ça vois-tu, j'en suis très fier ! Tu n'imagines même pas ce que j'ai du faire pour percer cette fenêtre !

- J'imagine... répondit-il, rêveur, alors qu'il plaçait sa main sous l'eau, elle trembla sous le poids des trombes d'eau qui se déversaient et fut projetée vers le bas, il la retira.


- J'étais en train de te dire... en plus de « ça », j'ai étudié.

- Etudié ?!

- Tu vois ça, dit il tout en désignant une pile de livre, j'ai étudié seul. Je ne suis pas pauvre, Eälerith, je chasse et je marchande, et ça me plaît, je pensais vivre comme ça, tu sais.

- Eh bien, moi qui croyais que tu étais las des quelques années que nous avons passées à étudier au village.

- Il faut croire que je préfère faire les choses par moi-même. Un silence s'installa.

- Skuaal.

- Oui ?

- Nous devons parler de quelque chose.

-Tu crois que je ne m'en doutais pas ?

-Hum, tu sais comment je suis...

Ëalerith alla s'assoir sur la chaise et se tourna face à Skuaal, accoudé au mur.

- Une mission m'a été confiée... j'ai besoin de ton aide.

- Eheh, tu sais que tu peux toujours compter sur moi ! Qui est le commanditaire ?

- Elle*.

- QUOI ? Tu te moques de moi ?

- Tu sais, j'ai toujours été mauvais pour mentir...

- Je sais... mais... quand même ! Un ordre de Melandru en personne, tu ne trouves pas ça un peu gros ? Le silence s'installa de plus belle

- Sku...

- Laisse-moi deux heures, rendez-vous aux portes d'Ascalon.

* * *


Le lendemain matin.



Le soleil se levait sur Ascalon, dispersant la brume qui s'était installée dans les Basses-Terres de Diessa. Quelques heures plus tôt, Eälerith, accompagné de Skuaal, avait traversé les multiples ponts de pierre qui parsèment la vallée. A présent, ils commençaient leur ascension dans la grande ville-frontière des Collines d'Ascalon qui relie le Royaume aux domaines de Deldrimor des Cîmesfroides du Nord.

- Arach' ? Commença Skuaal, tout en gravissant les marches vers les niveaux supérieurs de la ville.

- Qu'est ce que ?

- Arachnos, c'est bien comme ça qu'on t'a surnommé, nan ?

- Oui, mais ?

- Alors Arach' t'ira très bien. Il marqua une pause avant de reprendre,

- Donc, Arach', quels sont tes plans pour la suite ? Nous venons de traverser tout le Nord-Ouest d'Ascalon au pas de course et nous nous apprêtons à traverser les Cîmesfroides du Nord pour rallier la Kryte, comment allons-nous diable faire avec le peu de préparation que nous avons ?

- Bonne question, des chevaux seraient trop encombrants dans ces montagnes, les Nains de Deldrimor quand a eux ne seront sûrement pas accueillants envers des humains, même pas la peine de compter faire un arrêt dans l'une de leur villes fortifiées, nous devrons sûrement passer la nuit dans des grottes si nous ne voulons pas mourir de froid. En cette saison les passages sont plutôt dégagés cependant, la neige fond vite, même si d'après moi nous devrons emprunter… le passage du Rocher de l'Enclume.

- …Je n'ai jamais été aussi doué que toi en géographie, mais je sais au moins pour avoir entendu des chasseurs en parler que c'est un glacier infesté de hordes de minotaures, es-tu fou ? Il s'arrêta car ils étaient arrivés en haut des escaliers. Skuaal s'appuya sur une arche de pierre et fixa Arachnos d'un air douteux.

- Eh, je ne doute pas de tes talents ! Fais moi confiance, le Rocher de l'Enclume est isolé par des falaises, et est souvent déchiré par de violentes tempêtes de neige.

- Ahah, en quoi cela devrait-il me rassurer ? D'après ce que tu me dis tu penses utiliser ces tempêtes pour nous couvrir ? Tu oublies un petit détail ! Nous sommes humains, pas des bêtes, nous sommes nus face à un tel froid, nous ne survivrons pas plus d'une heure ! Il se redressa et, reprenant la route, les deux mains sur la nuque, il dit d'un ton las :

- … Explique-moi. Je t'écoute.

Eälerith marcha quelques temps derrière son compagnon puis il dit doucement :

- La Caverne du Croc de Glace.

- La Caverne … du Croc de Glace, hein ? Répéta machinalement le rôdeur qui s'était arrêté et regardait Arachnos.

- Seul les voyageurs expérimentés des montagnes connaissent cet endroit, c'est… j'ai vu ça dans un des écrits de… mon père. Dit-il difficilement.

- …Ton père, hein ? Un silence s'installa entre les deux rôdeurs, le père d'Arachnos, Eälerith premier du nom, avait disparu depuis le raid d'une guilde Orrienne sur les montagnes du Sud d'Ascalon, la seule chose qu'Arachnos avait de lui était des écrits de ses aventures qui avaient nourri son imagination d'enfant pendant tant de temps.

- C'est une caverne sous le Rocher de l'Enclume, par la nature magique de ce dernier, la caverne est semble-t-il baignée d'un flux spirituel très puissant. D'après ce que je sais, la plupart des voyageurs qui s'y sont arrêtés ont été sujets à des visions des moins agréables.

- Un truc qui fait peur ? Ca me botte, si ça nous laisse une chance de ne pas mourir de froid, peu importe l'endroit. Je vais m'occuper des provisions avec l'argent que j'ai réuni, ne dépense pas l'argent Krytien que t'a prêté ta mère, il nous sera utile une fois à l'Arche du Lion. On se retrouve devant les portes des Cîmesfroides. Dit-il tout en s'éloignant en trottinant.

Skuaal Isankell arpenta les avenues cernées des immenses bâtisses de la ville supérieure, observant furtivement les pancartes du quartier marchand. Fort d'une connaissance approfondie en termes de commerce, ce dernier accompli sa mission rapidement, ne prenant que le nécessaire, il n'avait pas le temps pour marchander, aussi réussit-il malgré cela à économiser une petite somme d'argent, somme qui ne serait plus utile « là-bas », étant donnée qu'il lui faudrait échanger son argent ascalonnien pour la monnaie krytienne , la mère d'Arachnos, marchande de son état, leur avait accordé son aide sur ce point. Son compagnon possédait l'argent nécessaire, et il lui restait une petite somme, il pensa évidement à se faire plaisir « matériellement », mais il y eut un imprévu…

- OhhhhoOooohhh…

Le rôdeur fut surpris par la soudaine plainte qui s'élevait de quelque part sous sa ceinture, il baissa les yeux, et vit un vieux et sombre manteau étendu sur le sol pavé, enfin, à première vue cela dit.

- Jeuunne Skuaaaall… Isannnkelll ! Ohhhh… Dit le manteau.

- … Depuis quand les manteaux parlent-ils ? Eh, attendez, comment connaissez-vous mon nom ?

Une vieille et petite femme se dégagea avec difficulté de son vêtement encombrant et se releva lentement, son regard était blanc et sa voix venue d'outre-tombe.

- Je… SAIS !

- Vous… ? Il regarda encore une fois la femme qui se tenait devant lui et qui faisait bien deux têtes de moins que lui, soudain, cela fit une évidence dans son esprit. Il regarda simultanément la femme et la bourse bien ficelée contenant ce qui lui restait d'argent qui tenait dans le creux de sa main.

- # Et si… je lui demandai si… # pensa-t-il.

- Oui, vous allez rencontrer une fille lors de votre voyage au côté d'Eälerith.

- Ahhh, que…

- Bah, je suis voyante après tout mon gars… tu veux en savoir plus ? Elle fixait sa bourse.

- Oh… oh que oui ! Répliqua-t-il, soudain plein d'intérêt.

Le temps passa vite, très vite, Skuaal assiégea la voyante de question concernant la dite « rencontre », quand il en eut finit, il reprit sa route vers la porte des Cîmesfroides où il devait retrouver Arachnos.

Ce dernier, qui attendait à la massive porte de bois et d'acier depuis près d'une heure, leva les yeux sur les cimes eneigées, quand il entendit un bruit dans son dos et se retourna brusquement pour se retrouver nez à nez avec Skuaal, chargé lourdement, tout en l'aidant à décharger ses sacs de voyage, Arachnos murmura furtivement les mots « retard » ou « fille », ce à quoi son ami répondit « Ce n'est pas ce que tu crois ». Ensemble, ils jetèrent un dernier regard sur les vallées d'Ascalon en contrebas.

Ils étaient déjà partis quand elle arriva, à bout de souffle.



Dernière édition par Kalendrack le Jeu 30 Avr 2009, 12:51, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: L’Epopée d’Eälerith Eldoras   Mer 27 Aoû 2008, 02:43

Chapitre III - La Traversée

Cela faisait déjà une journée, depuis leur départ d'Ascalon, une journée de marche soutenue à travers les sentiers blancs des Cîmesfroides du Nord. Tout deux étaient épuisés, aussi, alors que le soleil descendait derrière les pics lointains, Eälerith Eldoras et Skuaal Isankell firent une pause.

- Tu vas vraiment nous tuer si on continue comme ça… Tu sais, ce n'est pas la première fois que je me balade dans ces montagnes, j'y ai déjà chassé, mais je ne me souviens pas avoir déjà emprunté cette route là, pourquoi allons-nous vers le Nord-Ouest alors que la Kryte se trouve au Sud-Ouest ?

- Le Sud… est, d'après les cartes que j'ai de mon père, bloqué par une immense porte de glace, gardée par une forteresse des Nains, alors c'est toi qui vois…

- Hum, et donc on prend au Nord-Ouest… Skuaal se releva et scruta l'horizon. Il réfléchit à un endroit où passer la nuit glaciale.

- Tu vois quelque chose ?

- Ouais, je crois bien qu'il y a une tranchée là bas, sous ce vieux pont.

- Allons-y.

Ils arrivèrent à la dite tranchée et remarquèrent qu'elle continuait sur la gauche et s'enfonçait sous la neige et la glace, formant un tunnel, un profond tunnel dont on ne voyait pas le bout, mais qui allait là où ils devaient se rendre, un raccourci. Ils s'installèrent dans ce tunnel, Arachnos cherchait du bois pour le feu et Skuaal installait le campement provisoire, comblant en partie l'entrée du tunnel.

Puis le soleil disparut et après le crépuscule vint la nuit, une nuit d'argent, la Lune, pleine, faisait scintiller la neige mêlée de glace, offrant aux deux rôdeurs un magnifique spectacle. Mais il fut de courte durée, car déjà des cris stridents leur parvenaient des profondeurs du tunnel…

- Qu'est ce que c'était ?! demanda nerveusement Arachnos.

- C'est clair que ce n'était pas ton estomac, ça. Ca m'a tout m'air d'être un résident de cette galerie... qu'en penses-tu ?

- J'en pense que je ne vais pas pouvoir en dormir, moi.

- Bah, généralement, le feu les effraie. Dit Skuaal, puis il s'emmitoufla dans sa fourrure, yeux clos, une main sur sa dague.

La nuit était froide et silencieuse, seul le crépitement du feu venait perturber cette nature endormie, berçant et réchauffant les deux rôdeurs assoupis. Une ouverture dans la roche au plafond faisait entrer la lumière argentée de la Lune, la neige scintillait.

Cependant, dans l'ombre, les difformes, les rejetés se rassemblaient et se préparaient, ce n'était pas souvent que l'on leur offrait une telle proie, des humains, chétifs et sans défenses naturelles, lents à la course, maladroits, avec une ouïe et un odorat sous développé... Oui, bientôt ils se régaleraient de leur chaire blanche, eux, Driders, ceux qui vivent cachés.

Lentement ils s'approchèrent, leur pattes d'arachnides velues s'enfonçant sans un bruit dans la neige, leur yeux rouges luisant dans le noir, contrastant avec l'argent se déversant des cieux ; Ca y est, ils sont là, sans défense, à la portée de leur terrifiantes mâchoires. Il s'approche, la gueule ouverte, prêt à déchiqueter, de la bave coule de sa bouche grande ouverte... du sang coule de sa gorge grande ouverte.

Dans un reflex d'auto-défense, Skuaal avait d'un mouvement circulaire du bras, tranché la « gorge » de la « chose » qui le prenait pour son repas, mais il prit rapidement conscience du nombre de ses agresseurs. Arachnos réveillé, opta pour l'arc, Skuaal lui emprunta sa dague et opta pour un style de combat à deux lames où il excellait. Ils n'avaient pas l'intention de finir dans l'estomac de ces monstres.

- Sans danger à cause du feu, disais-tu ? Commença Arachnos alors qu'il encochait une flèche.

- Eh, tout le monde se trompe, je ne pensais pas avoir à me battre contre ces putains de Driders... Mais ces merdes vont le regretter, elles vont regretter de m'avoir gâché une bonne nuit de sommeil !

- Ola, vous devenez vulgaire très cher... mais j'acquiesce.

- Trêve de plaisanteries, Arach'. Coupa Skuaal.

Ses deux dagues volaient, coupant, tranchant tout, il tourbillonnait, assainant des coups ici et là dans l'abdomen, la tête, les pattes... mais ils étaient nombreux. Arachnos profitait de ce temps que son ami lui offrait pour préparer ses flèches avec une poudre explosive.

Il encocha une flèche, elle brillait d'un feu inépuisable. Il tira. La flèche de lumière fendit l'obscurité du tunnel et alla exploser dans un flash lumineux sur le plafond. L'explosion fendit la roche.

- Skuaal, en arrière !

Le rôdeur jeta un regard rapide au dessus de lui et procéda à un puissant bond en arrière. Il se remit en garde, du sang violet dégoulinait de ses dagues jumelles. Le plafond s'effondra sur les Driders dans un bruit sourd suivi d'un rideau de poussière. La lumière de la Lune inonda alors entièrement le tunnel, révélant une vingtaine d'adversaires restants.

Les rôdeurs grimpèrent sur les décombres, SKuaal attrapa son arc et rendu sa dague à Arachnos. En position, ils se mirent à asperger les Driders de flèches, effrayés par les explosions causées par la préparation explosive, ils battirent en retraite.

- Franchement, me déranger en pleine nuit... Dit Skuaal, tout en retournant dans sa couche.

- Quand bien même, j'espère que ce genre de petite fête nocturne ne se reproduira plus.

- Va te coucher, j'ai pas envie de te trainer demain, acheva Skuaal.

* * *

Le soleil brillait de tous ses éclats, les hauts sommets enneigés reflétaient sa lumière. La brise était fraiche et emplissait les poumons d'Arachnos qui se sentait se revigorer après une nuit inconfortable. Ils s'étaient remis en marche à l'aube, empruntant des chemins dégagés bordés d'arbres blancs. Quand ils arrivèrent dans une aire dégagée, il était passé midi depuis plusieurs heures. Ils firent une pause. Après avoir mangé, ils repartirent. Cette routine dura encore une journée entière, puis ils y arrivèrent. Le Rocher de l'Enclume.

Comme prévu, le blizzard soufflait, et la visibilité était extrêmement réduite. Ils s'étaient équipés de fourrures mais cela ne suffisait pas, déjà, ils avaient les lèvres gelées et ne sentaient plus leurs pieds. Au loin, on voyait l'ombre effrayante de nombreux troupeaux de minotaures, ils ne les remarquèrent pas.

En une heure, ils firent le tour de l'immense rocher, sans trouver la moindre trace d'une grotte. Puis ils finirent par se perdre dans la tempête.

- Skuaal, tu vois quelque chose toi ?! cria Arachnos. Le vent couvrait sa voix.

- Absolument rien ! On ne voit pas à deux mètres ! lui répondit l'ascalonnien.

- Mais elle doit bien se trouver quelque part cette grotte !

Plus rien, le vent siffla, puis Skuaal prit la parole.

- Arach'... dit-il d'une voix incertaine.

- Quoi !? Parle plus fort bon sang !

- ON EST AU SOMMET !

- QUOI !? C'est impossible !

Il couru rejoindre son ami qui scrutait le sol. De la neige s'élevait une immense roche, constamment en proie aux vents, si bien qu'elle était nue devant leurs yeux ébahis. Derrière elle, un ravin de plusieurs centaines de mètres.

- Bordel, il nous faut faire demi-tour !

- Je passe devant ! Dit Skuaal... mais la roche glissante le déstabilisa, il tomba dans la neige.

Alors qu'il tentait de se relever, une puissante bourrasque s'engouffra dans le creux de son corps recourbé. Il fut propulsé en arrière. Sans un bruit, il chuta dans le vide.

Terrifié par ce qu'il venait de voir, Arachnos se précipita au bord du ravin. Il n'y avait aucunes traces de Skuaal.

Il lui fallut un certain temps pour se ressaisir. Le froid lui faisait mal aux yeux et le vent l'irritait. Il ne savait plus quoi faire, sa condition physique l'empêchant de réfléchir posément, il devait juste retrouver Skuaal, c'est tout ce qui importait pour le moment.

Il fit au plus vite et se laissa descendre du sommet en courent, manquant plusieurs fois de peu de tomber. Ses bottes fourrées s'enfonçaient dans les épaisses couches de neige, il tomba à genoux. Il était en bas maintenant. Son équipement le pesait, la fatigue s'empara de lui.

Le brouillard en bas était plus dense, il scruta les alentours, il devait faire vite... vite, mais les ombres le rattrapaient, elles étaient sur lui maintenant ! Il ne pouvait plus leur échapper. Sa jambe gauche s'enfonça dans la neige. Il bascula. Les cornes du minotaure le percutèrent en plein dos, si bien qu'il en eut la respiration coupée et fut propulsé tête la première dans la neige. Les ténèbres s'emparèrent de lui. Il ne sut jamais combien de temps il été resté là, plongé dans l'inconscience, toujours est-il que la chaleur regagna son corps gelé, une douce chaleur qu'une main habile déversait dans son corps.

Il revint à lui. La première chose qu'il vit lorsqu'il ouvrit les yeux fut le visage inquiet d'une jeune femme. Il ne comprit pas tout de suite. Perturbé, il chercha du regard quelque chose de familier, il inspecta les alentours. Le blizzard avait cessé et un bon feu brulait non loin.

- Où suis-je ... ? Tenta-t-il difficilement, mais sa bouche était engourdie et il avait du mal à articuler.

- Tu... commenças la jeune femme, mais Skuaal, qui venait d'apparaître de derrière une colonne de glace l'interrompit :

- ...es en sécurité, ceci est la Caverne du Croc de Glace, dit il en décrivant de large mouvement avec ses bras, mais la vue du rôdeur était trouble.

- Eh ! s'exclama-t-il, et toi comment tu ? Et qui est cette personne ?

Petit à petit, ses sensations lui revenaient... il se rendit compte, finalement, que la femme était en fait à moitié allongée sur lui. La situation lui échappait. Elle eut un mouvement de recul et se releva en rougissant.

- Disons... que c'est ton ange gardien. Elle nous suit depuis Ascalon. Elle t'a trouvé à moitié mort dans la neige et t'a amené ici. Puis elle a utilisé son corps pour te réchauffer, elle maitrise les arcanes du feu. Eh, tu sais Arach', des fois j'aimerais vraiment être à ta place.

L'élémentaliste, gênée, baissa la tête. Arachnos ne savait pas quoi dire.

- Et... et toi !? finit-il par articuler.

- Moi ? bah, après ma chute, je suis... comment dire, passé à travers le plafond de la grotte, heureusement pour moi, la neige à amortie mon atterrissage, autrement je crois que... Quoi qu'il en soit, j'ai fait un feu. C'est à ce moment là que j'ai vu arriver cet ange te portant sur son dos. Si seulement tu avais pu te voir...

- ...Eä... Eäl' ? Se risqua l'élémentaliste.

- ...Vous... connaissez mon nom ? Skua... non, ce surnom...

- Tu ne te souviens vraiment de rien !? dit Skuaal sur un ton sévère.
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Kalendrack
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MessageSujet: Re: L’Epopée d’Eälerith Eldoras   Jeu 30 Avr 2009, 12:58

Chapitre bonus : La rivière et le village.

- J'ai faim.
- Moi aussi, pas la peine de le dire.
- On rentre quand?
- On rentre aussi vite que possible. Si t'es pas content saute a l'eau et va pousser l'embarcation !
- Eäl...
- Quoi?!
- Devant toi.

L'embarcation passa sous une massive branche qui s'étendait par dessus la rivière. Eälerith, qui était dos à l'obstacle, se retourna brusquement et se prit la branche en plein ventre. Alors que sa barque continuait sans lui, il restait accroché à la branche, au dessus de l'eau, paniqué. Ce qui fit bien rire Skuaal d'ailleurs. Le jeune homme sauta et disparu sous l'eau. Quand soudain l'embarcation vacilla avant de se retourner et de projeter Skuaal à son tour.

- Idiot.
- C'est toi l'idiot.

Ils se mirent à rire, emportés par le faible courant, et rattrapèrent la barque.

- On arrive.
- Manger !

Eälerith Eldoras mit pied à terre le premier, secouant la tête vivement dans l'espoir de faire sécher ses longs cheveux blonds. Skuaal Isankell sauta de la barque à son tour et attacha cette dernière à un arbre, il passa ses deux mains dans ses cheveux bruns, pour les recoiffer.

La jeune fille les observaient de derrière un tronc d'arbre : deux jeunes d'un peu plus de 12 ans, l'un blond aux yeux d'un bleu céleste, l'autre brun aux yeux d'un marron profond. Vêtus de loques trempées. Ils revenait d'une de leur traditionnelle « exploration » dont elle avait entendu parlé par hasard en les observant.


Skuaal et Eälerith étaient liés par une puissante amitié, qui semblait étrangement naturelle. Un jour, alors que le jeune Eldoras contemplait la rivière comme à son habitude, plongé dans son monde intérieur, « il » vint lui adresser la parole.
- « Arachnos » Eldoras, hein? C'est vrai que tu mérites ce surnom, mais tu ne m'arrives pas à la cheville !

Eälerith était intrigué, et il dut bien l'avouer plus tard, amusé par cet étrange individu.
« Arachnos » avait toujours été seul. Il ne recherchait pas le contact et était ignoré de tous, une existence qui lui convenait. Mais les choses avaient empirées quelques mois plus tôt.

C'était en fin de journée. Eälerith qui avait passé la journée à la rivière, aidant à l'occasion quelques pêcheurs, rentrait chez lui tranquillement.
Le soleil couchant inondait le petit village ascalonnien et se reflétait dans l'étroit cours d'eau qui traversait le village. Les gens s'affairaient au rangement des barques et autres filets. Déjà les premières lumières brillaient par les fenêtres, et les cheminées fumaient.
Un sentiment désagréable l'envahit. Eälerith marqua une pause. Ses pieds trempaient dans l'eau. Il baissa lentement la tête, comme fatigué, et plongea son regard d'azur dans le liquide rouge. Pris d'une soudaine panique, il sortit de sa stupeur et se précipita vers sa demeure, ignorant même d'où lui venait cette frayeur ou qui la lui avait inspiré.
Vide, la maison était vide. Elle n'était pas rentrée, sa mère était toujours quelque part dans les bois, et la nuit tombait.
Sans réfléchir, il attrapa un vieil arc usagé ayant appartenu à son père et partit vers les arbres à grandes foulées, sans se retourner, sous le regard intrigué des villageois et des enfants de son âge qui jouaient dans l'eau.

Quelques heures plus tard, il revint. Un sang inhumain couvrait son corps, étincelant sur sa peau nue à la lueur de la lune. Il portait sa mère inconsciente sur ses épaules et rentrait chez lui, le regard dur, ignorant les regards effrayés des habitants qui regardaient la scène depuis leur paliers, cachant les yeux de les enfants de bas âge.
Cette nuit là lui valu le surnom d' « Arachnos, le tueur d'araignées » en référence aux arachnides géantes qu'il était sensé avoir massacrées pour secourir sa mère, prise au piège d'une immense toile.
Mais les gens ignoraient les détails de ce récit. Ils ne se doutaient pas que, plongé dans l'obscurité, une lueur verte avait éclairé son chemin. Ils ignoraient que perdu, encerclé par une dizaine d'araignées géantes, il avait survécu. Mais surtout, ils ne pouvaient pas imaginer que ces même araignées ne l'avaient pas touché. Non, ces araignées l'avaient guidé à travers la forêt jusqu'à sa mère et l'avaient défendu de toute agression.
Ce n'était pas leur sang qui coulait le long de son torse, mais celui d'une abomination sans nom qu'il avait trouvé sur son chemin : un Drider.

La bête avait soudainement chargé, poussant un cri strident à glacer le sang, mais les araignées s'étaient interposées, surpassant en nombre la créature elles l'avaient immobilisée à l'aide de leur venin. C'était sans compter sur la magie. Pendant un instant ce fut le calme plat, soudain, tout devint vert, un vert malsain. Les araignées se tordirent de douleur, poussant des cris agonisants, avant de rouler sur le dos, mortes. Eälerith ne pouvait pas bouger, il n'était même pas capable de réfléchir. Tous ses muscles étaient figés. Pourtant, avant qu'il ne s'en rende lui même compte, il encocha une flèche poussiéreuse du l'arc de son père. Inspirant à plein poumons, il tendit la corde. Sa main tremblait sous la pression. Le bois du vieil arc craquait, il n'avait pas été tendu depuis des années auparavant, quand son ancien propriétaire partait encore chasser. Il lacha la corde, dans un dernier effort pour la faire remonter jusqu'à sa joue. La vibration de la corde, la puissance dégagée par le tir, le sifflement de la flèche dans l'air. Cela lui procura une sensation de plaisir qu'il n'avait encore jamais expérimenté. Perdu dans les bois et confronté à une abomination, Eälerith Eldoras était heureux.
La flèche effleura le dos de son adversaire, laissant apparaître un mince filet de sang violet. Une autre flèche siffla et alla se figer dans ce que l'on pourrait appeler « une épaule ». Sous le choc de l'impact, la créature tomba en avant, handicapée d'une patte. Il encocha une autre flèche, inspira, mais sans avertissement, le Drider bondit en avant comme un dément, déséquilibré par la perte d'une patte il trébucha au pieds d'Eälerith, projetées vers l'avant, ses pattes crochues arrachèrent ses vêtements brutalement et lui lacérèrent la peau. Impassible, « Arachnos » leva son arc. Une flèche transperça la gorge de la créature, puis une autre. Du sang gicla sur son torse nu.
Les rayons de la lune percèrent à travers les arbres, inondant la scène d'une lumière argentée.
Lentement il dépassa le cadavre et arriva jusqu'à sa mère, inconsciente. Quand il se retourna, le cadavre avait disparu, seuls restait ceux des araignées.

« Maître des araignées » eut été un surnom plus approprié, pensa Arachnos tout en souriant. Mais à l'exception de Skuaal, personne ne sut jamais rien de cette histoire.




- Oh, quel regard effrayant ! Insista l'individu, Skuaal... Skuaal Isankell ! Ajouta-t-il en tendant la main.

Devant tant d'énergie, Arachnos ne put retenir son sourire et il attrapa la main qu'on lui tendait.


- Ouah ! Je ne savais pas que tu savais faire ça aussi !

Le nuage qui obstruait le soleil passa, et les rayons transperçèrent le feuillage des arbres alentours.
Un vieil homme portant deux arcs s'approcha des jeunes. Il lança l'une des deux armes à Eälerith qui la réceptionna avec souplesse.


- Tu viens? Dit simplement l'homme barbu.

Skuaal ne put s'empêcher de l'analyser de la tête aux pieds. De longs cheveux gris tombant sur ses épaules, une légère barbe blanche, un visage aux traits fins mais pourtant marqué par de profondes rides, ainsi que quelques cicatrices. Il avait les yeux d'un gris pâle étonnamment vif. Sur ses épaules tombait, au dessus d'un vêtement en cuir garni de tonnes de sangles, un long manteau noir sur lequel figurait un vieil emblème presque effacé. Celui des Elus d'Ascalon.
Il savait qui il était, tout le monde au village le savait, mais que faisait-il avec Arachnos?

En cours de rédaction...


Dernière édition par Kalendrack le Dim 09 Jan 2011, 16:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L’Epopée d’Eälerith Eldoras   Ven 10 Sep 2010, 13:33

[HRP] Pour ceux que ça intéresse je viens de rajouter un bout. Et la suite ne va certainement pas tardé, elle est déjà écrite au brouillon. [/HRP]

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MessageSujet: Re: L’Epopée d’Eälerith Eldoras   Aujourd'hui à 11:47

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