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 Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.

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Talvi Tuuli, le septième
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MessageSujet: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Sam 27 Juin 2009, 16:38





Partie 1, chapitre 1.



Je ne me souviens de pas grand-chose de ma naissance. Ne serait-ce que je suis né le 92e jour (durant la saison du Phénix) de l’année 1046 A.E.. J’étais comme tous les bébés à la naissance je suppose.
J’ai grandis dans la forêt, entre le passage pour les Cimefroides et Ascalon, sur le chemin de l’Académie Nolani. Ma famille était une famille amoureuse de la musique et de la nature. Ensemble, ils formèrent la guilde nomade des « Capuchons pointus », une guilde d’artistes allant des simples musiciens aux cracheurs de feu ! Tous vivaient du spectacle et de leur réussite commune.

Je suis le noble fruit d’un amour entre Sylviana Tuuli, une chanteuse disposant d’une magnifique voix et de Talvi Tuuli, grand protecteur des loups dans le contient Tyrien. Mon oncle, Sylvien Tuuli, était cracheur de feu et à chaque spectacle, j’avais terriblement peur de voir surgir un dragon derrière notre roulotte. Quand je fus un peu plus grand, c’est ma grand-mère, Nyaäm Tuuli qui m’apprit comment obtenir l’aide des loups. Ma grand-mère connaissait la plupart des secrets du monde, de la grande Brill jusqu’aux confins du grand Nord. Ma grand-mère avait énormément voyageait jusqu’à en perdre son époux, Pierre de la Voile. Et bien qu’elle n’arrêtait de me contait cette histoire possédant le noble sanctuaire des Loups, elle m’avertit alors que je ne pourrais pas y aller.
Malré cela, je fus bien déterminé à moi aussi, charmés, protégé et bien entendu aimer les loups. Et ma grand-mère m’aida à cette chose. Notre petite troupe familiale posséder un loup et une louve. L’un blanc, l’autre noir. Ils adoraient venir me câliner quand je faisais un mauvais rêve le soir, c’était des énormes peluches vivantes. Nous avons beaucoup voyagé. Nous sommes allés en Kryte, Ascalon, Cantha, Istan ! Chaque spectacle étant plus divertissant que les autres.

Chaque soir, à la tombée de la nuit, à l’heure où les enfants doivent dormir. Ce sont les chants féminins de ma mère et sa sœur, Ellä Tuuli, qui venait me bercer. C’était des chants très beaux, fait sur le dialecte ancien des peuples du monde, je m’endormais à chaque chanson, les instruments semblant tirer sur mes paupières. A mes 7 ans, je me vis remettre le capuchon pointu de mon père. Vous avez déjà vu sa ? Un petit blondinet portant un magnifique capuchon vert foncé et la pointe faisant sa taille ? Je n’ai jamais pu m’en séparer. Mon éducation commença. C’est ma grand-mère, la sage d’entre tous qui m’éduqua, un enseignement druidique mais aussi de combattant car je ne voulais pas suivre les arts du cracheur de feu ou encore du simple dresseur de loup : je voulais ÊTRE un loup. Ma grand-mère commença alors, m’appris les mystères des chiffres et des lettres, des langages de la nature, du vent et des climats. J’étais très assidu à ces cours. Un jour, elle s’absenta. 3 longs jours et revint avec un magnifique arc en fer forgé par les nains obtenu à Sifhalla par un forgeron de Deldrimor. Malgré ce cadeau, elle m’interdit de l’utiliser avant d’avoir appris à ces côtés.
Et cette chose arriva très vite. Nous passions aux travaux pratiques. Chose pour laquelle je n’étais pas mauvais. Du moins avec son aide.

Et lors de mes 10 ans, le jour de mon anniversaire, une agréable surprise arriva à notre famille. Ce jour-là, notre louve mit au monde…un petit loup blanc comme neige. Ce fut non seulement mon cadeau d’anniversaire mais vous savez également ce qu’on dit, deux personnes qui sont nés le même jour, seront aussi les meilleurs amis. Aussi, le très jeune Talvi ce vit être mon compagnon et tous les deux nous pouvions maintenant nous entraîner au domptage. Ainsi, le petit train avança, moi et Talvi continuons de grandir.
Le jour de mes 16 ans, nous avons organisé un spectacle à l’académie Nolani, pour féliciter les jeunes Ascaloniens admis voir diplômé. Laissez moi le raconter, ainsi, vous en vivrez au moins un. Pour commencer, il y avait de nombreux étudiants et leurs parents pendant le spectacle. Les flammes de nos cracheurs volèrent dans tous les sens, impressionnant chaque personne présente. Très vite, la nuit tomba et les loups firent leur apparition sous des chants magnifiques, bondissant partout. Mais ce soir là était unique…C’est un soir où je suis tombé dans les yeux d’un ange. Alors que Talvi, âgé de 6 ans bondissait partout, je suis resté les yeux ébahit sur elle…Ses cheveux de flamme étaient unique, ses yeux d’émeraude m’ont emmenait à l’autre bout de la Tyrie. Rien qu’en la voyant, je savais que je devais finir mes jours avec elle. Son père ne semblait pourtant pas sympathique. Après le spectacle ma mère m’avait bien compris, elle me regarda en souriant, remit mon capuchon pointu dont mes longs cheveux blonds ressortaient. L’air gêné, je m’approchais d’elle.

« -Hum…euh…Salut. »
« -Salut. »
« -Je m’appelle Pilvi Tuuli…Je suis le fils des troubadours que tu as vu ce soir. Euh…Tu es à l’Académie depuis longtemps.. ? »

Elle ria en me regardant.

« -Je viens d’arriver à Ascalon, mais il y avait tellement de personnes qui en parler que je suis venue. »
« -Ah euh…C’était ton père derrière toi ? »

Elle ria une deuxième fois

« -Tu t’imagines trop de chose toi… »

Mais elle termina sa phrase par un soupire. Soupire que je n’avais pas compris jusqu’à aujourd’hui.

« -Oh…Je m’appelle Norwen. »

Me dit-elle en souriant comme un ange. On a continué à discuter pendant la soirée, je l’ai invitée à nous rejoindre près de notre feu de camp, l’ambiance restant festive, les instruments et les voix continuant de chanter. Talvi dormant, la tête sur mes genoux et moi continuant de discuter avec la tendre aux cheveux de flamme. Mais malheureusement, ces genres de choses ne sont que passagers et je ne pus exploiter plus de connaissances avec elle lors de cette nuit. J’aurais tant aimé avoir plus…

Le prochain départ était pour la Kryte, ma grand-mère ne le vit pas ainsi. Il était temps de devenir un loup, sous ma plus grande surprise. Elle m’accompagna jusqu’à l’arche du Lion, jusque dans les sous sols…

Et ainsi me libéra-t-elle.

Je ne reviens qu’à mes 18 ans, j’avais grandis d’esprit, grandis également au physique. Mes yeux bleus se sont effacés, montrant des yeux d’ambres sensibles à ceux d’un loup. En parlant de loup, Talvi a également pris de l’âge et de la maturité. Ma première idée fut d’aller au nord de la Kryte, pour m’y installer mais je me suis dis que…Peut être qu’elle se rappelait encore de moi, peut être même était elle encore à Ascalon.. ?


Dernière édition par Aderän Brümargent le Jeu 16 Aoû 2012, 13:41, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Sam 27 Juin 2009, 16:39

Partie I, chapitre 2




Après de longues hésitations, je me dis qu’elle m’avait oublié, après tout ce temps, que rien ne servait de courir après. Alors je suis parti vers le nord de la Kryte, m’installer. Le village de Beetletuun me semblait des plus accueillants, loin de la grande vie urbaine, dans un point de passage plutôt proche, je pouvais savoir qui rentrer et qui sortait. Nous achetions notre premier bien, moi et Talvi, je pensais être serein mais mon noble compagnon ne cessait de s’ennuyer, de dormir péniblement. Détestant le mal être de Talvi, le considérant comme le mien, nous partions. Mais où aller ?

De longues recherches me firent découvrir que la guilde des Capuchons Pointus n’étaient pas dissoute, qu’elle s’était même installée sur la côte ternie, à l’est. Elle habiterait une petite ferme, proche d’un étang. L’idée me parut sympathique, revivre avec ma famille. Le voyage fut entrepris. Il me fallut 5 mois pour arriver à traverser la jungle pour me retrouver sur la côte. Mon accueil fut très chaleureux, ma mère fut heureuse de me prendre dans ses bras et mes oncles de me donner une grande tape dans le dos. Talvi et moi avions retrouvé, définitivement, notre calme et notre sérénité d’autrefois. Nos loisirs fut divers et variés, ma mère et ses sœurs (qui possédaient maintenant de très beaux enfants) continuaient de chanter et nous, très bon musiciens de les accompagner ne serait-ce qu’à la flûte. Mes oncles, mon père et moi-même adorions partir à la chasse, le coin regorger de biches et de cerfs aux pelages magnifiques. Je fus extrêmement satisfait d’avoir une telle vie. A certains moments, Talvi et moi partions dans la forêt à quelques centaines de mètres et nous partions en chasse, il était « mon maître » dans l’apprentissage d’être un loup, il était né comme sa et moi, je le suis devenu par la bénédiction du grand nord.

Ma grand-mère avait quitté ce monde deux mois auparavant et j’allais me rendre sur sa tombe très souvent, pour l’enseignement qu’elle m’avait donné et aussi pour l’amour que j’avais reçu. Je ne sentais jamais forcé d’y aller. Je ne l’ai jamais perçu comme un « devoir » mais quelque chose de normal. Je déposais, à chaque fois que j’y allais, un iris. Je me souvenais qu’elle aimait Ascalon comme si elle était Ascalon elle-même. Je me faisais mal à chaque fois que je pensais d’Ascalon, j’y avais laissé mon cœur là haut je suppose. Peu importe, j’ai appris, que lorsque j’étais partis pour le nord et ma famille pour la côte ternie, qu’Ascalon avait souffert d’une plaie brûlante que personne n’aurait pu éviter. Ascalon fut détruite, l’herbe brûlée, les fleurs enterrée et probablement ma propre rose aussi. Cette vision de retrouver son cadavre, ou plutôt son squelette, m’aurait terrifié. Pourtant, quelque chose me fit croire qu’elle était encore vivante. Je ne sais quoi, quelque chose dans le vent, un parfum d’iris frais et de cendres…

C’était pendant la saison du Scion, nous devions partir pour l’Arche, retrouver de quoi nous habiller, de réparer voir même de nouvelles armes. Talvi n’était pas tellement fasciné par la ville, il se faisait bousculer souvent jusqu’à ce qu’il montre les crocs et moi aussi. Nous ne cherchions rien en particulier mais restions souvent ébahit devant le boucher et ses gigots d’agneaux. Nous restions là, à les voir cuire jusqu’à ce que le cor de chasse sonne. Ce jour-là fut particulier, nous restions assis par terre, contre un mur devant le boucher quand Talvi tourna brusquement la tête et elle était là. Grandit mais présente. Un large sourire m’était apparu sur le visage tandis que je frottais la tête de mon noble compagnon au pelage neigeux.

« -Va lui dire bonjour, elle te reconnaîtra forcément » lui dis-je avant qu’il parte tirer sur le tissu de l’armure de la jeune rôdeuse.

Elle tourna les yeux sur Talvi et le reconnut immédiatement, elle lui frotta la tête en lui répétant : « Il est où ton maître, hein ? » avant qu’il ne se décide à revenir vers moi. Nous étions probablement tous les deux heureux de nous revoir. Après une longue discussion, sur laquelle nous étions devenus nostalgique et partagions nos souvenirs. Malheureusement le temps passa rudement vite, et le cor de chasse hurla. Pur réflexes ou simple envie de ne pas vouloir la perdre une seconde fois, je l’ai portée jusqu’à la petite carriole qui nous servaient à faire les allers et les retours entre l’Arche du Lion et le lac des deux serpents. Elle fût amusée. Ma mère prit soin d’elle comme si c’était sa propre fille et mes tantes semblaient faire de même. Chaque soir, Norwen mangeait avec nous. Il lui arrivait même de participer à notre musique, c’était une talentueuse joueuse de flûte !

Un matin, je partis pêcher avec Talvi pour espérer avoir un beau saumon le soir venu. Norwen décida de m’accompagner. Elle prit sa canne à pêche, un seau et vint avec moi sur le lac. L’eau était assez agréable pour y mettre nos pieds (qui apparemment, ne sentaient pas mauvais vu le nombre de poissons qui vinrent nous chatouiller ceux-ci plusieurs fois). Pendant la pêche, qui fut décidément très longue, nous allongions dans l’herbe frâiche et il arrivait à Norwen de poser sa tête à côté de la mienne avant que je dépose un baiser sur la tempe de celle-ci. Cela arriva plusieurs fois avant qu’il ne soit considéré comme un vrai baiser d’amour. Elle avait tout pour me plaire : elle était ravissante, plaisait à ma famille et me plaisait moi. Je crois que Talvi n’a jamais grogné sur elle. D’ailleurs je pense même qu’elle devait lui donner de la viande en douce…


Dernière édition par Pilvi & Talvi Tuuli le Ven 22 Avr 2011, 20:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Sam 27 Juin 2009, 16:39

Partie I, chapitre 3



Bien que mes jours avec Norwen s’écoulait doucement et m’étais très agréable, je réfléchissais à Ascalon. Je voyais de nouveau cet énorme rempart au Nord de la ville, montrant une puissance défensive que nul ne pourrait vaincre avec de simples armes de siège et encore moins avec une épée ou un arc ! D’après moi, la seule puissance qui pouvait rivaliser avec cette ultime défense était les Dieux. Norwen me raconta, qu’en réalité, les charrs utilisèrent une puissante magie qui vint à raser le royaume. Il n’y avait pas de mot pour exprimer ce que je ressentais. Une chimère, voilà de quoi il s’agissait, une ignoble chimère. J’expliquais à Norwen qu’il fallait que je constate les dégâts de mes propres yeux, seul, et la laisser avec Talvi.

Sans trop me poser de question, elle me libéra, me permit d’y aller. Traverser le continent en humain n’est pas simple du tout, vous y passez minimum un an ne serait-ce pour l’aller. Mais en forme de loup alors ? J’ai mis précisément 2 mois. Raccourci, vitesse, j’ai même failli perdre la vie lorsque je suis arrivée en haut d’une colline.
Quand je suis arrivé sur ces terres cauchemardesques…Je n’ai vu qu’un désert carbonisé, un cimetière gigantesque. L’image vous paraît peut être exagérée, vous l’avez peut-être vécu, et pourtant c’était bien ce que je ressentais. Je suis arrivé dans l’ancien village de Surmia, je me demande combien de fois j’ai marché sur un crâne sans trop savoir à qui il était. Longue marche de deuil, ne pouvant croire à mes propres visions, pour vous expliquer dans quelle confusion j’étais plongé. Soudain, un grognement, il ne ressemblait à rien de ce que je connaissais, alors je me suis caché dans une petite maison en ruine, observant au dehors de mes yeux ambre. Les charrs. C’était donc eux le ‘pourquoi du comment’. Ils étaient trop nombreux pour que je puisse en assassiner un. Une fois cette funeste assemblée partie, je partis pour les vestiges d’Ascalon et à ma grande surprise il y avait encore de la vie et des survivants, là haut. Effrayé de mes souvenirs de ce que j’avais quitté et de les comparer à ce que je voyais, je décidais de plus y retourner, qu’il était déjà condamné à une mort certaine. Et pourtant, je n’étais pas persuadé de cette mort irrévocable.
Une fois rentré, j’ai compris qu’au final, l’enfance de Norwen, seule, n’avait rien de comique. Chaque jour était différent après sa, comme si l’on m’avait ôté tous mes cauchemars pour les remplacer par un seul, unique : et si ce qui arriver à Ascalon pouvait s’étendre au Nord ?

On fit un anniversaire, puis deux, puis trois…Et une fois que l’on avait pris un peu d’âge, on décida de se marier. Il y avait peu de monde ce jour là, il me semblait pourtant avoir vu un type bizarre (vous voyez, limite avec des branches dans l’nez) et je compris bien plus tard qu’il s’agissait du père de ma nouvelle femme (comme quoi hein, on peut avoir des branches dans le nez et être un père comme les autres). J’avais appris, que ce type était un mystère vivant, apparemment, il s’était limite fait bouffer par des charrs mais il a réussi par s’en sortir on ne sait comment (et tout sa avec des branches dans le nez ?). Un an plus tard, pendant la saison du Scion (décidément, il y a plus truc en rapport avec moi durant cette saison), un petit enfant vit le jour dans le ventre d’une femme aux cheveux de feu. Ce jour-là, mes parents, mes oncles et mes tantes et mes neveux et nièces firent éclater plusieurs centaines de feu d’artifice canthien tout en chantant et dansant autour d’un feu de joie.
La morale, croyez-moi je la retiens, même si l’on a vu les pires horreur de sa vie, et que l’on tombe de la grande des montagnes, une branche finit toujours par s’accrocher à votre pantalon pour vous sauver la vie. Et ceux qu’elle que soit la situation, il n’y a pas d’impasse, on peut toujours escalader ce qui nous bloque pour aller plus haut.
Norwen et moi décidons de prénommer notre fille « Ellämä » un petit symbole de vie auquel on tient tous. Et pour moi, comme pour Norwen, elles restent mes raisons de rester.
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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Sam 27 Juin 2009, 16:57

Partie I, chapitre 5.
Frontières.





« Pilvi Talvi Jørn Tuuli ? »

« -Présent, maître. »

« -Prêtez serment, le 5ème du druide. »

« -Par le chêne et par le vent,
Ô terres agonisantes,
Je vous protégerais comme un million de soldats,
Pour la bénédiction de Melandru sur la Tyrie. »

« -Bien, la grande communauté que je représente vous donne maintenant l’autorisation, suite au succès de votre initiation druidique ainsi qu’au milieu préservé d’exercer le druidisme. Bon courage dans vos actions futures et que Melandru veille sur vous comme elle a veillé sur Ewan et ses hommes. Bienvenue à vous 1.062ème druide humain de Tyrie. »

Enfin ! Après maintenant une dizaine d’année d’apprentissage de la nature, d’un baptême druidique, d’une initiation et d’une preuve finale, je réussis à rentrer dans le sacro-saint temple de Melandru ! Je ne suis plus un banal rôdeur à présent ! Je suis considéré comme un protecteur de la forêt, de Melandru, capable de ramener une terre friable et desséchée à la vie. A ce moment présent, je ne puis vous exprimer quelle joie m’envahit mais je puis vous dire qu’elle est grande.

Mes journées se résumèrent à prier dans le cœur du Maguuma et veiller à l’équilibre de la nature. Nous nous baladions des heures avec Talvi, croisant parfois un membre de la Lame Brillante, lui aussi bienveillant de cette immense forêt. Je discute avec mes nouveaux amis chaque jour qui m’apprennent eux aussi énormément de chose, nombre de raccourci et de téléporteurs que je ne connaissais pas leur permettant d’aller plus vite dans leurs déplacements.
Ils m’apprirent également les nouveautés et les découvertes que je n’avais pas pu apprendre. Cependant, les druides restent un cercle invisible, seuls les druides sous la forme ‘pure’ peuvent révéler qui ils sont où se montrer sous de grands jours. Personne n’a jamais vu un druide vivant et il faut que sa continue.

Malgré cela, je ne savais pas si j’étais tombé sous un réel culte de Melandru ou à une secte qui me forcés à agir en vrai druide (et de récolter certaines plantes, protéger certains secteurs de la jungle) pour des fins peut être criminel. Je ne savais pas réellement.
Tout ce que je savais, c’est qu’une page de ma vie était tournée…

Fin de la Partie I : Introduction et conclusion du passé.
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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Sam 18 Juil 2009, 13:27

Partie II






Chapitre I
Lorsque le passé revient à la charge.




Ce fut uniquement deux mois après que Pilvi fut gratifié par Melandru, que ce dernier se décide à rentrer chez lui, sur les bords de la mer Krytienne.
Le pas léger, mais le cœur lourd de ne pas avoir vu sa famille pendant un long moment. Le ciel était un miroir qui reflétait ces émotions...Gris, éclatant et surtout orageux. Il appréhendait son retour, surtout les colères de Norwen pour avoir mis si longtemps à revenir... Mais quelque chose avait changé, une chose qui était né du tranchant d’un croc pour au final grandir en lui. La pluie se mit à tomber sur le sable blanc et le rôdeur ne pressa pas le pas, son fidèle ami au pelage blanc non plus. Les deux compagnons n’étaient désormais plus très loin de la « Tanière ».

Lorsqu’ils arrivèrent, ils ne frappèrent pas à la porte, ils ne griffèrent pas la porte, ils sont rentrés, tout simplement. Les meubles étaient couverts de poussières, la cruche d’eau était vide, le pain avait moisi. Il était clair que personne ne les avaient attendus aujourd’hui. Il posa son sac au sol lorsque la porte se referma derrière lui.


« Eh bien Pilvi. Voilà maintenant plusieurs semaines que j’attendais ton retour. »
« ... »
« C’est moi, Finn ! »
« Finn ? Thomas Finn ? Le garçon avec qui je jouais étant petit ? »
« Lui-même ! Il est bon de te revoir ! Je croyais... que tu étais mort, ou que tu n’osais plus revenir avec le contexte politique de la Kryte ! »
« Contexte politique ? Que veux-tu dire ? »
« Pilvi, notre guerre de patriotisme à commencé, mon frère ! La Lame Brillante à besoin de ton savoir pour gagner contre le Blanc-Manteau ! »

Thomas lui tendit une feuille de papier, qui avait l’air très endommagé par le nombre de pliage qu’elle avait subie. On pouvait y voir une image représentant Saul d’Alessio, fondateur du Blanc-Manteau qui demandait au peuple d’obéir. Mais l’affiche fût trafiquée et on pouvait lire « Démanteler ! ». L’unique lame entourée de ronces était l’emblème de la Lame Brillante, mais désormais, une main tenait fermement cette lame. Il était venu le temps d’agir.

« ... »
« Alors, qu’en dis-tu ? »
« J’en dis que je ne sais pas où sont ma femme et ma fille. J’en dis que ma maison tombe en ruine. J’en dis que je suis affamé. J’en dis que je n’ai plus une seule pièce d’or sur moi. Et j’en dis surtout que la princesse Salma doit devenir reine de Kryte ! »

La sentinelle de la Lame Brillante étira un sourire sur son visage, désormais, une nouvelle recrue connaissant bien les forêts de Kryte était du côté des rebelles. Thomas posa sa main sur l’épaule du rôdeur.

« Allons au camp, tu partageras ma tente, nous boirons des chopines ou de l’eau de source, nous chasserons le minotaure et une fois que tout sera terminé, nous reconstruirons la Kryte et t’offrirons une place où vivre en sécurité avec ta famille. »

Et les deux hommes laissèrent la bâtisse en ruine derrière eux pour partir vers les landes de Talmark. Dans son esprit, Pilvi ne voulait pas devenir un héros, ni même sauver quelqu’un. Il cherchait les restes de sa famille, sans savoir où elles étaient, et surtout, une tranquillité perdue depuis bien longtemps. S’il fallait payer le calme par la guerre, alors il le ferait.
Pendant le voyage vers les landes de Talmark qui lui était bien connu, c'est la nostalgie qui avait envahit le rôdeur. Il se souvenait que petit, lui et son fidèle ami à fourrure blanche jouaient à proximité, loin de l'Arche du Lion et du Blanc-Manteau. Il se souvenait des longues courses contre l'animal qui se transformait souvent en partie de chasse...Puis ils arrivèrent au village de Dakutu. Au commencement, ce petit village n'était qu'une ferme, mais depuis l'arrivée de la Lame Brillante, il était clair que l'endroit avait gagné en population. Les affiches de propagande étaient collées et les bannières de la Lame Brillante flottaient doucement dans le ciel bleu.
Thomas Finn, la recrue qui avait accompagné Pilvi lui tendit un vêtement vert. La bête des bois regarda cet accoutrement en haussant un sourcil.


« L’uniforme de la Lame Brillante. »
« Mmmm. J’ai pas envie de le prendre, si ce n’est qu’une guerre en uniforme. Mais je te promets que lorsque tout sera fini, je le porterais. »
« En tant que garde royal, hein ? »
« Exactement. »

Le temps n’était pas si long que ça sur le campement. Tout le monde était très actif. Tandis que les sentinelles surveillaient patiemment les horizons, les recrues s’entraînaient ou coupaient du bois pour agrandir le campement. Préférant, à n’importe quel prix resté en vie lors de cette guerre, Pilvi décida de se charger des tâches manuelles. Y’a pas de mal à s'improviser bûcheron, non ?
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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Mer 21 Avr 2010, 16:19

Chapitre II
Un appel aux armes.


« Fils et fille de Kryte ! Il est venu le temps d’agir ! Il est venu le temps pour la Kryte de se libérer de l’oppresseur ! Il est venu le temps à la Kryte de retrouver SA REINE ! »

Les hurlements de la foule de recrues de la Lame Brillante étaient accompagnés d’applaudissement. Bartholos avait vraiment le chic pour remonter le moral des troupes ainsi que pour les motiver à la bataille. Je me contentais d’applaudir, un sourire aux lèvres tandis que Finn renversa sa chopine et que Talvi lécha les quelques gouttes de bières qui tombèrent.

« Mes frères ! Que ce soit ce soir ! Demain ! Ou dans 30 ans ! PERSONNE ne volera le trône de notre Reine ! »

Une nouvelle fois, les hurlements arrachèrent mes tympans. Vous l’avez sans doute deviné, l’heure de la bataille est venue. Le Blanc-Manteau allait s’apprêter à recevoir une offensive directe (mais uniquement morale, nous n'étions pas assez... pas encore) de la Lame Brillante. Et cette offensive, elle était pour demain, demain, nous allons signer la déclaration de guerre. J’avais bien compris que Bartholos voulait nous galvanisés pour mettre tous les espoirs de notre côté. L’Avant-garde d’Ebon, dernier fragment des forces ascaloniennes sur le front, ne pouvait envoyer d’armée et le Blanc-Manteau allait sans doute nous envoyer ses fameux « Invisibles ».

Personne ne semblait s’en soucier, le temps était à la fête. L’alcool coule à flot, la musique est assise autour d’un bon feu et le porc salé est particulièrement savoureux. Pourtant, je me suis presque ennuyer. Pourquoi ? Les souvenirs sont une terrible arme... Et voilà que la nostalgie me revenait. Les soirs autour d’un feu... Avec Norwen... Mon père et ma mère... Aucune façon de les rejoindre.

« Vous aussi, n’est-ce pas ? Ils vous ont tout pris. »

Je tournais mon visage vers l’interlocutrice, elle avait la peau blanche mais je ne pouvais voir son visage, dissimulé sous un capuchon.

« En réalité, j’ignore s’ils m’ont effectivement pris ce que j’avais de plus cher... »
« Oh. C’est un maux des plus terribles. »
« Il est vrai. Vous ne participez pas à la fête ? Après tout, Salma sera bientôt notre Reine. »
« Je vous retourne la question. »

Le capuchon avec qui je discutais me semblait bien étrange. Et pourtant, j’étais serein en discutant avec lui.

« Comment voulez-vous ? La nostalgie m’enivre, on ne peut faire la fête avec un tel poids. »
« Alors je ne devrais pas faire la fête non plus parce que mon peuple est sous un oppresseur. »

Je suis resté bouche bée pendant plusieurs minutes : la femme avec qui je conversais était la Reine ! LA REINE ! Je ne savais quoi dire et mon visage a probablement pris des teintes rouges tomates.

« Je suppose que vous êtes celui que les recrues nomment «Douce-patte au capuchon pointu » ? »
« C’est... c’est exact votre Majesté, mais je m’appelle Pilvi Tuuli. »
« Tuuli ? La petite bande de troubadour très connue dans la contrée krytienne ? »
« Eux-mêmes. »
« Oh, ravie de vous rencontrer. »
« J’aurais aimé que ce soit dans d’autres conditions votre Altesse... Et tout le plaisir est pour moi. »

Elle me tendit la main. C’était la première fois que j’hésitais autant, que fallait-il faire ? Lui serrer la main comme à un homme ou bien lui faire le gracieux baisemain de la cour ? J’ai fini par lui taper amicalement la main, comme lorsque l’on fait un échange. Aujourd’hui, j’ai honte mais elle a bien rit.
Nous nous sommes mis à discuter une bonne partie de la nuit, à parler de la guerre, de nos familles respectives... (Et croyez-moi, les familles de troubadours et les familles royales ont peu de différences.) Après une bonne partie de rigolade avec nos frères et sœurs complètement ivre, nous nous sommes mis dans un arbre pour regarder les étoiles. Je sortis ma pipe en chêne et la bourra d’herbe-à-charr avant d’y craquer une allumette et y laisser échapper la douce fumée verte de sa bouche.

« Vous voyez, votre Altesse, là-haut, c’est la constellation d’la victoire. »
« Elle porte vraiment ce nom ? »
« Nan, mais j’voulais la nommer comme ça. »
« Aaaaaaah, monsieur Tuuli, vous êtes un sacré blagueur. J’ai besoin de repos, passez une bonne nuit. »
« Je vous remercie... et vous souhaite la même chose, majesté. »

Alors que son altesse descendit de l’arbre d’un simple saut, je continuais à fumer mon herbe-à-charr (Tiens, je vous en ai jamais parlé ? C’est une herbe que les charrs faisaient pousser un temps et s’en servir comme une herbe médicinale. Evidemment, à chaque inspiration, on sent la flamme passer dans la gorge.) Et là je me suis mis à penser. Les prochains jours n’allaient être que rapport d’éclaireur et (probablement) rapide contre-attaque. Connaissant bien les lieux, j’avais fini éclaireur (et oui, j'ai abandonné les travaux manuels à partir du moment où... le camp était fini. Et que faires meubles, c'était pas mon truc.), et j’allais servir le troisième jour de guerre sur la kryte nord. J’avais déjà reçu mon ordre de mission, marqué de l’emblème de la Lame Brillante. J’allais servir trois fois, le troisième jour, le quatrième jour et le jour du grand-assaut (Est-ce vraiment utile de vous dire que si notre Reine se plante, je suis mort ?). Mais ces missions ne me font rien, étrangement, je veux juste que ma femme et ma fille soient en sécurité. Je dois me répéter. Je suppose que l’herbe-à-charr et la fatigue y participe...


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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Dim 23 Mai 2010, 12:25




Page d'Honneur.


(Cette page, complétée par Pilvi, recense tous les articles et documents en sa possession, qu'il soit administratif ou trouvé dans un simple journal.)






« Amis, frères, familles. Krytiens. Voilà ce que nous sommes aujourd’hui, des krytiens. Nous avons tous le même but et le même combat : nous voulons que la Paix et la Liberté soit les maîtres mots de notre royaume. Et vous le savez tous : ce combat ne sera pas aisé.
Mes frères et mes sœurs, aujourd’hui, je vous fais un appel. Je vous demande de vous unir, pour que l’humanité triomphe ! Ainsi, nous ne laisserons pas le Blanc-Manteau s’approprier nos terres ! Nous ne laisserons pas le Blanc-Manteau s’approprier nos écoles ! Nous ne laisserons pas le Blanc-Manteau s’approprier nos droits ! Nous ne laisserons pas le Blanc-Manteau dormir en paix !
Mes frères et sœurs, aujourd’hui, s’élève une nouvelle nation qui luttera contre la tyrannie ! Les anciens vents de l’Ouest et de l’Est se sont éveillés et ont balayés les nuages de la Peur !
Cette lutte n’est pas finie, mais je vous demande d’agir comme s’il était impossible d’échouer !

IL N’Y A QU’UNE REPONSE A LA DEFAITE, ET C’EST LA VICTOIRE ! »

    - Discours de Pilvi Tuuli, lors de sa promotion au grade de lieutenant des forces de reconnaissance krytienne.







Dans les petites rues de l’Arche du Lion, la misère est en défaite, comme le Blanc-Manteau. En effet, le lieutenant Pilvi Tuuli participe activement à une soupe populaire afin de nourrir ceux qui ont perdu énormément pendant la guerre civile. « Nous délaissons beaucoup trop le peuple, et pourtant, c’est lui qui fait avancer nos armées. » a déclaré le jeune lieutenant. « Il est bien que des hommes doué d’humanité reviennent lorsque la Kryte a les pieds dans la boue. » m’a confessé une mère de famille qui, désormais, pouvait allaiter son nourrisson sans crainte.
L’initiative semble venir du gradé lui-même et plusieurs membres de la Lame Brillante ont accepté sa demande d’aide. Nous pouvons désormais déclaré que la Kryte est sur une bonne voie !


    - Extrait d’un article de journal. L’article en question porte sur les exploits de la Lame Brillante.








« Hier soir, au crépuscule, le lieutenant Pilvi Tuuli était au port de l'Arche du Lion. Dans mon infini sagesse, j'ai décidé d'avoir un entretien avec cette nouvelle personnalitée digne du lieutenant Thackeray de l'Avant-garde d'Ebon.

« Quels sont vos objectifs auprès de la Lame Brillante ?
- Pour le moment, rien d'important, je me concentre sur ce que l'on me dit de faire et d'aider la population. J'espère que cette guerre civile se terminera très vite, le peuple ne pourra pas plus supporter tout ça.

Trouvez-vous cette guerre difficile ?
- Autrefois, nous étions reclu dans les Landes de Talmark et nous n'avions que des rôles de "Résistants contre la tyrannie". Maintenant, tout est différent, il y a du mouvement absolument partout en Kryte et nous avons absolument besoin d'aide pour encercler la menace. De plus, le Blanc-Manteau a repris des forces et il est devenu vraiment coriace à abattre. Alors, oui, cette guerre devient vraiment difficile.

Avez-vous des projets personnel pour la Lame Brillante ?
- Oui. Ces derniers jours, lors d'embuscades, j'ai pu voir que certains éclaireurs du Blanc-Manteau disposaient de tigre blanc. Or, cet animal ne vit que dans la forêt d'échovald. Tel que vous me voyez, là, près du port, je m'apprête à prendre un bâteau et arriver en secret à Kaineng pour mener une petite enquête sur la présence de ces bêtes. Est-ce que Cantha participe à la guerre de façon secrète ? Est-ce que ces bêtes proviennent de la ménagerie Zaishen ? Je n'en ai aucune idée. »

A la suite de ces questions, le lieutenant m'a salué poliement avant de prendre un navire dirigé par un marin douteux... aux airs luxons. »

    Entretien avec Pilvi Tuuli




Suite à son enquête menée à Cantha (pourtant sans succès) le méconnu lieutenant Pilvi Tuuli est monté en grade pour « Initiative personnelle et aide à la population de Kryte en temps de guerre ». Même si cette promotion est très contestée dans les nouveaux ‘clans’ politiques de Kryte, il est certain qu’elle ne changera pas grand-chose ! Le lieutenant-colonel s’est lui aussi montré nonchalant lors de la célébration. Il affirme que ce n’était pas une priorité, mais qu’il respectera les responsabilités qu’on lui a confiées.

    - Article concernant la montée en grade du Lieutenant-colonel Tuuli.



AVIS DE RECHERCHE

Perdu: Talvi Tuuli, loup blanc provenant du grand nord Tyrien.
Prime: 50,000 pièces d'or.
Dernier endroit connu: Cimefroides du sud.

Merci de vous adresser au lieutenant-colonel Pilvi Tuuli au donjon de l'arche du lion. Toute tentative d'usurpation sera sévèrement punie.



Formulaire de ménagerie n°0036.
Propriétaire: Lieutenant-colonel Pilvi Tuuli. Emplacement réservé: 5 dont 2 vides.


  • Talvi.

Loup des Cimefroides du nord. Régime alimentaire: viande, la préfère cuite.
Talvi est très proche de son maître qui semble le considéré comme un ami, il ne loge pas (ou très peu) dans son emplacement à la ménagerie, toute la nourriture doit être apportée au quartier résidentiel du donjon de l'Arche du Lion. Déclaré disparu pour le moment.


  • Pirine.

Poussin moa noir. Régime alimentaire: grains d'orge, de blé et parfois, du riz.
Pirine est un jeune poussin, éclos entre les mains du lieutenant-colonel qui y tient énormément. Celui-ci est en pleine croissance et reste donc avec son maître plutôt qu'à son emplacement à la ménagerie. Il ira une fois grandit car il sera probablement impossible de le garder près de lui.


  • Aderän.

Loup des collines d'Ascalon. Régime alimentaire: viande.
Aderan est un compagnon de jeu de Talvi, bien qu'il soit vieux, il apprécie énormément le confort de son emplacement à la ménagerie. Ne surtout pas déranger quand il se repose !


  • Achantis.

Veuve noire. Régime alimentaire: insectes, à un goût pour les mantes religieuses.
Achantis a été débarrassée de son venin mais ses crochets sont très puissants ! Arachnophobe s'abstenir. Méfiance: le sol de son emplacement est très collant.


  • Melltith.

Louve grise. Régime alimentaire: lait, viande.
En pleine croissance, il s'agit de la portée de Talvi. Le propritétaire de loi est le lieutenant colonel mais, autrement, le véritable propriétaire est sa fille Ellämä. L'emplacement est occupé pour le moment et sera vide une fois Norwen et Ellämä Tuuli déclarée "Vivante".


Lu et approuvé, Tuuli.


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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Lun 07 Juin 2010, 20:40

Chapitre III
Même les muscles ont une mère.






(Sylviana Tuuli à l'âge de 32 ans.)

J’ai embarqué sur un navire, afin de partir sur Cantha. Ce navire est à une vieille connaissance mais je n’ai pas le temps d’écrire son histoire, la chandelle à mes côtés faiblit et l’encre commence à manquer.
J’ai donc accosté, avant-hier matin, sur l’embarcadère proche de la place du marché. L’agitation qui y règne pouvait me permettre de me faufiler tranquillement à travers la foule (et ce, sans que l’on remarque mon uniforme). Je n’étais pas sur l’empire du Dragon par hasard, je devais mener ma petite enquête par rapport à la présence de tigre blanc dans les armées du Blanc-Manteau.

Je me suis mis en route pour Kaineng, la grande cité canthienne du Nord. Ce n’était pas la première fois que j’y allais, les rapports Tuuli/Canthiens ont toujours été très amicaux (probablement une question culturelle, allez savoir) et je commençais à bien connaître la ville (Je ne l’avais visité que deux-trois fois auparavant). Cependant, sur un territoire ne « souhaitant pas participer à la guerre civile de Kryte », je n’avais aucune autorité et donc aucun moyen d’atteindre des informations provenant des différents ministères.
Ce qu’il me fallait, c’était un témoin oculaire. Par chance, je connaissais quelqu’un, victime de persécutions, qui avait quitté le royaume de Kryte pour demander l’asile à Cantha.

Cette personne était ma mère, seule survivante des prisonniers Tuuli abattus par ces chiens du Blanc-Manteau. De peur que le Blanc-Manteau gagne la guerre définitivement, elle préféra partir (la queue entre les pattes comme on dit) vers l’empire du Dragon qui, grâce à l’amitié qui lié la plupart des Tuuli à celui-ci, accepta son arrivée.
Elle logeait dans une des résidences en suspension très confortable près du centre ville. Sautant les escaliers trois par trois, bousculant quelques personnes sur le pont, je me suis retrouvé devant la minuscule porte d’entrée où j’ai frappé trois petits coups. Une femme, aux yeux ambre et aux cheveux gris, ne put s’empêcher de me serrer dans ses bras lorsqu’elle me vit.



    « C’est mon Pilvi ! Mon petit louveteau adoré ! Qu’est ce que tu fais ici ?!
    -Eh bien, je viens pour le boulot... Mais je voulais savoir comment tu allais également.
    -Entre ! Tu es ici chez toi mon garçon. »



J’ai baissé ma tête (mouvement inutile car mon crâne à tout de même fait connaissance avec le haut de la porte) et j’ai observé les lieux.
Il est vrai que les appartements canthiens sont très luxueux... et incroyablement calme au vu de la cacophonie qui règne à l’extérieur. Les lumières rougeâtres de l’extérieur donnaient une agréable sensation sur les portes en papier et le parquet fit un doux grincement peu désagréable.



    « C’est donc ici que tu vis désormais ?
    -Oui ! C’est très calme, tu devrais venir vivre à Kaineng avec Norwen et Ellämä, c’est plus sûr que ce royaume où la guerre règne. Et au moins, tu serais propre ! Regarde-toi ! Tu sens le bois brûlé et tu as encore un peu de terre sur les mains !
    -Il est vrai que mon hygiène ainsi que celle de Talvi ne dépasse pas la tienne. Mais tu sais très bien que je... Enfin, nous détestons la ville. Je ne pourrais pas vivre là si ...
    -... loin de tes arbres, tes rivières et de tes montagnes. Je sais, je sais. Tu as débarqué il y a longtemps ?
    -Il y a environ deux heures. Pour environ 10 heures de voyage.
    -Et te connaissant, tu n’as rien avalé.
    -Euh...
    - Installe-toi. »



On obéit TOUJOURS à sa maman, je me suis assis et j’ai attendu. Elle brûla plusieurs petits bâtons d’encens qui embaumèrent la pièce. J’avais l’impression qu’elle essayait de camoufler ma mauvaise odeur. Elle revint quelques minutes plus tard avec un repas chaud dans les mains... sur lequel je ne me suis, évidemment, pas retenu pour sauter dessus. Jusqu’à m’en coller partout sur le visage.


    « PILVI TALVI JØRN TUULI ! Où as-tu appris à manger ?! Chez les singes ?
    -Pardon maman, c’est juste que j’ai très faim...
    -Bon sang, mais qu’est ce que Norwen attend de toi ? »



Elle laissa échapper un rire pour montrer la blague alors que je continuais tranquillement mon repas.
La soirée se déroula tranquillement par quelques discussions de tous les jours décidant de bannir l’exécution de mon père, mes oncles et mes tantes ainsi que leurs enfants.



    « Dis moi maman, toi qui vit non loin de l’embarcadère de Kaineng, tu n’aurais pas vu des tigres blancs aller en direction de la mer ?
    -Des tigres blancs ? Je ne sais pas du tout, et je doute que quelqu’un d’autre le sache... ou ne l’affirme.
    -Tu sais donc de quoi je parle ?
    -Oui, on m’a parlé aussi des tigres du Blanc-Manteau, grâce à Myrieth. Personne ne dira quoi que ce soit même s’ils le savaient car les gens ici aussi ont peur. Cette guerre a beaucoup de répercussions et d’échos.
    -Myrieth ?! Tu parles à ces chiens ?!
    -Pilvi, Pilvi, Pilvi... Il faut se rendre à l’évidence, notre famille est en plein déclin, et ce n’est pas une alliance entre les Hommes et les Bêtes comme tu le fait avec Talvi qui règlera ce problème. Nous avons besoin de gens qui nous comprennent et Myrieth Flawin en fait partit.
    -Ce sont des nécromants ! Ils n’attendent que nos cadavres pour voir d’où nous tiront la bénédiction du loup de manière héréditaire, ils n’ont rien à voir avec des alliés ! Papa n’aurait jamais autorisé cette alliance !
    -TON PERE N’EST PLUS LA, PILVI.
    - ... Raison de plus, maman, c’est une véritable erreur, et même si Talvi n’est pas là pour témoigner, je suis sûr qu’il approuverait le fait que nous mettons en danger nos vies ainsi que le secret de Lunard et d’Elline !
    -Va te laver... Je n’aurais jamais du te dire ça. »



Et voilà où notre discussion s’est finie. Aujourd’hui, j’ai pris du repos afin de prendre le bateau qui part demain. Je finis mon récit à pic ! Il n’y avait plus qu’une gout


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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Sam 07 Aoû 2010, 23:21

Chapitre IV
Papa rentre à la maison.




    18h. Donjon de l’Arche du Lion. Le rôdeur et son ami à quatre pattes marchent tranquillement dans les couloirs. Nous sommes au 45ème jour de guerre et les tensions n’ont jamais été autant présentes. Bartholos, chef des armées sous le règne de Salma, reine de Kryte, héritière du roi Jadon coupa la route à nos deux compagnons.


« Tuuli, je vous cherchais, ça tombe bien que vous soyez là. »
« Un souci, monsieur ? »
« En effet, le capitaine Cornes du front ouest nous a renseigné d’un important mouvement de troupes venant vers nous ; l’attaque du Blanc-Manteau est imminente. »
« Dîtes moi ce que je dois faire. »
« Vous allez mener un petit groupe d’archers dans les bois au Nord, ceux qui mène vers la colonie d’Ascalon. Pas besoin de vous faire un dessin, tuez les ennemis de la couronne mais épargnez ceux qui acceptent de se rendre. Rompez les rangs, lieutenant-colonel. Vos hommes vous attendent à l’entrée du donjon. »

    Après un bref salut, le rôdeur pris son équipement et descendit marche après marche les escaliers. Quand il arriva au point de rencontre, il ne fût pas surpris de voir les gaillards qu’on lui avait affectés… Je pense qu’il est mieux que je lui laisse la plume pour qu’il vous le raconte lui-même.

    Pas de surprise. Je suis arrivé devant un groupe motivé mais… spécial. Un type trop maigre, l’autre trop gros, un grand qui tremblait comme une feuille et un petit qui gueulait qu’il voulait en finir (ce qui était tout simplement désagréable). On dit que les opposés rapprochent les gens, on verra bien. Je finissais d’accrocher mon arc autour de mon épaule, le carquois dans le dos avec le sac et nous étions partis. Partis pour deux longues heures vers le Nord. On ne discutait pas trop, timidité. Pourtant la communication est extrêmement importante pour ce genre de manœuvre. J’engageais donc, sur le chemin, une présentation de chacun.


« Bon, j’imagine que vous ne savez pas qui je suis étant donné que l’armée de Kryte, autre que la garde du lion, a été crée il y a très peu de temps. Lieutenant-colonel Pilvi Tuuli, on m’avait ‘invité’ à prendre part aux combats, j’ai accepté. J’ai réalisé une dizaine de missions de reconnaissance et de combat tactique depuis le début de la guerre. Majorité de succès, je suis monté en grade et je suis devenu lieutenant-colonel. Je n’ai jamais supervisé de groupe avant, j’espère que vous serez sages.»

    Le type à la forte corpulence se mit à parler, il n’avait pas l’air intimidé comme s’il était habitué à la communication.


« Soldat Daruin. Après les entraînements, c’est l’premier combat qu’j’fais ! J’suis marchand itinérant, j’me suis engagé quand ces fils de mergouille de soldat de la paix m’ont demandé presque le triple de ma recette hebdomadaire ! »

« Vous avez eu raison. »
« Moi j’m’appelle Fil’, Fil’ le broyeur. » Il s’agissait du petit qui n’arrêtait pas de s’écrier qu’on allait démolir du Blanc-Manteau.
« Je suis aventurier, le plus grand de tous (Ahem) et le Blanc-Manteau DOIT PAYEEEEEEEER ! »

    Après un silence de cinq minutes, le plus maigre pris la parole.


« Je me nomme Finnegan Stuf. Je suis fermier et moi aussi les soldats de la paix m’ont privé de mes biens. »
« Vous avez bien fait de venir aussi. »
« Et moi on me surnomme « Frou ».»
« Frou ? »

    D’un timide, le grand prit quelques couleurs.


« Frou-ssard. »

    Tout le monde se mit à rire. Le temps s’écoula, et la nuit se mit à tomber, nous nous sommes cachés dans les bois aux alentours de la colonie d’Ascalon. Daruin semblait s’ennuyer, pas de feu, pas de musique et surtout, il n’y avait pas de poulet rôti. Les autres, bien que plus calmes (Sauf le « plus grand de tous les aventuriers » qui restait dans un état d’excitation) s’ennuyaient également. Talvi arriva en trombe, il était partit en éclaireur. Une troupe du Blanc-Manteau était sur le chemin.


« Préparez-vous. »
« Elles sont spéciales vos flèches, c’est quoi ? »
« Ecoutez, je vous apprendrais tout ça si vous faîtes mouche à toutes les cibles mobiles. »

    Le Blanc-Manteau, hommes et femmes à carrure exceptionnel, discipline militaire incontestable et dévotion à leurs dieux. De quoi me donner la tentation de changer de camp ne serait-ce pour ce combat. Je pris une de mes flèches, je fabriquais seul le corps mais les pointes étaient un nouvel alliage que j’achetais à Droknar… et qui me prenais la moitié du salaire.
    D’un ton calme et quasi inaudible, je dis à mes hommes :


« Prenez vos pierres à feu de survie, allumez vos flèches. »
« Hein ? »

    Je montais légèrement le ton de ma voix.


« Allumez moi vos flèches avec votre pierre à feu qu’on vous a distribué ! »
« AAAAAAAAh ! »
« Mais fermez la, idiot ! »

    Au loin, le petit groupe de fanatiques se mit à regarder en notre direction.


« Vous avez entendu ? »
« Bah ! Sûrement un ours, rien de grave. »


    Moment de peur partit, je me suis permis de dévisager Fil’. Des petites flammèches s’allumèrent, une à une. Dans un combat tactique nocturne qui engage des brûlures, il faut faire vite… l’un n’arrivait pas à encocher sa flèche, l’un a brûlé entièrement sa flèche et le dernier n’arrivait pas à viser. Evidemment, on s’est fait repéré et notre courageux aventurier s’est mis à hurler un « Aux armes ! » qui a complètement foutu en l’air notre cachette.


« Bien joué… Feu à volonté, en cas de contact, battez-vous avec ce que vous avez sous la main. »
« A l’assaut ! Tayau ! Tayau ! »

    J’ai tiré trois flèches, trois flèches fatales : tête, épaules, estomac. Après, c’était autre chose, je me suis mangé un violent coup de marteau dans la jambe qui m’a mis à terre. J’étais perdu maintenant. Perdu ? Non, Frou a tiré une flèche sur le flanc de la brute qui a eu le mérite de le tuer. Coup de maître que je n’ai pas manqué de lui faire remarqué pour qu’il devienne un peu plus tenace. J’ai pris mon couteau et j’ai poignardé l’un d’entre eux. Notre fermier-combattant m’a couvert en assommant un fanatique avec une bûche qu’il avait récupéré à côté d’une habitation. Au bout de cinq minutes où ma vie s’est mise en danger 7 fois, le groupe de fanatique avait été vaincu. Nous nous sommes permis de passer une nuit dans une maison de la colonie.

    Le lendemain matin, j’ai appris la capitulation ennemie. J’imaginais déjà Norwen dire à notre fille : « Papa rentre à la maison ».
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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Sam 21 Aoû 2010, 19:45

Chapitre V



Je... Je ne sais pas par où commencer.
Il s’est passé quelque chose de tout simplement horrible... et je n’arrive pas à l’expliquer. Je... Nous étions partis dans les Cimefroides, avec ma troupe d’archer qui a bien travaillé et fais des progrès de jours en jours. Talvi m’accompagnait, il aime les montagnes, alors, pensez-vous, il ne raterait pas ça.
Quoi qu’il en soit, nous avions pour but de rejoindre le sud, par le passage de Lornar pour annoncer aux nains la victoire de la bataille de l’Arche du Lion. Ils nous avaient aidés, ca semblait normal de leur annoncer la bonne nouvelle.
C’est là que... Nous nous sommes faits attaqués. J’ai tiré, plusieurs fois, et lors que la bataille fut fini... Je l’ai perdu.

J’ai perdu Talvi. 17 ans d’amitié pure. Partit en fumée. Il n’y avait aucun cadavre, il avait juste disparu... Je me suis enfoncé dans la neige en hurlant. « Talvi ! Talvi ! » Mais rien... Rien du tout. J’ai marché pendant une heure, m’éloignant du campement... et là, j’ai vu un rocher, je me suis approché et j’ai vu ce mot...

« Oublie-le »

J’ai pleuré. Je ne comprends pas.
J’espère qu’il reviendra.

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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Sam 23 Avr 2011, 22:43

Chapitre VI
Une rencontre inattendue.


Voilà plusieurs jours que Pilvi marchait sans but dans le donjon, seul. Affreusement seul. Talvi avait disparu depuis plusieurs mois désormais et notre rôdeur était dispensé de mission. La coalition de sa mère avec les Falwin-Brumargent, l'exécution de sa famille par le Blanc-Manteau et maintenant la disparition de son meilleur ami, sa femme et sa fille, tout cela était un poids peu supportable. Le jeune lieutenant-colonel n'était pas sortit depuis la disparition du loup blanc, sa peau était devenue blafarde et il avait gagné quelques cheveux gris. Il était devenu victime d'apathie, il ne se souciait pas de ce qu'il se passait autour. Tellement, que son supérieur, le colonel Marvin Hurlefeu, élémentaliste royal, décida de frapper à sa porte un soir...

Le colonel était connu pour être un homme de bien, chaleureux, confident, souriant, toujours plein d'espoir. Simple coïncidence ou pas: son énergie débordait comme le feu. De longs cheveux noirs aux teints d'onyx attachés en queue de cheval, des yeux couleurs noisettes, des traits doux. Hurlefeu devait avoir 39... peut être 40 ans et sa vie devait être remplie d'une expérience passée dans l'aristocratie. Malgré ça, il s'engageait pour le peuple, pour la Reine, pour sa patrie.

Hurlefeu plongea son regard perçant dans les yeux fatigués du rôdeur, il ne dit rien, resta silencieux, son visage à moitié caché dans les ombres de la pièce. Puis, il se leva et tira les rideaux pour laisser sortir quelques rayons de soleil.

« C'est une brave bête, Tuuli, il sera de retour.
- On m'a dit la même chose, il y a 6 mois.
- Je sais. Les recherches sont toujours en cours. Je me suis moi-même permis d'envoyer deux équipes. Votre état nous inquiète tous, ici. Votre petite escouade a bien évoluée, elle sera prête à mener des combats dans les états instables.
- Etats instables ?
- Tout à fait, il y a des tensions sur certaines îles au sud. Rien de bien inquiétant, mais il semblerait que ces îles revendiquent leur indépendance et malheureusement, la Kryte a besoin d'elles pour sa reconstruction. Regardez votre état, même celui qui se fait appeler "Frou" pourrait vous battre à main nues. SOR-TEZ ! Prenez l'air, par Balthazar... Allez dans une maison close, détendez-vous... »

Le rôdeur soupira. Il devait se rendre à l'évidence, il n'avait pas le choix et devait se ressaisir. Hurlefeu le regarda une dernière fois et fit un de ses sourires si mystérieux dont lui seul avait le secret. Il se dirigea vers la sortie.

« Une dernière chose: le lieutenant Finn va être promu au même grade que vous. Autrement dit, vous prenez sérieusement du retard, mon ami. »

Ces dernières paroles choquèrent le rôdeur, comment Hurlefeu, pourtant d'un naturel doux, pouvait comparer un ami d'enfance à un concurrent ? Les paroles de l'élémentaliste étaient en perpétuelles répétitions dans l'esprit de Tuuli. La ruse avait fonctionné: le rôdeur prit son manteau et se dirigea, bien que fatigué, vers la sortie. Il ouvra la porte et les rayons du soleil frappèrent le visage de l'homme aux cheveux blonds et gris. Le vent était doux et parfumé, la saison du Zéphyr était là. Après s'être éloigné du donjon royal, il se mêla à la population locale et fit un tour au petit marché. Le marché était un endroit plein de vie, de couleurs, d'odeurs délicates. Le rôdeur se souvenait du goût des pommes des vergers au alentours de son ancienne demeure. Il s'approcha de l'étal avec un faible sourire, pris une pomme aux couleurs rouges sang dans ses mains et donna une pièce d'or au maraicher. C'est ainsi que Pilvi décida de se soigner, en essayant de faire revenir à la surface les plus beaux souvenirs qu'il avait vécu durant son enfance et son adolescence. Il fit un détour, croquant dans le fruit en direction de la grande place, là où les artistes avaient parfois l'habitude de faire des prestations. C'est d'ailleurs pour cela que c'était l'endroit le plus peuplé de toute la cité.

Les Capuchons Pointus avaient eu plusieurs fois leurs minutes de gloire sur cette large place, c'est d'ailleurs grâce à celle-ci que la guilde ancestrale des Tuuli avait connu une grande notoriété. Pilvi n'a jamais eu la chance de faire un numéro sur cette place, il se contentait de faire passer son propre capuchon, vert feuille, parmi la foule pour que celui-ci se remplisse de pièces qui l'aiderait, lui et sa famille, à vivre confortablement.

Le rôdeur écarta plusieurs épaules afin de se faufiler au premier rang. Il continua de manger sa pomme en regardant les musiciens qui jouaient parmi les flammes. C'était peu commun de prendre autant de risque pour un simple spectacle de musique populaire.

« Et maintenant, mesdames et messieurs, veuillez faire place à noter talentueuse... et sulfureuse... ELLIANIS ! »

Une jeune femme, d'environ 25 ans, venait d'apparaître de derrière l'un des musiciens. Elle était si furtive que l'homme aux cheveux blonds et gris ne l'avait pas remarqué. Elle avait de longs cheveux roux qui descendaient jusqu'au bas de son dos et ses courbes étaient parfaites. Ellianis dansait comme si un véritable maelström de flammes s'emparait de son corps. Elle s'approcha de la foule qui souriait du talent de la jeune femme... Elle s'arrêta brusquement en face de l'homme, caressa sa barbe blonde et grise, plongea ses yeux d'émeraudes dans les yeux bleus du rôdeur...

Son esprit était confus... De violentes et douloureuses images lui vinrent du fin fond de son âme... Le rôdeur hurla sous la stupeur du public et de la danseuse. Sans le vouloir, ses yeux prirent la couleur ambrée de la bénédiction héréditaire de sa famille. Il tomba à genoux tel un animal brisé. Lui-même ne comprenait pas. Cependant, ses hurlements de douleurs avaient eu le don d'amener la garde.

« Le... Le lieutenant-colonel ?! Protégez le, c'est un ordre !
- A... Arrêtez-vous ! Ne me protégez pas ! Repartez en vadrouille !
- Mais...
- Ce n'est qu'une vilaine migraine ! »

Pilvi se retint d'hurler une nouvelle fois. La jeune femme, stupéfaite de la scène, claqua des doigts et deux musiciens aidèrent le rôdeur à se relever avant de l'amener loin des regards de la foule. La jeune femme vint le rejoindre quelques minutes après mais garda ses distances.

« Tu m'as fais une peur bleue... J'ai cru que nous allions finir dans les geôles du royaume pour tentative d'assassinat. Qui es-tu ? »
C'était la première fois que cette question lui était posée. Ces gens n'étaient clairement pas du coin.
« Je me nomme Pilvi Tuui. »
Le rôdeur essayait de fuir les yeux de la jeune femme.
« Oooooooooooh ! Tuuli ?! La fameuse famille ?! Je suis très enchantée ! »
Ellianis lui sauta au cou, le simple toucher des deux peaux réalisa l'identique douleur au rôdeur, une douleur profonde, sombre, provenant du fin fond de l'âme. La jeune femme s'écarta immédiatement.
« Malrik ! MALRIK ! Amène une bassine d'eau ! »
Un jeune homme d'environ 15 ans, vint alors avec une bassine d'eau. Jeune garçon qui fut presque immédiatement chassé. Le rôdeur était faible, sa tête tournait, il finit par s'évanouir... Quand il se réveilla, se fût la même jeune femme qui s'occupa de lui avec presque dévotion. Elle le soignait, passant un chiffon d'eau sur son torse et son front. Elle ne semblait pas s'inquiéter, elle était même attirée par le rôdeur.

Il était temps pour Pilvi de faire un voyage inhabituel.
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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Dim 24 Avr 2011, 18:31

Partie III

Chapitre I
Un nouveau départ.



Tout finit quand on ne s'y attend jamais.
Tout commence quand on le souhaite.
Pilvi Tuuli était partit sur un coup de tête, il n'avait aucune raison et pourtant, il l'avait fait. Il avait suivi la bande de musiciens et partager avec eux, chaque jour. Il y avait deux caravanes, quatre chevaux pour douze personnes. Quand on touche le fond, la Liberté vous ouvre ses portes. Il n'y avait plus rien qui n'appartenait au rôdeur, ou du moins, il le disait. Chaque soir, il y avait un campement, chaque soir, c'était un feu de camp et un peu de musique. La prochaine ville sur la carte ? C'était la descente du Yak, à environ 4 bonnes semaines de trajet.

Ça faisait maintenant un bon mois que le lieutenant-colonel était avec eux. Au départ, il ne s'intégrait pas facilement, puis, quand son uniforme a commencé à se salir ou quand ses poings furent couverts de sang après un idiot qui tentait de faire du mal à la troupe, il devenait l'un d'entre-eux. Les liens avec Ellianis s'étaient profondément rapprochés. Ils leur arrivaient de disparaître aux yeux de tous pour partager un brin de tendresse sur le bord d'une rive inconnue. On racontait également qu'il arrivait au rôdeur de quitter sa paillasse pour la rejoindre auprès du feu.

Il ne savait rien d'eux. Il ne savait pas leur nom de famille, il ne connaissait que leur prénom.

Tout ce que Pilvi savait, c'est lorsqu'il était avec eux, tout était bien. Il n'avait plus de problèmes. Douce-patte se contentait de couper du bois, faire des réparations d'usages, quand il s'ennuyait, il prenait son couteau de la Lame-Brillante et se permettait d'entraîner le jeune frère d'Ellianis, Malrik, à se battre. Pourquoi ? Pilvi ne savait pas combien de temps il resterait, et les problèmes étaient fréquent.

« Dis Pilvi, c'vrai qu'on raconte ?
- Quoi Malrik ?
- Il paraît que t'as un faible pour ma soeur.
- J'ai déjà une femme. On ne fait que discuter. »

Le rôdeur lui adressa un sourire confiant et poursuivit. Chaque jour, ils se rapprochèrent un peu plus de la frontière vers les Cimefroides. Une nuit, Pilvi et Ellianis s'étaient éloignés du camp, sans prévenir. Par chance, le jeune Malrik a remarqué leur absence et il a mis en oeuvre toutes les leçons de Douce-Patte... Il l'a suivit et a donc suivit sa sœur. Il s'est caché dans les fourrés et les a observé.
Tuuli avait eu le meilleur élève qu'il n'avait jamais formé. Pilvi et Ellianis étaient là... ils parlaient. Et jusqu'au moment où ils se séparèrent... Ils n'avaient fait que parler.

Malrik était satisfait. Il pouvait dormir la nuit.
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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Ven 29 Juil 2011, 22:53

Chapitre II
Les racines de la vieille légende.



« Nous y voilà, la descente du Yak ! Allez, allez, bougez-vous les mômes, déchargez moi les caravanes, montez le camp par la barbiche de Balthazar ! Ah, Pilvi, attends, je dois te parler mon garçon !
- Grand-père Brümargent ? »

Le vieillard s'appuya sur sa canne en faisant signe au rôdeur de le suivre, il l'emmena dans l'une des caravanes où un poêle chauffer l'atmosphère. Grand-père Brümargent s'assit sur le lit, ses pieds quittèrent le sol, il n'était pas très grand. En revanche, dès son entrée, le rôdeur se cogna contre le cadre de la porte et dût courber son dos pour s'assoir à la manière du grand-père.

« Mon garçon, j'apprécie énormément ce que tu as fait pour nous pour l'instant, pour toi, ce n'est rien, ça semble normal mais pour nous, c'est beaucoup, ce n'est pas simplement du bois coupé, des animaux chassés pour nous nourrir, un enseignement donné à mon petit-fils ou les mâchoires brisées de ceux qui étaient trop entreprenant avec notre chère et tendre Elliänis. J'ai décidé, en tant que "graaaaaaand-patron" des Brümargent, que tu serais notre gardien !
- Votre... gardien ?
- Tout à fait ! Tu es digne de confiance mon garçon, dès aujourd'hui, tu fais partit de notre famille et je t'offrirais son histoire chaque jour. Dès que ma sagesse m'indiquera que tu seras prêt, je t'offrirais une importante relique appartenant à nos ancêtres. Tu nous a dit avoir suivi un enseignement druidique ou je ne sais quoi, je ne m'y connais pas beaucoup mais je sais que les druides, tu leur donne quelque chose, il te rendent quelque chose en retour.
- C'est à peu près ça.
- Bien, bien, alors en échange, tu me parleras de ta famille, d'accord ?
- C'est d'accord.
- Bien, bien, je ne te retarde pas plus mon garçon, va les aider, allez, file ! »

C'était la première fois que Pilvi ressortait, poussé par un vieillard de la taille d'un garçon de dix ans, aussi confus. Il aida à décharger les tentes et les monta avec Balri, le père de Malrik et d'Ellianis. Le camp se construisit doucement tandis que grand-mère Brümargent rapportait des brindilles et que son courageux petit-fils portait de lourdes bûches. Ellianis et sa mère s'occupait de la cuisine, du bon repas qu'ils allaient tous profiter. En deux heures, le camp tout entier était monté. Repos général, la petite famille et les quelques oncles et cousins, cousines qui s'occupèrent de couper les sapins ou de rapporter qu'un spectacle aurait lieu dans les prochains jours, se reposèrent dans l'une des deux roulottes. Seul Pilvi contemplait le feu, sentant la douce chaleur des flammes presque à lui caresser le visage.

« Brrr ! Pilvi Pilvi Pilvi Pilvi Pilviiiiiiiiii ! »
La jeune femme aux cheveux de flammes lui sauta dans les bras, visiblement frigorifié. Amusé, le rôdeur retira son lourd manteau de la Lame-Brillante et lui mit sur les épaules tout en la serrant contre lui comme un ami bienveillant.
« Tu as ton utilité, pour un archer.
- Tu en doutais ?
- Tu te souviens ? Il y a deux mois, lors de notre première rencontre, tu t'es mis à trembler comme une feuille et tu es devenu blanc comme un linge alors que je t'avais à peine effleurer. Et maintenant, tu n'as même plus ces...
- Symptômes ? Oui, c'est étrange, je dois étudier ça.
- Pourquoi faire ? C'est comme si tu étais guéri, non ? Contentes-toi de me faire un câlin, tronche de nain.
- Ton grand-père m'a dit que j'étais le "gardien" de votre famille, j'ai... pas compris.
- Vieille tradition, avant, c'était papa, mais il devient vieux et Malrik est trop jeune. Le gardien a le rôle de protecteur comme tu t'en doutes, il a toutes nos vies entre ses mains... Tu comprends ? C'est une lourde responsabilité.
- Mh-mmm. Même la tienne ?
- Surtout la mienne. »

La jeune femme lui sourit avant de sautiller jusque dans la caravane, le rôdeur soupira, visiblement désemparé. Il se regarda dans la glace à proximité et vit que ses cheveux prirent une couleur blanche et que ses yeux devinrent un peu plus verts, s'approcha d'un sapin, s'allongea en dessous et s'endormit dans les bras glacés de Grenth.


« Les Tuuli sont une famille assez... spéciales. Nous étions comme vous, les Brümargent, nous étions une bande de petits voyageurs qui passait de ville en ville faire des numéros en famille pour gagner assez pour manger. Cependant, ce qui nous différencie de votre famille, ce sont nos racines. Une vieille légende serait l'origine même des Tuuli, on raconte que le Grand Loup, gardien du sanctuaire du Nord, avait une vue imprenable sur le lac Drakkar, qui n'était pas gelé dans ces périodes et chaque jour, une magnifique danseuse venait s'y baigner nue. Le Grand Loup en tomba amoureux, il décida de charmer la danseuse en prenant une forme humaine. Il plongea dans le lac et épia la jeune femme de ses yeux ambrés dissimulé sous ses cheveux blancs. On dit qu'au premier regard, ils s'aimèrent. Cette légende est assez... bancale, nous n'en parlons pas souvent. Tout d'abord, vis à vis de l'environnement, il n'est pas concevable que le lac Drakkar est été printanier. Ensuite, il est tout à fait possible que ce "Grand Loup" est existé, sous la forme d'un norn chaman dont la tâche était de s'occuper du sanctuaire, il aurait été tellement en contact avec le sanctuaire que la bénédiction que son corps aurait muté. Cette particularité ce serait ensuite déclarée de génération en génération, sans exception.
Cependant, je n'ai pas eu cette chance, quelque chose à perturber la mutation chez moi et je ne l'ai pas reçue. J'ai du l'acquérir plus tard, lorsque je décida de monter seul sur le sanctuaire. Ce n'est... Ce n'est qu'aujourd'hui que je ressens les effets de la mutation, comme si j'étais très en retard et que j'avais eu le droit à plus que tous les autres, une quantité déraisonnable.
- Mmm... Et quelles sont les effets de cette mutation ?
- Plus d'agilité, plus d'habileté au combat, gain de vitesse... Mais en retour, nos yeux se changent en des yeux ambrés et on raconte que nos cheveux deviennent peu à peu blanc. Côté anatomie, nous avons quelques déformations, grandes mains, grands pieds par rapport à la normale, ce ne sont que des détails mais à partir d'un certain âge, nous perdons la faculté de nous reproduire, nous devenons stériles et la mutation devient... une drogue? On ne peut plus rien faire sans en avoir besoin.
- Pourrais-tu m'expliquer pourquoi, mon garçon ?
- Je pense que c'est simple, nous naissons avec un corps humain, un cœur humain, un esprit humain mais avec des gènes et une âme de loup. Qu'on le veuille ou non, l'humain n'est pas de taille face à la nature profonde et sauvage, il finit par mourir, en oubliant peu à peu ses manières, son vocabulaire... Je vous l'ai dit, grand-père, j'ai pris une sacrée dose du sanctuaire quand j'y suis aller. Je suppose que j'avais toutes ces facultés, qu'elles étaient endormies et qu'elles se sont brutalement réveillées lorsque j'ai rajouter du matériel génétique ou je ne sais quoi. Je m'approche de mes 38 ans, je suis heureux de pouvoir parler correctement, encore.
- Et moi, je suis heureux que tu me racontes les secrets de ta famille et tes secrets, mon garçon. Tout ira bien, ne t'en fais pas, tes jours ne sont pas comptés.
- Si je peux vous avouer quelque chose grand-père, c'est l'incompréhension de ce monde et de moi-même qui m'a poussé à suivre l'enseignement druidique, pour espérer trouver un remède à cette surdose que j'ai eu. D'un autre côté, nous avons une famille ennemie, qui fait ses recherches de son côté, ce sont les Falwin.
- Tu peux répéter ?
- Les Falwin. Vous les connaissez ?
- Un peu que je les connais, c'est une branche corrompue des Brümargent ! Les Brümargents ont deux branches, celle de la magie, que seules les femmes de la famille exercent et celle de la nécromancie. Les disciples de la magie, tels qu'Ellianis souahitaient voir le monde autour d'eux sur la forme de quatres éléments: le feu, la terre, l'eau et l'air dans l'espoir de gagner en harmonie et d'accéder à un savoir immense. Mais, les disciples de la Nécromancie ne voyait pas cela comme ça, pour eux, c'était un blasphème qu'il fallait éradiquer, leur devise est: "La vérité est dans la chair". Ils n'ont pas hésité à causer le mal dans cette recherche de Vérité démente, ils ont d'ailleurs changer le nom de Brümargent pour Falwin, préférant nous renier plutôt que de nous accepter pour nos idées... Si ce que tu dis est vrai, les Falwin s'intéressent à vous, à la composition de vos corps... Je comprends tout. Viendra l'heure où ils devront payer tout ces méfaits...
Bien ! Assez discuter pour ce soir, mon garçon, il est tard et mes os demandent du repos, tu gagnes un objet de notre famille et le droit de dormir. »

Le vieillard lui lança son pendentif en argent au rôdeur, qui le mit autour de son cou et partit vers un lit qui l'attendait...
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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Ven 19 Aoû 2011, 15:06

Chapitre III
Piège à loups.




La route était particulièrement calme alors que les flocons volaient dans le ciel nuageux des Cimefroides. Parmi les Brümargent, personne ne parlait. Ellianis regardait le ciel avec un visage vide d'émotions, Malrik jouait aux cartes avec son grand-père, Brilgorn, le père de ces derniers conduisait sagement l'une des caravanes tandis que son frère conduisait la deuxième. Pilvi se trouvait aux côtés de Brilgorn, observant la route enneigée menant vers la Kryte après un long détour pour éviter les vieilles cavernes. Un vent glacial balayait le sol formant un lit de soie volant et se posant après quelques mètres.

« C'est la première fois que c'est aussi silencieux, dit Pilvi.
- Oui, c'est vrai, je crois qu'ils sont tous un peu fatigué. Tu sais, d'habitude, on ne part pas aussi tôt, mais ici, on n'a pas tellement le choix, nous sommes entourés de montagnes, la lumière du soleil peut partir très vite. Expliqua Brilgorn.
- Mm.
- Quand nous serons arrivés à l'Arche du Lion, nous prendrons la route pour Cantha... mais j'imagine que tes obligations ne le permettent pas.
- Tu sais, ça fait plusieurs mois que je suis dehors, à n'obéir à personne et à vous suivre. J'aurais beau me défendre, à mon avis, ils me voient déjà comme un déserteur. »

Pilvi parlait dans une sérénité peu singulière qui montrait qu'il savait ce qu'il l'attendait.

« Alors ? Que va-t'il se passer ? lui demanda l'homme en frottant sa barbiche grise.
- Le Royaume de Kryte est assez instable pour le moment, personne ne cherche à savoir si c'est de la désertion ou de la trahison. Il y a encore des membres du Blanc-Manteau en liberté. Ils vont sûrement mettre ma tête à prix, c'est la procédure. C'est pour ça que je vous laisserais poursuivre seuls au promontoire... Je m'arrangerais pour trouver un navire me permettant d'aller sur le port de Kaineng. On se retrouvera là-haut.
- C'est pas la joie... »

Le rôdeur ne répondit pas, il se contenta de jeter un œil sur la jeune femme aux cheveux roux derrière lui.

« Ne t'en fais pas, Brilgorn, ton fils est un très bon élève, s'il vous arrive quelque chose, tu peux lui faire confiance. Comme ils peuvent faire confiance à tes poings.
- Je ne suis pas inquiet, nous n'avons jamais eu de problèmes auparavant. En réalité, c'est surtout à Cantha que nous avons eu le plus de soucis, le lien entre les Falwin et notre famille étant si mince, qu'on nous a souvent accusés de complicité. Heureusement, nous n'avons jamais fini dans les geôles, Cantha prend soin de mener une enquête.
- Chose qui n'arriverait pas dans le royaume de Kryte, on tire d'abord, on pose les questions après. »

Lorsque le soleil atteint l'apogée dans le ciel gris, ils décidèrent de s'arrêter, de faire brûler un peu de bois et de manger du porc salé qu'ils avaient soigneusement gardé depuis plusieurs semaines et qui se conservait très bien depuis le départ de la Descente du Yak. Pilvi profita de cette pause pour expliquer ce qu'il allait faire et aucun ne tenta de le dissuader, tous ayant confiance en lui. Après un bon repas, alors que certain décidèrent de prendre un repos au chaud pendant que le voyage continuait, Pilvi décida de se préparer à son départ, qui aurait lieu dans 3 jours. Il prit minutieusement quelques outils d'entretiens pour son arc, un silex et de l'amadou et commença à réaliser plusieurs fioles contenant tous un liquide différent à l'aide de son savoir druidique. Il termina son paquetage en entier la veille de son départ, après avoir calculer son trajet et préparer quelques provisions. Lorsque le jour était venu, il sauta de la caravane sans même dire adieu et prit le chemin qu'il avait décidé à travers la neige.

Le froid lui fouetta le visage. Le rôdeur toucha ce dernier plusieurs fois, persuadé que de profondes entailles s'ouvraient à chaque coup de vent. Ses pieds s'enfoncèrent dans la neige qui lui glaçait les mollets pourtant bien protégés. Lorsque Pilvi en avait la chance où l'occasion, il pouvait voir depuis un col de montagne, la frontière krytienne ou les foyers des maisons, c'était alors le seul luxe dont il disposait lorsqu'une nouvelle tempête se levait. Puis, quand les vents calmés firent apparaître quelques rayons de soleils à travers le ciel gris et nuageux, le rôdeur accélérait le pas en mangeant noisettes ou amandes qu'il avait pris en provisions.

Pilvi avait calculé un itinéraire de plus d'un mois, il devait prendre un bateau brise-glace de Droknar pour rejoindre le vieux port du désert: Amnoun, par là, il utiliserait un bateau le menant tout droit vers Kaineng. C'était un voyage long, difficile, ou plus d'un rôdeur s'était brisé la nuque en glissant dans une crevasse ou en embrassant une avalanche. Certes, le druide n'était pas du tout un montagnard, il avait un bon pied et un bon équilibre ce qui lui permettait de faire une belle course ou marche si besoin mais il n'avait presque pas de notions d'escalades. Il aurait pu raccourcir son itinéraire de deux semaines s'il savait agripper une corniche correctement.

Un matin, il quitta son abri de fortune qu'il avait construit sous la neige avec beaucoup d'habileté. Il avait appris cette technique avec un maître de la survie en Kryte et il partit toujours en direction du sud. Cependant, Pilvi se trompa de chemin et finit bien vite devant un gouffre. Il se retourna et vit derrière lui 5 personnes. Il était plus que rare de rencontrer quelqu'un sur un chemin aussi dangereux que les Cimefroides du Sud mais celles-ci étaient armées et bien équipées, le rôdeur mit la main sur son carquois, au cas où. Et il fit bien car très vite, ces passants pointèrent leurs armes sur lui: deux lames luisantes et en bon état et trois arcs en bois solides. Le rôdeur poussa un juron et comprit très vite l'embuscade, ces gens étaient des mercenaires ou des chasseurs de primes qui l'avait suivi pendant plusieurs jours sans qu'il ne remarque rien.
Le rôdeur fit mine d'éloigner sa main du carquois avant de la ramener avec vitesse sur la poignée de l'épée que le grand-père Brümargent lui avait offert. Il se dépêcha de la faire sortir en la faisant siffler et de courir sur ses ennemis. Expérimenté, l'un deux cogna son pommeau contre l'arrière de la tête de Pilvi, qui s'effondra dans la neige. Il fit une roulade qui lui permit d'esquiver un coup fatal et se mit à combattre avec deux épéistes plus qu'expérimentés. Plus d'une fois, ses esquives lui sauvèrent la vie mais lui causèrent également de belles entailles.


Si Talvi était là, ça serait plus simple de gagner à l'épée... Pensa le rôdeur.

Un des archers tira une flèche qui vint se réfugier dans l'épaule du rôdeur, qui tomba au sol.

« C'est bon, il va se vider de son sang, il est trop loin de la civilisation pour sauver sa peau. Prends sa fibule, ce sera la preuve qu'il est mort pour notre contrat. »

L'un deux s'approcha et arracha avec violence l'insigne de la Lame Brillante qui lui servait à maintenir une lourde fourrure sur son dos et l'acheva d'un coup de poing qui lui fit perdre connaissance. Il se réveilla, affaibli, le sang coulant de son épaule. Le rôdeur poussa un juron en grimaçant de douleur et ouvrit en panique sa saoche remplie de fioles. Il en jeta plusieurs dans la neige et en prit trois entre ses doigts avant de les boire une à une. Il découpa ensuite un morceau de tissu de son sac et fit un bandage de fortune autour de son épaule et décida de très rapidement partir vers le sud, dans l'espoir de trouver un avant-poste nain.


Les heures s'écoulaient et la tête du druide lui tournait dangereusement. Sa plaie ne cicatrisait pas mais le sang ne coulait presque plus. Foutue flèches barbelées, pensa t'il plusieurs fois sur le chemin. Il prit son pouls. Les substances qu'il avait ingérées auparavant se nommait ainsi: Mouette noir, Museau d'ours et Vitalité sylvestre. Chacun avait un rôle spécifique. L'élixir de Mouette noir ralentissait les battements du cœur à un niveau terriblement bas, ce qui permettait au rôdeur de survivre quelques heures en évitant de perdre des litres de sang. L'élixir de Museau d'ours lui, améliorait la robustesse, ce qui lui permettait de marcher quelques kilomètres. Et enfin, la Vitalité Sylvestre était le plus important car il permettait de garder son calme et de ne pas céder à la peur et à la douleur. Tous ces élixirs était à double tranchants, contre ces effets bénéfiques, il devait succomber à d'atroces nausées, de la fièvre et d'horribles fourmis aux pieds.
Le druide chuta plusieurs fois. A la quatrième fois, il perdit connaissance.
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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Ven 30 Sep 2011, 18:39

Epilogue: Pilvi Tuuli.

Lorsque un chasseur de Deldrimor trouva le corps sans vie du druide, il n'y avait plus de doutes, il était mort, mort d'une hémorragie qui lui fit perdre conscience. Le froid de Grenth n'avait plus qu'à le prendre entre ses mains...

Introduction: Ellämä Norwen Tuuli. A venir.
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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Lun 26 Déc 2011, 14:40


Ellämä Norwen Tuuli


Beaucoup se souviennent de son nom, aujourd'hui, en 1325. Elle est l'Espoir de la famille Tuuli. Laissez moi vous raconter son histoire après ce bref résumé: les Tuuli étaient une guilde très honorable de gens de spectacles originaire de Kryte, ceux-ci disposaient d'une aptitude peu commune nommée 'Bénédiction du Loup' et qui se rapportaient aux croyances nordiques. La famille était réduite mais forte, jusqu'à ce que la guerre de Kryte de 1079 fasse son apparition et plonge les Tuuli dans un déclin dont il aurait été impossible de se relever. Le dernier Tuuli connu à mourir fut Pilvi Tuuli, ex-lieutenant des Forces de Reconnaissance de la Lame Brillante, tué par des chasseurs de primes pour 'Désertion et trahison potentielle', son corps fut retrouvé au Nord de la Danse du Serpent.

Bien que les traces écrites laissées sont imprécises, nous savons aujourd'hui qu'Ellämä Tuuli avait environ 7 ans à la mort de son père et qu'elle quitta, sans l'accord maternel, en 1091 donc à l'âge de 19 ans, le sanctuaire où elle était gardée. Les traces de son aventure restent introuvables, on suppose qu'elle aurait héritée du journal de son père à l'âge de 12 ans et que, dans son exemple, elle aurait également tenu un journal dont les pages auraient été arrachées et dissimulées dans toute la Tyrie à sa mort, en 1158.

Votre humble serviteur que je suis, membre de l'honorable Prieuré de Durmand a pendant longtemps pensé que l'histoire de cette femme, et par conséquent de son ordre, détiendrait une probable solution au fléau draconique actuel. Par conséquent, j'ai réalisé de nombreux voyages ayant pour but de retrouver ces pages, je n'en ai retrouvé malheureusement qu'une. Espérons que la chance guidera mes pas.


- Aderän Brümargent
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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Sam 07 Avr 2012, 22:02

342, Saison du Colosse, 1094.

Trois ans que je traverse la Tyrie à la recherche de réponse, et rien ne me vient à l'esprit. Pourtant, il me vient souvent à l'idée de repenser à cette famille que je n'ai pas connue, les Tuuli. J'apprends à les connaître au fur et à mesure grâce aux écrits que m'a laissé papa.
J'ai essayé, pendant deux ans, de contrôler cette bénédiction du loup sans toutefois y arriver, peut-être me faudra-t'il de l'aide.

Quoi qu'il en soit, j'ai pris une résolution: cette famille, ma famille doit servir d'exemple, elle ne doit pas être oubliée et pour cela, j'ai décidé d'aller à la rencontre de héros, de former la Confrérie des Tuuli et de faire de nos exploits des légendes.

Je ne prendrais pas ces seigneurs vaniteux qui recherchent la gloire parce qu'ils ont déjà tout l'or du monde, jamais ! J'irais dans les villages oubliés, j'irais voir les rejetés, les opprimés, les abandonnés, ceux qui sont prêts à offrir leurs vies pour les autres. Notre bannière se lèvera comme le signe d'un ralliement éternel dédié à la dignité des faibles.
Je vais aller dans les lointaines Cimefroides, partir sur les terres du Nord d'Ascalon et m'aventurer dans les jungles les plus reculées de Tyrie car l'avenir de tous ne doit pas appartenir uniquement à l'humanité mais aux races qui la représente.

- Page 56, Journal d'Ellämä Norwen Tuuli -
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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Ven 20 Avr 2012, 22:30

121. Saison du Phénix. 1096.

Le voyage a été long... Je ne sais pas encore si j'ai bien fait de retourner sur la route de la maison de mon père avant de rebrousser chemin, de peur d'y trouver quelque chose qui pourrait... Je me suis fixé un but, je dois me tourner vers l'avenir, pas vers le passé. Allons Ellä, ce n'est pas compliqué. Il faut trouver des personnes capables de te soutenir... J'ai les doigts gelés, écrire me les réchauffe un peu. Quelle idée d'aller voir les norns en passant par ce col de montagne... On m'a conseillé un érudit, lorsque j'ai rebroussé chemin, venant de l'Ouest, un certain "Durmand" que je me suis empressé d'aller voir. Il m'a donné une vieille carte (qui m'a mené à ce col de montagne) et m'a informé sur les norns. C'est un homme intelligent, je l'envie.


124. Saison du Phénix. 1096.

Je ne sais pas si c'est la saison qui fait ça mais la glace a craqué et je suis tombé. Si ce demi-géant n'avait pas été là, on pouvait dire "Adieu, les Tuuli, restez dans l'oubli". Il m'a dit qu'il se nommait Ohdr et que c'est l'esprit du loup qu'il l'a amenait là où j'étais.
Ohdr est un norn (d'après la description que j'en ai eu) et plutôt fier de me rencontrer. Peut-être ais-je rencontrer mon premier camarade ? La nouvelle est plutôt bonne dans ce cas...


- Page 164, Journal d'Ellämä Tuuli. -


Il me paraissait évident que la présence de ce norn, Ohdr, n'était pas anodine. J'ai fais de longues recherches mais je n'ai malheureusement rien trouver dans les archives du prieuré. C'est ma curiosité qui me poussa à sortir de ma bibliothèque. Mais où partir ? Où chercher ? Les norns sont un peuple de tradition, qui enseigne la légende par l'oralité. Si on supposait que ce norn avait été EVENTUELLEMENT guidé par l'esprit du Loup, alors un des prêtres d'Hoelbrak pouvait m'éclairer sur la question.

Le voyage n'était pas des plus évidents mais je dois avouer qu'il fût quelque peu rentable:

Ohdr Lonmuseau, norn choisit du loup. Il fût l'un des héros du peuple norn à guider un groupe vers le sud au nom de l'esprit du loup pour fuir aux forces de Jormag (Note d'Aderän: le dragon serait apparu aux alentours de 1164 - 1165). Il disparut cependant mystérieusement après avoir mis son peuple en sécurité...
Il revenait souvent avec un cerf, chaque année, pour faire offrande sur l'autel de l'enclave. Dans ses vieux jours, on suppose que certains norns l'ont rejoint en tant que mercenaire... ou fanatique religieux.

La suite des pages du journal d'Ellämä me racontera probablement pourquoi il n'a pas rejoint sa cause... J'espère que ce n'est pas une piste, encore une fois, une piste en vain...
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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Sam 05 Mai 2012, 12:51

Dernier Croissant de Lune.

Ellämä nous a quitté... Je n'ai pas de mots pour exprimer la tristesse que je ressens... Nous avons été convié à une fête rituelle par son époux, lui aussi âgé, il en va de décider qui deviendra le nouveau chef de la confrérie... Il aurait été simple si il n'y avait eu qu'un enfant, mais ils sont deux et responsables ainsi que tous deux père de famille.
Seul un combat à mort décidera qui pourra diriger la confrérie, je le crains...

- Ohdr


264. Saison du Scion. 1098.

Grenaar. Voilà le nom du charr que j'ai rencontré aujourd'hui. Il paraît, d'après l'avant-garde d'Ebon, que ce charr fuit à chaque combat trop risqué pour lui. Humilié et abandonné pour une faute qu'il n'a pas commis, il n'a pourtant pas daigné reculer devant mes pas alors que je tenais fermement mon arc. C'était très étrange, comme s'il me faisait confiance mais que la fierté l'empêchait de dire ce qu'il ressentait.

Grenaar me raconta son histoire. Il est né en 1069, soit 3 ans avant moi et était le fils d'un des prophètes de la flamme charr. Lors des révoltes de Pyre Fiertyr, son père fût tué comme les autres. Lui, épargné mais abandonné et traîné dans la boue. Grenaar aurait voulu se venger mais il décida de s'exiler... jugeant la vengeance futile. Ses idéaux ne valent plus rien dans son peuple et il n'a pas la carrure d'un chef de guerre comme Pyre.
Toutefois, je sens que ce charr a un potentiel caché... Je lui ai expliqué mes idéaux. Il va y réfléchir. Il nous rejoindra sans doute.

- Page 236, Journal d'Ellämä Tuuli -


Grenaar Grognenfer, fût à l'époque, considéré comme l'égide de la "Mère Blanche" (Car c'est ainsi que les charrs parlent d'Ellämä au sein de la confrérie). L'Histoire ne révèle aucun fait important si ce n'est qu'il donna un petit coup de pouce à une certaine Kalla en l'inspirant...
Cependant, la confrérie des Tuuli chez les charrs est la plus difficile à trouver, avec l'arrivée de Kralkatorrik (il y a 5 ans, soit en 1320), on suppose que cette confrérie, de taille moyenne, fût décimée. Je serais, dans ce cas, l'un des premiers à penser le contraire: la Citadelle Noire est vaste...

An 46 (Note d'Aderän: 1158. Il semblerait que Grenaar compte à partir du jour où la Citadelle Noire fût bâtie, j'en ignore les raisons.)

Jour funeste pour la confrérie. Ce qui pouvait arrêter la Mère Blanche dans ses exploits de rallier les peuples et de tous nous inspirer, c'était bien la mort elle-même. Son époux nous a convoqué, Ohdr, moi et le nabot à assister à un rituel qui déterminera qui des deux fils de la Mère Blanche dirigera la confrérie chez les Humains. Que la vie est ironique, nous savons tous qu'il s'agira d'un combat à mort à n'en pas douter... mais ces deux humains sont pères, donc l'un des enfants sera abandonné tandis que l'autre héritera des privilèges de son père...
J'irais à ce rituel mais, dans le cas d'un abandon d'enfant (ce que je ne souhaite absolument pas, les enfants et les petits-enfants de la Mère de la confrérie restent nos guides les plus confiants), j'aurais une proposition à faire...

- Grenaar
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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Sam 05 Mai 2012, 13:29

1127.

J'ai appris la nouvelle aujourd'hui d'un nouveau compagnon à notre Confrérie: un asura du nom de Bekk Claquécrou, récemment expulsé du continent de Cantha. Je fus d'abord indignée, j'approuve l'idée de l'Empereur de rallier les Kurzicks et les Luxons au sein de l'Empire du Dragon, ce que je n'apprécie pas, c'est que la diplomatie a été mise de côté pour valoriser la violence et des idéaux raciaux. Par conséquent, les forces de l'Empire du Dragon sont officiellement nos ennemis et, comme la confrérie s'agrandit à un rythme inimaginable, j'ai décidé d'envoyer une poignée d'homme sur le continent de Cantha pour y fonder un sanctuaire dédié à la Confrérie et à la Résistance. Bekk, Ohdr et Grenaar ont tous soutenus mon idée, nous les enverrons dès la semaine prochaine à l'aide de notre nouvel ami qui m'a promis qu'il allait étudier l'idée d'utiliser un portail asura.

- Page 714, Journal d'Ellämä Tuuli -

Année 11.158 de la grande Alchimie.

Ellämä nous a quitté. C'est un problème très préoccupants. Qui va diriger la confrérie ? L'un de ces deux rejetons que j'ai vu adolescent lorsque j'ai rejoint la confrérie ? Très probablement (avec une probabilité qui s'élève à 56.8954454751% !). Il faut rester rationnel, son époux ne tient plus debout, les mots qu'il a écrit sur le papier que j'ai reçu m'invitant à la cérémonie sont presque illisible tellement le bougre tremble quand il bouge.
J'irais. J'irais représenter la confrérie chez les Asuras comme je l'ai toujours fait.

Seulement si cette brute de chaton n'essaie pas de me dévorer.

- Bekk

Cette page du journal d'Ellämä est la plus précieuse que j'ai pu avoir à ce jour ! Je suis fier de constater que les Tuuli ont réagit rapidement à la politique d'acier d'Usoku. Le prieuré a eu la chance d'avoir une instance à Cantha, jusqu'à ce qu'elle soit "gentillement" expulsée du territoire à la fermeture des frontières.
Il serait très stupide et naïf de penser que les Tuuli soit la seule résistance en Cantha (ils sont très certainement minoritaire qui plus est, la force qu'ils disposent repose certainement dans ce "sanctuaire") puisque tout laisse à croire un nouveau Blanc-Manteau...
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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Sam 05 Mai 2012, 15:03

Année 1158.

Il y a maintenant trois jours que mon épouse est morte et nos deux fils, qui étaient autrefois unis, se disputent aujourd'hui pour le pouvoir. Mon coeur est tourmenté et torturé. Si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais déjà la main mise sur la confrérie mais c'est impossible, je suis trop âgé: qui écouterait un vieillard et je crains que je ne vais pas tarder à retrouver ma louve également.

Toute ma vie, j'ai combattu contre une famille qui était la mienne mais qui s'est écartée du droit chemin à tel point qu'elle nous a renié. Ce fût une immense fierté que de partager une vie pleine d'amour, d'espoir et de combat avec celle qui fût la fille de mon maître.

Merci Ellämä, ma tendresse aimée, nous nous reverrons dans les vastes plaines où les pins touchent les nuages, comme tu l'espérais...

- Malrik Brümargent.


Les trois peuples se rejoignirent à l'emplacement prévu, autour d'un immense brasier. Les statues des Tuuli avaient été déplacées pour l'occasion: "La romance de la Légende des Tuuli", "Talvi Tuuli, troisième du nom", "Pilvi Jorn Tuuli", "Nÿaam Tuuli" et enfin "Ellämä Norwen Tuuli". Malgré l'évènement funeste, l'ambiance était au vin et à la fête.

Tout d'abord, Ohdr Longmuseau Tuuli accompagné de ses courageux, imposants et sauvages compagnons firent leurs hommages à l'ensemble des ancêtres Tuuli ainsi qu'Ellämä avant de présenter ses condoléances à Malrik Brümargent. Il déposa aux pieds de la statue de la Légende une imposante peau de cerf blanche magnifique.
Vint ensuite Bekk Claquécrou Tuuli et ses ingénieux, intrépides asuras qui fit de même, s'inclinant à chaque statue et salua Malrik. Il déposa aux pieds de la statue de la Légende une rose blanche.
Enfin, Grenaar Grognenfer Tuuli arriva dans le cortège de ses charrs guerriers et élémentalistes, s'agenouilla devant les statues, déposa une poignée de charbons ardents éternels devant la statue de la Légende puis s'agenouilla devant le vieillard.


Les deux fils d'Ellämä étaient présents. L'un portait les couleurs d'Ellämä: un blanc éclatant comme la neige, c'était Brenna Brümargent Tuuli, le Loup Blanc, le Protecteur. L'autre portait les couleurs de Pilvi, un noir aussi sombre que les intentions d'Abaddon, c'était Sodden Brümargent Tuuli, le Loup Noir, le Conquérant. Ils avaient 53 ans chacun, nés faux-jumeaux, assis de chaque côté de leur père, accompagné de leur épouse respective et de leurs jeunes enfants d'1 et 3 ans.


« Je vous remercie d'être venu, mes frères... Buvez le vin, fêtez le nom d'Ellämä qui nous a quitté pour rejoindre l'esprit du loup, dit la voix du vieillard qui s'élevait dans la foule. Il était agrippé à son bâton tandis que Brenna l'aidait à être debout. Aujourd'hui, notre confrérie aura un nouveau grand maître et gardien. »

Le banquet était à la hauteur d'Ellämä. Le prêtre de l'Esprit du loup qui accompagnait Ohdr jeta un encens incandescent dans les airs, sa main était brûlée mais il ne semblait pas ressentir de souffrance. Alors que la fumée bleuâtre tombait sur les statues, les formes spectrales des ancêtres des Tuuli, chacun disposant de deux loups brumefeu à sa droite et sa gauche, se mirent à apparaître. Tous, sauf Ellämä et la Légende.

« Qu'il est bon de refouler cette terre, affirma d'une voix apaisante Nÿaam Tuuli.
- Je suis de ton avis, grand-mère... Surtout qu'il est encore plus glorieux que nous sommes là pour honorer ma fille... Norwen aurait été si fier d'elle... Répondit Pilvi en contemplant la statue d'Ellämä.
- Pilvi, gardes tes paroles, mon fils. L'heure est à la fête, j'appréciais Norwen comme si elle était une de mes filles, alors garde toi de ne pas tomber dans la nostalgie. Dit la voix dure et sage de Talvi, troisième du nom en posa sa main sur l'épaule de son fils.
- Maîtres, prêtre, nous vous remercions des offrandes que vous avez fait à l'esprit du loup, je sens au fin fond de mon essence qu'il est comblé. Nous resterons ici pour glorifier le nouveau Gardien et grand maître de la confrérie des Tuuli chez les Humains et dans le monde. Dit alors la grand-mère Tuuli. »

Brenna et Sodden se levèrent et se placèrent devant les flammes, s'armant d'un bouclier, seules les armes étaient différentes: Le Loup Blanc avait une épée alors que le Loup Noir avait une hache. Les spectres des Tuuli, les trois maîtres de la confrérie ainsi que Malrik observèrent attentivement. Les deux hommes se tournèrent autour, Sodden tapait le plat de son arme contre son bouclier avec brutalité. Brenna ne se laissa pas impressionné, c'était l'un de ses grands avantages, il était sage et calme, il réfléchissait avant d'agir alors que son frère était parfois insouciant et enivré de la fureur de la bataille.
Toutefois, c'est le Loup Blanc qui lança l'offensive, on entendait uniquement le bruit aigu du métal qui se cognait contre le métal alors que l'homme s'attaquait au flanc de son adversaire. Sodden fit tomber verticalement sa hache qui arracha un morceau du bouclier de Brenna sous la violence de l'impact. Le combat était sous l'influence d'une frénésie incroyable.
Le Protecteur coupa son jumeau d'une fine entaille à la joue alors que le Conquérant lui trancha très légèrement le dos de la main.
Le combat durait désormais depuis cinq minutes mais les combattants faiblissaient à vues d'oeil avant de tomber très lourdement au sol.


Malrik se leva de son siège, le regard plein d'incompréhension. Ohdr et Grenaar se dépêchèrent d'aller à la rencontre des deux humains.
Ils les examinèrent, se regardèrent dans le fond des yeux puis se tournèrent vers le vieillard.


« Ils sont morts, Malrik. Affirma durement le norn.
- Comment est-ce possible, Ohdr ? Tu as vu ce que j'ai vu, aucune lame n'a tué l'autre en s'enfonçant dans sa chair ! Le vieillard pleurait, tandis que les épouses des deux hommes essayèrent de le réconforter, elles aussi pleines de tristesse.
- Les lames ont été empoisonnées... Dit calmement Grenaar.
- Le principe de loyauté n'a pas pu être brisé, c'est impossible. Dit, d'une voix choquée, l'esprit de Nÿaam Tuuli.
- Ce poison pue la mort, c'est un nécromant qui a causé cet outrage ! Se révolta Bekk.
- Je suis de l'avis de l'asura, affirma Pilvi, Les Brümargents ont des ennemis nécromants, les Falwin, ils savaient qu'ils porteraient un grand coup à la confrérie et à leurs ennemis en "assassinant" Brenna et Sodden. »

Le silence fût total pendant plusieurs minutes tandis que le prêtre présent fit silencieusement un rituel funéraire pour Brenna et Sodden.

« J'ai pris une décision. Annonça la voix pleine de désespoir du vieillard. Ohdr Lonmuseau Tuuli, ta sagesse, ton sens de la fraternité me font penser à Brenna... Tu élèveras son fils comme le tien et ce, jusqu'à ce qu'il soit assez grand pour voler de ses propres ailes. Grenaar Grognenfer Tuuli, Sodden avait l'impétuosité et la philosophie guerrière des charrs... Tu prendras son fils, et tu l'élèveras, toi aussi, comme le tien.
Cependant... La confrérie des Humains ne restera pas sous mon règne éternellement, je suis vieux et je me sens partir moi aussi... Cette crise doit être résolue le plus rapidement possible... A ma mort, Bekk Claquécrou Tuuli: tu prendras la régence de notre confrérie jusqu'à ce que le fils de Sodden soit capable de se battre contre nos ennemis.
- Mais, Malrik, quand sera-t'-il du fils de Brenna ? Demanda Ohdr.
- Je suis navré, mon frère, mais je tiens à ce que les Tuuli survivent coûte que coûte, c'était ce qu'Ellämä aurait voulu. Pour cela, il ne doit pas s'approcher de la confrérie. Quand il sera plus vieux, tu le déposeras au prieuré de Durmand... il restera ainsi, un successeur potentiel au cas où... »


Les trois représentants hochèrent chacun la tête d'approbation mais on lisait la tristesse dans leurs yeux.



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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Sam 02 Mar 2013, 00:56

Chronologie : Des anciens temps au nouvel âge.


1046 : Naissance de Pilvi Tuuli, L'Impur.
1072 :
- Pilvi Tuuli reçoit une dose létal à long terme d'énergie composant la Bénédiction du Loup.
- Naissance d'Ellämä Norwen Tuuli, reçoit de manière héréditaire la dose d'énergie létale de la Bénédiction du Loup mais subit une mutation de son organisme à cet effet. Les Tuuli la nomme "Fille du Premier du Nom" ou "La Louve".
1079 : Décès de Pilvi Tuuli (?) - Naissance du fils d'Elline Brümargent et de Pilvi Tuuli.
1098 : La Confrérie est formée.
1158 : Mort d'Ellämä Norwen Tuuli, Sodden Tuuli et Brenna Tuuli.
1230 : Acte de reddition de la Confrérie, les Falwin éliminent les derniers opposants humains de la Grande Vérité. L'étude présente alors un constat de la bénédiction du loup chez les descendants Tuuli. Au fur et à mesure des mélanges génétiques, cette dernière s'est grandement affaiblie, les caractéristiques physiques (cheveux blancs/gris, yeux ambrés) n'existent plus. Le pouvoir qu'offre la bénédiction ne semble que se limiter à un lien symbiotique envers un canidé proche d'eux dès la naissance.
1299 : Naissance de Talvi Tuuli, septième du nom, et d'Ellïne Tuuli, deuxième du nom, d'un viol incestueux. Le père, Boegar Tuuli est violemment tué par les Falwin qui l'ont incité à commettre cet acte dans le but de leur étude.
1305 : Talvi Tuuli et Elline Tuuli deviennent officiellement les enfants adoptifs de Mynaïs Falwin, et officieusement, ses gardes personnels.
1315 : La Confrérie, alors dirigée par Skä Lonmuseau d'Hoelbrak, récupère les adolescents après un combat virulent dans les rues du Promontoire Divin. Ils seront élevés selon les traditions ancestrales.

1325 :
- Talvi Tuuli, septième du nom, devient le principal fondateur avec sa soeur de l'Aura Lunaris, une nouvelle forme de la Confrérie plus libre.
- Blitz Claquécrou, Skorn Grognenfer et Skä Lonmuseau rejoignent l'Aura Lunaris en compagnie des différents partisans de leurs peuples.
- Participation à la lutte contre Zhaïtan : Blitz Claquécrou conçoit un modèle d'ogive pour canon appelé "L'Herbicide". Skorn Grognenfer et Skä Lonmuseau décident de rejoindre les forces armées du Pacte. Talvi et Elline rejoignent l'Ordre des Soupirs.
- L'Héritage retrouvé : Talvi reçoit l'armure du Deuxième du nom aussi nommé : Le Mange-Flamme.
- Zhaïtan vaincu : Talvi, Elline et Skä se replient sur les Cimefroides du Nord pour lutter contre les fils de Svanir. Skorn Grognenfer reste en Orr pour continuer la lutte contre les morts-vivants. Blitz décide quand à lui d'envoyer des émissaires au Bosquet pour diffuser l'idéologie de l'Aura Lunaris.

Dans les Cimesfroides du Nord : Talvi rêve de son premier ancêtre, Talvi Tuuli le premier du nom, habitant d'Arah et grand guerrier à l'armure légendaire de Brumefeu et de heaume de loup. Il voit ce dernier assister à la défaite de Balthazar par Kaolai au jeu de Nui. Puis mourir dans l'honneur d'un combat contre trois adversaires redoutables.
Skä partage ses connaissances de la forge avec les Kodans.
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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Mar 05 Mar 2013, 18:14

    Ordres Tuuli



La Confrérie (1098 - 1230 1231 - 1324)

Guilde composée de 4 races : Humains, Norns, Charrs et Asura suivant les valeurs de l'Esprit du Loup. La volonté d'aider son frère à travers la valeur de la Fraternité et d'adhérer à la cause à travers la Loyauté.
Cette guilde acceptait quiconque souhaitait la rejoindre mais elle disposait d'une épreuve, les nouveaux venus devaient former des groupes de chasse de trois personnes et ramener le plus beau trophée de chasse. Les vainqueurs entraient au sein de la Confrérie, les perdants étaient refoulés.

Causes :
- Protéger les peuples des menaces de la Tyrie.
- Diffuser la libre pensée en encourageant financièrement des auteurs vabbians, canthiens ou tyriens.
- Encourager les révolutions contre les tyrans. (Notamment dans les souterrains de Cantha en 1128)
- Unir les races de manière équitable.

Mot d'ordre de la Confrérie : L'Egalité pour tous.
Quartier Général : Maison de la famille Tuuli, Larmes des Déchus, restaurée et agrandie pour accueillir 25 personnes.

Lieu d'actions :
Arche du Lion (1098 - 1230, défaite contre les corsaires, L'Espoir, unique navire Tuuli (brick), coule.)
Noirfaucon (1098 - 1235, les derniers combattants de la Confrérie présents meurent sous la main des assassins de la famille Falwin)
Citadelle Noire (1112 - 1230, les activités de la Confrérie ne reprennent pas après l'acte de reddition. Les Grognenfers se retirent de la Citadelle pour des cavernes à l'Est.)
Hoelbrak (1166 - 1230 | 1231 - 1324, grand succès de la Confrérie reprise pas les descendants d'Ohdr Lonmuseau en 1231, les derniers membres sont alors parmi les premiers combattants contre Jormag, suivant les plus courageux des norns.)
Cantha (1098 - 1219, plus aucun contact depuis l'ascension de Zhaitan.)
Elona (1098 - 1135, essuie les plus grosses pertes de l'histoire de la Confrérie avec le retour de Palawa Joko.)


L'Aura Lunaris. (1325)


Guilde composée de 3 races : Humains, norns et charrs. Les asuras présents sont engagés comme sous-traitants pour obtenir une meilleure technologie, sauf exception : Blitz Claquécrou. La guilde agit aujourd'hui dans l'ombre et la discrétion la plus totale, elle est composée de corsaires, de mercenaires, de voleurs et de guerriers aguerris. Les anciennes traditions sont respectées, toutefois, la présence de l'Aura Lunaris et ses causes sont considérées comme illégales ou injuste, notamment certains assassinats sur Noirfaucon et la volonté de voir le bastion tomber à la main des charrs. Le septième du nom écrit cependant que si Noirfaucon tombe, les relations entre les charrs et la Kryte seront plus positives que jamais (ou peut être n'est-ce la volonté que de récupérer un symbole de la mort de la Confrérie), il arrive par conséquent voir quelques ombres cagoulées ou masquées se faufiler parmi les machines de guerre de la légion de fer...

Causes :
- Protéger les peuples des menaces de Tyrie.
- Assurer des liaisons logistiques et de transmissions sur les champs de batailles.
- Encourager les révolutions contre les tyrans.
- Faire tomber Noirfaucon.
- Assurer la paix entre les races.
- Elaborer des réseaux de contrebandes et vol de marchandises de luxe dédiée à la noblesse pour les plus nécessiteux.
- Combattre sur les principales lignes de front.

Mort d'ordre de l'Aura Lunaris : Combattre pour la Liberté comme des frères ou mourir seul.
Quartier Général :
- Hoelbrak, pavillon du loup.
- Promontoire Divin, égouts.

Réputation :
Rouge (Négative) Orange (Tension) Jaune (Neutre) Vert (Positive)

Garde du Ministère.
Séraphins.
Garde du Lion.
Corsaires et joyeux forbans de l'Arche du Lion.
Norns
Charrs de la Citadelle Noire (Aura Lunaris)

Charrs de la Citadelle Noire (Clan Grognenfer de l'Aura Lunaris)
Sylvaris.
Asuras de Rata Sum.

Asuras, sous-traitance d'Aura Lunaris.
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MessageSujet: Re: Mémoires et Journal de Pilvi Tuuli.   Sam 11 Mai 2013, 01:13

Les deux écoles de pensée de la famille Tuuli.


Depuis sa création, aux moments même où les dieux marchaient sur Arah, les Tuuli, alors deux frères d'origines canthiennes, étaient déjà divisés.
La première école de pensée était celle de Talvi Tuuli, deuxième du nom qui s'opposait au mode de vie de son frère, le premier du nom. Par conséquent, et parce que la majorité des Tuuli au cours des siècles n'était pas d'accord avec lui, ils le surnommèrent Ivlat le Loup Noir, signe d'une forte contradiction.

La devise du Loup Noir était « Nous sommes nés dans le sang, nous mourrons dans les flammes. »
Cette devise s'appuyait bien évidemment sur la scène violente de l'accouchement où une légende affirme qu'après qu'Ivlat soit né, sa mère mourra. Les flammes quant à elle, sont l'essence même de la philosophie d'Ivlat : le combat, le progrès sont les seuls moyens pour lequel l'Humanité devient forte et c'est aux Tuuli de mener la voie mais c'est également une invitation à un rite funéraire pratiqué chez les Tuuli, l'incinération.

Cette devise s'oppose donc à celle du premier du nom, considéré comme plus sage, « Nous sommes nés et hurlons comme des bêtes pour montrer notre liberté, nous mourrons et ne devenons que poussière au vent. »
Le premier du nom était proche de la nature et s'opposait au progrès, estimant que son apparition briserait le saint équilibre instauré par les Dieux, les Tuuli ont suivis ses enseignements à travers leurs voyages les menant peu à peu à des métiers du spectacle avec l'apparition des "Capuchons Tuulique" jusqu'à leur sédentarisation, en Kryte, peu après la naissance de l'Impur, Pilvi Tuuli. Cette tradition bestiale amena les Tuuli à se purifier au nom de l'Esprit du Loup, le hurlement signifie le rassemblement, le fait d'être un animal sauvage symbolise leur liberté sacrée. L'incinération comme rite funéraire et le fait de finir "poussière au vent" va également dans ce sens, rester libre, même dans la mort.

Quelques noms de la famille Tuuli et leur école de pensée :
Pilvi Tuuli : Premier du Nom.
Ellämä Norwen Tuuli : Premier du nom (lutte pour la liberté...) et deuxième du nom (...à travers le progrès technologique et social)
Talvi Tuuli, septième du nom : Deuxième du nom (Lutte contre le ministre du commerce Myrieth Falwin, usage et encouragement à la technologie charr.)
Elline Tuuli, deuxième du nom : Premier du nom (Lutte pour la liberté et contre la noblesse) et deuxième du nom ("Clash" des classes sociales).
Skä Lonmuseau : Premier du nom.



Pirine.


Pirine est un petit poussin moa noir légendaire dans la famille Tuuli. Eclot lorsque Pilvi Tuuli fût le chef de famille, ce poussin mourra toutefois prématurément après quelques mois d'amour et de tendresse. Son propriétaire l'enterra sur une petite parcelle de terre non loin de l'ancien Havre des Pêcheurs.
C'est en 1325 que ce poussin reprend vie par l'intervention de Zhaitan, il erre sans but mais confond Talvi Tuuli, le septième et Pilvi Tuuli. Néanmoins, le jeune homme le prendra "sous sa patte" comprenant que ce pauvre petit poussin ne lui veut rien de mal, il le nommera d'ailleurs, par une heureuse coïncidence, Pirine, en hommage au même poussin décédé 250 ans plus tôt.
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