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 [BG] Histoire d'Aldarion Tioram

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Aldarion/Ghomerr/Clive
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MessageSujet: [BG] Histoire d'Aldarion Tioram   Lun 17 Aoû 2009, 13:46

Spoiler:
 

1. Le début de l'aventure.


Un jeu homme d’une vingtaine d’année est allongé sur une plage. Autour de lui sont éparpillés plusieurs morceaux d’une embarcation de fortune éventrée sur le sable. Le soleil commence tout juste à sortir de sa léthargie nocturne et déverse lentement ses rayons sur cette plage qui viennent ensuite embrasser le visage masqué du naufragé. Personne n’a l’air d’avoir remarqué cette personne allongée au milieu de débris sur la plage de si bon matin.

Un pêcheur venant vérifier si son matériel n’a pas été endommagé pendant la nuit et s’il n’aurait pas fait quelques prises remarque alors le jeune homme encore inconscient. Il se rue alors vers ce jeune homme pour s’assurer qu’il n’est pas blessé ou pire encore. Il se laisse tomber à genoux dans le sable et lui saisit immédiatement la tête.


« Eh, mon p’tit gars, ça va t’y ? »

Soudain, le jeune homme tousse puis crache quelques gorgées d’eau, visiblement avalées par le mauvais trou. Après s’être remis de ses émotions, le naufragé ouvre les yeux et aperçoit le pêcheur qui le regarde d’un air surpris.

«
- Bah alors, a-t-on pô idée de s’noyer d’si bon matin ? Ca va mon p’tit gars, tu t’sens bien ?
- Euh… où suis-je… ?
- Loin d’chez toi, on dirait. T’es sur nos belles terres d’Istani, en Elona. Ca t’cause t’y ?
- Hmm… pas vraiment… Je viens de la T… Tym… euh… Tyrie… c’est loin d’ici ?
- Oulaaaah ! Dam oui, c’est ben loin ! Comment t’c’est qu’t’es arrivé là, mon p’tit ?
- Euh… aucune idée… quelques flashs flous… une attaque…
- Du calme, c’est bon. J’vais t’emm’ner chez moi, qu’on t’sèche un peu. J’vais t’offrir l’gite et l’couvert, même. T’as pô l’air en forme et tout maigrichon. J’suis un bon gars moi, hein ? Eheh.
- Merci…

»

Le pêcheur aide alors le jeune homme à se relever et ils partent en direction de sa cabane. Une fois à l’intérieur, il lui prête des vêtements, certes usagés et odorants, mais néanmoins secs et à sa taille. Le pêcheur lui confie qu’ils ont appartenu à son fils, parti depuis plusieurs années à l’aventure.

Le pêcheur lui explique alors que son fils avait choisi la profession de rôdeur et s’était engagé au service des Lanciers du Soleil. Après s’être quitté à Kamadan deux ans plus tôt, il ne l’avait plus jamais revu. Les hommes des Lanciers du Soleil lui affirmaient qu’il était en mission loin d’ici mais qu’il était en vie. Le pêcheur s’en était toujours contenté.

Quelques heures plus tard, devant une bonne soupe de poisson, le jeune homme tente de rassembler ses esprits et de se souvenir de ce qui lui est arrivé. Il raconte alors par bribes ce dont il se rappelle, tachant de se remémorer au mieux et dans l’ordre les évènements qu’il pense avoir vécu :


« Je suis presque sûr de venir d’un continent appelé la Tyrie. Je suis moi-même rôdeur de profession, enfin, il me semble. Je me souviens avoir vécu dans une ville nommée Ava… Asa… mmmh… Ascalon, je crois. Je me souviens d’une ville florissante et accueillante entourée de pâtures et de prés sur des lieues à la ronde.

Je vivais avec quelqu’un, mon frère je crois. Nous appartenons à la famille Tioram. Je ne vous ai pas dit mon nom, quand j’y pense. Je me nomme Aldarion, Aldarion Tioram. Mon frère… comment oublier son nom, c’est la première chose qui m’est venue à l’esprit à mon réveil. Juste son nom : Muir.

Nous étions tous les deux rôdeurs, si je ne me trompe pas, et nous vivions à Ascalon. A une époque, des troubles ont commencé à peser sur la ville à cause d’une menace. Je crois que cela venait de créatures en conflit avec la ville. Ah voilà ! Les Charrs ! Ces créatures essayaient d’attaquer la ville et après plusieurs tentatives, ils réussirent. Mon frère et moi avons fait notre possible pour aider à lutter contre les Charrs, cependant, se rendant à l’évidence que nous n’avions aucune chance, nous avons pris la fuite vers d’autres contrées. Du moins, c’est ce qu’il me semble.

Nous avons entrepris d’atteindre un autre continent où les Charrs nous laisseraient en paix. Ensuite je n’ai que peu de souvenirs. Je crois que nous avons été attaqués et séparé avant de pouvoir atteindre la mer. Je suis donc persuadé qu’il n’a pas pu quitter le continent de Tyrie. Est-ce que vous savez comment je peux y retourner ? Il faut absolument que je le retrouve.
»


Le pêcheur, bouche bée devant son récit incroyable, lui dit alors qu’il n’a absolument aucune idée de comment aller sur ce continent. Cependant, le brave homme lui conseille de se rendre à Kamadan. Les Lanciers du Soleil, la force militaire d’Istan, et également de tout Elona, ont leur base non loin d’ici. Il lui dit d’aller les voir car ils engagent toujours de nouvelles recrues. Et qui sait, peut-être ses aventures l’amèneront en Tyrie.

****

Aldarion resta plusieurs jours en compagnie du pêcheur le temps de se remettre sur pied. Visiblement, il avait fait un long voyage sans boire ni manger pour échapper à ses attaquants qui l’avaient séparé de son frère. Une seule chose le motivait à présent : retourner en Tyrie et retrouver son frère.

Dès qu’il fut sur pied, il remercia le pêcheur et jura qu’il rembourserait sa dette dès qu’il aurait de quoi. Aldarion se rendit alors à la cité la plus proche : Kamadan. Il avait atterri sur les côtes au Nord-Est de Kamadan, là où se trouvait la cabane du pêcheur.

Aldarion se rendit alors à Kamadan où il se présenta à un membre des Lanciers du Soleil pour lui expliquer qu’il voulait les rejoindre afin d’aller en Tyrie. Le Lancier s’était alors bien moqué de lui car ce n’était pas les simples soldats qui pouvaient jouir de voyager en bateau à travers les mers en direction de continents aussi éloignés que la Tyrie. Cependant il accepta sa demande mais lui indiqua qu’il verrait plusieurs cycles lunaires avant de pouvoir mettre un seul pied sur un bateau.

Aldarion se résigna et accepta toutes les tâches qu’on lui confia afin de servir les Lanciers du Soleil et gagner en réputation. Non seulement il gravissait les échelons petit à petit mais il s’entrainait également à devenir un meilleur rôdeur et de perfectionner ses compétences.

****

Accroupi sur une branche d’arbre, Aldarion observe sa proie. Cela fait plusieurs jours qu’il piste ce Drake aux dents d’acier à travers les Etendues de Zehlon…

Les Lanciers du Soleil lui avaient confié la mission de se rendre au petit village au Nord-Ouest afin d’y aider les habitants. En effet, ces derniers s’étaient plein d’un Drake qui tournait autour du village depuis quelques temps et des rumeurs circulaient prétendant qu’il avait déjà dévoré plusieurs personnes.

Il l’a maintenant en ligne de mire. Depuis des jours qu’il piste sa trace, repérant où il se repose, quelles sont ses empruntes, il sait maintenant avec précision où dénicher ce carnassier en vadrouille. Ce dernier est tapi dans un point d’eau vaseux non loin du village, guettant le bon moment pour agir.

Bien qu’il fasse encore à peine jour, Aldarion perçoit avec précision sa position. Il ne se sert pas que de ses yeux. Son ouïe et son odorat sont tout autant en alerte. Il détecte jusqu’au clapotis que le souffle du reptile fait en expirant son souffle putride à la surface de l’eau. Il sent également cette odeur de charogne qui baigne sa gueule à demi ouverte au-dessus de l’eau.

Alors qu’il sent une certaine agitation de la part du Drake, Aldarion, d’un geste précis, encoche une flèche sur la corde de son arc. Il bande son arme et vise en direction de l’animal. Un léger sifflement à peine perceptible atterrit juste derrière le reptile qui s’affole et part en direction opposée. Un léger sourire se dessine sur le visage d’Aldarion tout juste éclairé par l’astre solaire qui s’éveille.

Le Drake fonce sur la rive et dès lors qu’il pose sa première patte dans l’herbe, un petit déclic se fait entendre. C’est le son d’une fine corde qui cède sous le poids de l’animal, activant ainsi un piège finement préparé à l’avance. Des flammes s’échappent de sous les feuilles mortes entassées et s’élèvent à plusieurs décimètres au-dessus du sol. La carapace du Drake est suffisamment solide pour résister à cette légère déflagration, néanmoins, de l’huile enflammée s’est rependue sous son ventre, qui lui, n’est pas écaillé.

Pendant ce temps, Aldarion a jailli de sa cachette et a déjà préparé son second tir, celui-là ne sera pas qu’une simple diversion. Il a prit soin d’enduire sa flèche d’huile et de l’enflammer. Certes, cette flèche enflammée est d’une médiocre qualité. C’est amplement suffisant pour ce qu’il a prévu de faire. Il vise et tire dans la patte arrière du Drake, au niveau du genou. L’animal surpris grogne de douleur mais continue de prendre la fuite. La flèche semble avoir pénétrée sa tendre chair, juste derrière le genou, et l’empêche d’avancer correctement.

Aldarion file ensuite en direction du reptile et décoche une seconde flèche en direction de la patte juste devant celle déjà touchée. Cette fois-ci c’est le pied qui est touché. L’animal tient à peine debout mais continue néanmoins de fuir. Aldarion s’arrête alors et attend. Comme si tout avait été prévu, un petit être touffu surgit d’un buisson en sautant dans les airs. En un instant, un phacochère fonce sur le Drake et lui assène un coup de groin, armé de défenses bien entendu, et le fait basculer sur le côté. Alors que le reptile s’agite et tente de se relever, le Phacochère en a déjà fait le tour et lui assène un second coup, plus violent cette fois, sur le crâne, ce qui assomme partiellement l’animal.

Quelques minutes plus tard, Aldarion s’avance vers le Drake immobilisé et s’approche de son familier, Maart. Ce dernier est récompensé par un morceau de viande séchée, proche de la péremption, comme il les aime. Le petit cochon poilu s’assit sur son arrière train pendant qu’Aldarion prend soin d’attacher le Drake à l’aide d’une solide corde tressée de ses mains.

Il récupère alors ses flèches et le matériel piégé, du moins, ce qui est encore en état. A l’aide de son familier, ils conduisent ensuite le Drake, à présent inconscient et immobilisé, vers le village afin que les autorités en fassent ce qu’elles veulent. Les Lanciers du Soleil avait imposé la condition qu’il ne devait pas tuer l’animal, et cela lui convenait parfaitement. Tout son plan avait d’ailleurs été prévu dans se sens.

****

C’était donc monnaie courante qu’Aldarion fasse ce genre de mission pour le compte des Lanciers du Soleil, toujours accompagné de son fidèle phacochère Maart. Il avait choisi ce phacochère pour la simple raison qu’il n’y avait pas d’autres créatures qui se laissaient aussi facilement approcher dans le coin. Mis à part les flamants roses, mais il ne voyait en eux aucun avantage, si ce n’est la rapidité.


Son phacochère était parfait, selon lui. Petit, rapide, très discret quand il le voulait, surtout grâce à sa fourrure rayée et sombre, il disposait d’un odorat et d’une ouïe très fine et ses défenses ornant son groin étaient de redoutables armes. Cela faisait de lui le compagnon idéal. Il était également facilement transportable et dissimulable dans un sac. Il n’était pas difficile de le nourrir et en ville, il était très docile et n’effrayait pas les passants.

****

Des mois passèrent, presqu’une année, depuis le temps où l’aimable pêcheur l’avait trouvé sur la plage et accueilli. Il ne s’était pas fait spécialement remarqué au sein des Lanciers du Soleil mais il s’était néanmoins fait reconnaître. Il n’était pas, certes, un excellent rôdeur, mais il se débrouillait plutôt bien.

A une époque de grands troubles en Istani, lorsqu’ils commencèrent à avoir des problèmes avec les Kournans, nombreux sont les Lanciers du Soleil qui furent solliciter dans cette bataille. Il s’était porté volontaire dans ce combat et espérait pouvoir se rapprocher enfin de la Tyrie. Alors qu’ils allèrent embarquer pour l’autre continent d’Elona, des émissaires de la Tyrie, conduits par le moine Mhenlo, les interpellèrent.

En effet, eux aussi subissaient une période de grands troubles sur le continent de la Tyrie et demandaient de l’aide aux Lanciers du Soleil avec qui ils étaient alliés. Ne pouvant se séparer d’un trop grand nombre de soldats, au risque de mettre en péril la bataille contre les armées de Varesh, ils demandèrent quels étaient les volontaires pour se rendre en Tyrie et suivre Mhenlo. Comme une poignée d’homme, la voix d’Aldarion se hissa au sein du groupe, brandissant son bras le plus haut qu’il le pouvait. Mhenlo avait souri de voir autant d’enthousiasme.

C’est ainsi qu’un certain nombre de soldats s’étaient rangés du groupe aux côtés de Mhenlo afin d’atteindre la Tyrie dans les plus brefs délais et leur venir en aide. Aussi curieux soit-il, Aldarion était le seul rôdeur dans ce groupe d’hommes. Ils embarquèrent ensuite sur un bateau en destination de la Tyrie ou d’autres voyageurs étaient présents également.


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MessageSujet: Re: [BG] Histoire d'Aldarion Tioram   Lun 17 Aoû 2009, 13:47

2. Voyage vers la Tyrie.


Aldarion s’était porté volontaire dans le voyage vers la Tyrie qui allait le mener, en compagnie d’autres Lanciers du Soleil, dans le combat opposant les hommes représentés par le moine Mhenlo et des hordes de morts-vivants. Le moine les avait sollicités dans l’urgence afin de se rendre en Tyrie au plus vite où tout leur serait expliqué en détails sur place.

Après quelques jours de bateau, le navire accosta dans le territoire de Kryte, plus précisément à l’Arche du Lion. Mhenlo leur avait ensuite indiqué qu’ils devaient se rendre à l’Ouest, à la Côte d’Alessio, où leur combat commencerait. Les Lanciers s’y rendirent donc, prêt à faire tout ce qui était en leur pouvoir pour aider ces gens dans la lutte contre les morts-vivants.

Arrivés à la Côte d’Alessio, les Lanciers du Soleil commencèrent à se joindre aux différentes personnes qui allaient s’opposer aux morts-vivants qui frappaient aux portes. Aldarion suivait et dans les personnes présentes sur place il fit la rencontre de combattants prêts à se battre eux-aussi contre les morts-vivants.

Aldarion alla les saluer. Certains d’entre eux se présentèrent. Il y avait, visiblement des rôdeurs, deux personnes du nom de Tauril et Kadvael, accompagnées d’un guerrier nommé Krieger, peu loquasse cependant. Une femme les rejoint un peu plus tard mais Aldarion ne sut pas quel était son nom et ne lui avait pas demandé non plus. Peut-être l’avait-elle fait, mais il ne l’avait pas entendu.

En attendant que les troupes se préparent, Aldarion avait engagé la conversation avec ces inconnus. Ces derniers lui avaient demandé s’il était là pour combattre les morts-vivants qui s’attaquaient au village. Aldarion acquiesça et rajouta qu’il faisait partie des Istaniens venus les aider pour terrasser ces monstres qui dérangeaient la quiétude de ces contrées. Eux aussi, visiblement, étaient là pour aider, mais ils ne faisaient pas parties des Manteau-Blanc, la force armée présente à la Côte d’Alessio.

Après avoir discuté plus longuement de choses et d’autres, ils se firent aborder par un guerrier, qui visiblement faisait partie, lui, des Blanc-Manteau. Il s’insurgea de voir des combattants discuter au lieu d’aller se battre pendant que d’autres perdaient la vie au combat pour défendre le village. Ils se mirent donc en marche vers la grande porte dans le but d’aller terrasser ces créatures du chaos.

Une fois devant la porte, ils attendirent tous qu’on leur ouvre. Le guerrier rencontré précédemment haussa la voix et questionna le groupe réuni devant la porte sur leurs véritables intentions. Après avoir clarifié les choses, le guerrier, qui s’affirma être envoyé par les Blanc-Manteau, indiqua au groupe qu’il n’ouvrirait la porte que s’il pouvait les accompagner. Après une brève réflexion, ils décidèrent d’un commun accord d’accepter la proposition, qui tendant plus au chantage, du guerrier inconnu.

Ils passèrent donc la grande porte, pendant que les gardes en haut du rempart maintenaient à distance les créatures qui essayaient de s’en rapprocher. Après avoir éliminer le menu fretin qui entourait l’entrée du village, ils rencontrèrent un homme du nom d’Isaiah. Cet homme leur expliqua qu’un petit village non loin d’ici était sans cesse attaqué de toute part et ne pouvait rivaliser seul face à la horde de morts-vivants qui pullulait de partout. Ils se mirent donc en route vers ce village.

Ecrasant un à un les squelettes et zombies qu’ils rencontraient sur leur passage, le groupe de combattants arriva au village. Ils découvrirent avec horreur que ce dernier était infesté de tout côté de morts-vivants qui s’en prenaient aux villageois sans défense. Le groupe se scinda en plusieurs équipes pour vaincre le plus rapidement possible tous ces monstres qui terrorisaient le petit village du Bois-Colin.

Quand il ne resta plus des morts-vivants que des carcasses à peine tièdes éparpillées à plusieurs endroits, ils se dirigèrent vers le haut du village où un homme luttait désespérément contre ce qui semblait être le chef du groupe de morts-vivants que venaient de vaincre le groupe de guerriers. Ils se précipitèrent pour l’aider à tuer ce démon. Tous ensemble, ils n’eurent que peu de mal à en venir à bout et l’homme se présenta à eux. Il se nommait Benji Makala. Il leur fit un rapide tour de la situation et les remercia de les avoir aidé à protéger le village. En effet, très peu de pertes étaient à déplorer. Il y avait eu certes beaucoup de blessés, mais très peu avaient succombé à l’attaque, montrant ainsi l’efficacité du groupe.
Benji Makala leur parla aussi d’une offrande qu’ils pouvaient chercher et donner à la déesse Melandru par l’intermédiaire de sa statue érigée non loin d’ici. Estimant que la situation était trop urgente, bien que certains vouaient un grand respect, pour ne pas dire une foi inébranlable envers elle, le groupe décida d’aller au plus vite au Temple de l’Espérance où les morts-vivants semblaient se concentrer dangereusement.



Après avoir passé la porte du village et marché quelques minutes, ils arrivèrent dans une gorge où stagnait un immense marais brumeux. La brume faisait tousser plusieurs personnes du groupe tant elle était épaisse et que les odeurs qui se dégageaient de la vase étaient fortes. Plusieurs morts-vivants semblaient avoir élu domicile dans ce lieu propice au pourrissement et à la décomposition ou bien s’étaient-ils simplement éloignés du troupeau.



Ils se hâtèrent de tuer ces immondes êtres non-morts et sortirent du marais, prenant ainsi la direction du Temple. Le marais donnait sur une sorte de montage très escarpée et dans la montée, Aldarion fut légèrement distancé. Il était habitué aux pleines désertiques ou marécageuses d’Istan. Nulle part dans la terre où il avait le plus de souvenirs il n’avait été dans des lieux si pentus. De plus, l’empressement du groupe à venir en aide au Temple ne faisait rien pour améliorer les choses. Il fut soulager d’atteindre des terres plus plates et rattrapa aisément le reste du groupe.

De loin, sur le chemin, ils pouvaient déjà apercevoir le Temple de la Tolérance tant il était grand et érigé sur plusieurs dizaines de mètres. Des morts-vivants indiquaient par leur présence de plus en plus intense qu’ils se rapprochaient du Temple.



Ils arrivèrent enfin au Temple de la Tolérance où un moine les attendait. Le moine se nommait Dorian et était chargé de diriger le Temple dans des temps où la quiétude et la sérénité avaient été balayées depuis par les morts-vivants. Ils allaient subir très rapidement l’assaut de vagues de morts-vivants, Dorian en était sûr et il pria les aventuriers de se joindre à lui dans la défense du Temple.



Comme prévu, et malheureusement, Dorian avait dit vrai, des vagues de zombies et de squelettes décharnés se lancèrent sur la place principale du Temple. Encore une fois, en vue d’être le plus efficace possible, les combattants s’étaient séparés en plusieurs groupes. La bataille dura plusieurs dizaines de minutes durant lesquelles les os brisés, la chair en putréfaction découpée ou percée, les cris rauques des zombies, les hurlement de courage des guerriers humains, les flèches de certains et les coups d’épées et de haches des autres, rythmèrent le combat.

Tel un concert en d’os majeur, tout s’arrêta dans un crescendo final face à ce qui semblait être le chef de toute la horde qui avait essayé d’envahir le Temple. Les guerriers s’étaient rassemblés quand un immense cadavre en décomposition habillé de haillons sombres et brillants et munit d’une faux immense s’était jeté à corps perdu sur Dorian. Ce dernier avait anticipé l’attaque et l’avait évite de justesse tandis qu’une flèche s’était fichée dans le bras du zombie. En un quart de seconde et un pet de mouche, le chef des morts-vivants étaient encerclés des guerriers tous brandissant leurs armes et se rassemblant autour de lui.

Après lui avoir réglé son compte d’une manière peu ragoutante, Dorian remercia infiniment le groupe. Néanmoins, il avait besoin une dernière fois de l’aide de ses généreux sauveurs. Le Temple de la Tolérance gardait un artefact très précieux à ses yeux et pour éviter que les morts-vivants ne s’en emparent, ou pire, le détruisent, il avait chargé son scribe, Dinas, de s’enfuir avec lorsque les assauts des zombies devenaient trop insistants. Dorian leur demanda s’ils pouvaient retrouver Dinas le scribe et le ramener au temple sain et sauf, et surtout, en compagnie du fameux Sceptre.

Le sentier derrière le Temple de la Tolérance les mena très rapidement à un petit moulin où s’était caché Dinas. Très peu de morts-vivants étaient encore présents car l’essentiel de leur force s’était fait décimé dans le combat au temple. Quelques rescapés retrouvèrent très rapidement leurs collègues dans l’autre monde quand le groupe arriva au petit moulin.



Quand ils arrivèrent, Dinas était là, le Sceptre à la main et semblait très tendu. L’un du groupe s’approcha, visiblement Tauril le rôdeur, et lui dit que le groupe venait lui porter secours et le ramener au temple. Affolé, Dinas expliqua que c’était impossible car le Temple était infesté de morts-vivants et qu’il était là pour protéger le Sceptre. Le rôdeur lui sourit et lui affirma que tous ici avaient contribué à chasser ces créatures et que Dorian le moine l’attendait avec le sceptre.

Le groupe de guerriers conduisirent rapidement Dinas jusqu'au temple où Dorian les accueillit, le sourire lui fendant littéralement le visage. Pour les remercier de l’acte de bravoure qu’ils venaient d’accomplir, Dorian décida de faire de celui qui avait mené l’expédition, Tauril, Chevalier des Blanc-Manteau. Tous hurlèrent pour célébrer cette victoire et l’adoubement du désormais Chevalier des Blanc-Manteau Tauril. Etrangement, certains semblaient ricaner parmi le groupe, mais sans distinguer clairement qui.

Néanmoins, le Temple de la Tolérance et les terres avoisinantes avaient complètement été débarrassées de la menace zombie qui planait. Le lieu redevint, pour au moins quelques temps, un lieu paisible. Jusqu’à la prochaine attaque…



Une fois la cérémonie terminée, Dorian, Dinas et les autres membres du Manteau-Blanc présents les remercièrent infiniment pour tout ce qu’ils avaient fait pour eux dans ce combat. Ils continuèrent leur chemin jusqu’aux Côtes de Divinités.

Le guerrier des Manteau-Blanc qui les avait accompagnés les quitta une fois arrivée là-bas. Il les remercia et s’en retourna vers l’Arche du Lion où d’autres missions l’attendaient sans doute.

Aldarion remercia également ces guerriers venus aider les Lanciers du Soleil et les Blanc-Manteau dans la lutte contre les morts-vivants. Ces derniers ne faisaient partie ni des uns ni des autres et il les remercia de s’être joint à la bataille bénévolement.

Les Lanciers du Soleil retournèrent à l’Arche du Lion tandis qu’Aldarion les abandonna ici. Non pas qu’il les reniait, mais maintenant qu’il était en Tyrie, il n’allait pas manquer cette occasion de chercher son frère dont il savait qu’il se rapprochait.

Voyant que les guerriers qui l’avaient accompagné semblaient bien connaître la Tyrie, Aldarion entreprit d’obtenir des renseignements sur les lieux et où pourrait-il commencer ses recherches. Encore une fois, notamment le rôdeur du nom de Tauril, accepta de l’aider et répondit aux questions qu’il lui posa.

Ils discutèrent du passer trouble et flou d’Aldarion et de son arrivée en Istan puis de son souhait de retourner en Tyrie pour retrouver son frère. Il était persuadé que ce dernier faisait partie des rescapés d’Ascalon. Ce Tauril en faisait partie aussi et lui expliqua que son frère aurait pu se trouver à trois en différents selon qu’il ait survécu ou non.

En effet, quand Ascalon fut attaquée, nombreux sont ceux qui avaient péri et parmi les survivants, très peu encore étaient restés dans les ruines d’Ascalon. La plupart avait fuit vers la Kryte ou vers le Nord. Cela faisait donc trois zones de recherches et l’étau se resserrait, il était de plus en plus proche de son frère, encore fallait-il qu’il soit en vie.

Le rôdeur raconta que les survivants s’étaient réfugiés en Kryte, à l’Arche du Lion. Un camp de réfugié se trouvait non loin d’où ils se trouvaient et Tauril suggéra de commencer ses recherches par là. Ensuite, il pourrait monter au Nord où d’autres survivants s’étaient rassemblés. Ils avaient fondé la communauté d’Ebona à l’Œil du Nord. Il lui conseilla de terminer ses recherches par Ascalon car c’était peu probable qu’il soit resté là-bas alors que la majorité des survivants avaient fuit ailleurs.

Aldarion demanda au rôdeur s’il pouvait compter sur son aide dans le cas où il affronterait les zones hostiles du Nord pour aller chercher son frère, car il ne connaissait pas la région finalement et risquait de ne jamais retrouver son frère et pire, s’y perdre et y mourir. Il n’avait aucun souvenir d’avoir été dans les montagnes enneigées et en Istan il n’y en a simplement pas. De plus, Aldarion était désormais seul sur ce continent inconnu, bien qu’il y fût né. Il n’en avait pratiquement aucun souvenir. Il avait besoin d’alliés.

Le rôdeur accepta rapidement, étrangement, comme s’il voulait être sûr qu’Aldarion n’aille pas là où il ne souhaitait pas qu’il aille par hasard. Il lui conseilla de se trouver un petit oiseau rouge qui migrait vers le Nord à une certaine période de l’année. Cet oiseau se dirigeait directement là où lui se trouverait et ils pourraient ainsi se retrouver quand Aldarion déciderait d’aller dans le Nord chercher son frère. Ainsi, Tauril le rôdeur pourrait le guider aux bons endroits.

Le rôdeur prit congé et retourna chez lui. Le second rôdeur, Kadvael resta plus longtemps aux Côtes des Divinités afin de s’entretenir avec le guerrier Krieger qui était resté très silencieux tout ce temps. Aldarion n’eut que faire de leur conversation et n’entendit rien de ce qu’ils purent dire, mais il eut un sentiment étrange quand parfois leurs regards se posaient sur lui. Il les ignora et alla au bord de la falaise admirer le paysage.

Il resta quelques instants face au vide et face à l’immensité qui s’étendait devant lui à perte de vue. Il savait qu’il s’était rapproché de son frère où qu’il puisse être. Il était là, quelque part et il en avait la certitude. Au fond de lui, il était convaincu qu’il avait survécu et que lui aussi, peut-être, le cherchait. Il se tint à cette position plusieurs minutes, pensif, puis s’assit sur le bord, les jambes dans le vide et regarda encore le paysage qui s’offrait à lui.


« J’arrive, Muir, bientôt… je te retrouverai… »



Dernière édition par Aldarion le Mar 25 Aoû 2009, 18:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [BG] Histoire d'Aldarion Tioram   Mer 19 Aoû 2009, 15:20

3. Débuts des recherches en Kryte.


Cela faisait maintenant plusieurs semaines qu’Aldarion avait atteint la Tyrie et plus précisément la Kryte. Le changement de climat était plutôt brutal. D’Istan, où le Soleil était présent du matin au soir et brulait la peau des étrangers, là où les marais épais et brumeux vous asphyxiaient si vous n’étiez pas préparé à les affronter et où les déserts à perte de vue étaient capables de perdre le meilleur des rôdeurs à moins que celui-ci s’y soit préparé également ; il était maintenant en Kryte. Le climat était beaucoup plus doux et la géographie complètement différente. Depuis le temps qu’il s’était installé en Istan, cela lui changeait. Il était habitué au vent chaud et presque irrespirable des plaines arides de Jarin, maintenant le vent était frai et vif, il mordait au visage au point de le rougir comme si on avait pris un coup.

Se rendant à l’évidence qu’il devrait rester un moment, il tâcha de se fondre dans la masse. En effet, vêtu comme un sauvage, en Itsan cela pouvait passer, mais pas en Kryte, on le remarquait bien de trop. Il revêtait une tunique de cuir ornée d’une peau de bête et toute son armure était assortie de cette façon. Un morceau de cuir épais lui masquait le visage en dehors des villes afin de résister aux vents sablonneux et aux émanations des marais de Lahtenda. En ville, car il s’était installé non loin de l’Arche du Lion, là où selon lui, c’était un lieu de passage certain, tout le monde le regardait avec des grands yeux. Il était évident pour les gens du coin qu’il venait d’ailleurs et il lui semblait qu’on l’évitait.

Résolument décidé à rester ici pour retrouver son frère, il s’efforça d’oublier le regard des autres et de se concentrer sur ses recherches. Il essayait d’obtenir des informations sur les évènements qui avaient marqué leur histoire, poussant les locaux à s’être enfuit d’Ascalon, mais il n’obtenait d’eux, généralement, rien de plus que ce qui lui avait dit ce rôdeur du nom de Tauril.

Il repensait également à ces étranges personnages qui l’avaient accompagné lors de sa mission contre les morts-vivants du Temple de la Tolérance. Il était certain que ce n’était pas de simples bénévoles venus aider, maintenant qu’il y pensait. Ils devaient faire autre chose de plus grand, quelque chose de secret. En repensant aux paroles de ces deux rôdeurs qui lui avaient parlé, cela ne faisait aucun doute. Du moins c’est ce qu’il pensait. Quoiqu’ils puissent faire, ces gens l’avaient aidé et ils étaient prêts à recommencer quand il en aurait besoin. Il s’était juré de les aider coûte que coûte, quoiqu’ils fassent si eux-mêmes pouvaient l’aider à parcourir la Tyrie à la recherche de son frère.

De plus, eux lui avaient adressé la parole, ils l’avaient aidé. Ce n’était pas vraiment le cas des gens du coin ce qui lui faisait confirmer sa théorie. Ils devaient être de passage et se sont joints à la bataille parce que, sans doute, selon-eux, c’était une cause juste, ou quelque chose de cet acabit. Quoiqu’il en soit, il n’avait qu’une hâte, retrouver ces gens. Ils lui en avaient dit plus en une journée que ses semaines de recherches en Kryte. Il était évident que ce n’était pas en restant coincé ici qu’il retrouverait son frère, il avait besoin d’aide.

Néanmoins, il devait tout de même faire le minimum pour s’adapter au lieu et faire les recherches qui s’imposaient pour se renseigner sur la région et son histoire afin de comprendre comment s’étaient établis les gens qui avaient fuit afin de comprendre et de déterminer où pourrait se cacher son frère. Il décida donc d’aider la force militaire, comme il l’avait fait avec les Lanciers du Soleil en Istan. Il avait besoin d’argent pour se fournir un nouvel équipement et passer inaperçu dans ce nouveau monde. Et même si la survie était son principal mode de vie, il n’avait pas les compétences requises pour se fabriquer lui-même un nouvel attirail.

Au service de la Kryte, il travailla quelques semaines, environ. Il visait plus précisément des missions lui permettant d’aller sur les côtes, des fois qu’il pourrait savoir si son frère n’avait pas fuit par la mer tout comme il l’avait fait lui-même. Ses recherches ne donnaient rien de précis, les gens avaient soit oublié soit préféraient ne pas se rappeler. D’autres lui disaient qu’ils ne faisaient pas attention pendant la fuite à tous les gaillards qui essayaient eux-mêmes de fuir et que c’était possible. Certains même lui rappelaient qu’il était là en mission et n’était pas là pour enquêter. Il réussit tout de même à ratisser toute la côte au sud de l’Arche du Lion, chaque petit village et chaque maison de pêcheur mais sans spécialement avancer.

Au bout de deux ou trois semaines, il était presque quotidien qu’Aldarion parte en mission dans ces régions afin d’obtenir des informations et de l’argent pour se fondre dans le décor. D’ailleurs cette idée s’était gravée plus profondément dans sa tête quand il s’était aventuré plus au Nord, vers la pente des Brigands. C’était effectivement la césure entre la Kryte et les terres des Cimefroides, là où le sol verdoyant et tempéré était remplacé par un sol enneigé, voire gelé. Le vent à travers les montagnes de la Kryte lui avait certes mordu le visage et il le trouvait plus froid qu’en Istan, mais ce n'était rien comparé à ce qui l'attendant dans les Cimefroides. Pour la première fois depuis son arrivée en Istan, car c’était là que remontaient ses souvenirs les plus clairs, il n’avait jamais été malade d’un rhume ou n’avait éternué. En passant la pente des Brigands, il avait pour la première fois éternué, car toujours vêtu de l’armure qu’il avait eue à son arrivée en Istan, donnée par le pêcheur qui l’avait recueilli. Il avait beau se frotter les bras les uns contre les autres, même son phacochère Maart semblait réticent à marcher à travers ces chemins plein de neige. Les vents étaient bien trop puissants et gelés pour y résister vêtu de cette simple armure.

Au bout de ces semaines, deux à trois pour être précis, il avait accumulé assez d’argent et de matières premières pour s’acheter une armure de Kryte, idéale pour y passer inaperçu. Il était allé voir à la forge et avait donné ses mensurations afin que l’armure lui aille comme un gant. Il avait ensuite déposé une lourde bourse remplie d’or et quelques lingots d’argent posés sur le côté. Ensuite, il était revenu avec un sac de toile rempli d’ingrédients divers, ossements ou peaux tannées animales, que lui avaient demandé le fabricant d’armures. Quelques jours avaient suffi à l’artisan pour lui façonner sa nouvelle armure. Plus souple, plus robuste, plus à même de supporter ce nouveau climat et cette nouvelle géographie, elle avait également l’avantage d’être discrète et lui permettrait de se fondre dans la masse et de passer pour un Krytien lambda. Une fois habillé de cette nouvelle parure, il remarqua lui-même tous ces nouveaux atouts qui jouaient en sa faveur. Les gens ne le regardaient plus comme une bête étrange qui n’était pas à sa place. On l’avait même salué dans la rue.

Vêtu de cette nouvelle armure, il s’était même aventuré à nouveau dans la pente des Brigands pour tester l’efficacité de sa nouvelle armure. Elle n’était pas faite pour les grands froids, mais au moins, elle lui tenait plus chaud que les quelques bouts de cuir tannés qu’il avait auparavant. Il était maintenant prêt à affronter réellement la Kryte et à y découvrir le plus d’informations possibles sur son frère afin de le retrouver. Il se sentait également capable d’aller vers le Nord. Son armure lui tenait plus chaud, mais il suffirait qu’il se munisse d’une large fourrure et ça irait très bien, avait-il pensé. Il en était capable, d’après lui. Si besoin, il pourrait se rendre au Nord et poursuivre ses recherches là-bas. Néanmoins pour l’heure, il allait se diriger vers l’Ouest afin d’y explorer les côtes les plus au Sud de la Kryte, aux environs du Havre du pêcheur. Là-bas, nombreux étaient les départs de bateau et si son frère en avait emprunté un pour fuir, tout comme Aldarion, c’est là bas qu’il obtiendrait les informations nécessaires. Il espérait aussi retomber sur l'un de ces étranges personnages qui l'avaient aidé, même s'il ne savait toujours pas qui ils étaient... Maintenant, il pourrait les suivre n'importe où.



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MessageSujet: Re: [BG] Histoire d'Aldarion Tioram   Ven 21 Aoû 2009, 14:24

4. Rencontre avec Nerevar.


Textes sources précédents le chapitre 5. du BG

Nerevar a écrit:
Nerevar flânait depuis plusieurs minutes dans l’allée des marchands de la célèbre Arche du Lion. Les rues étaient alors noires de monde, vendeurs et clients venaient de tous les continents pour visiter ce marché où tous pouvait –soit disant- y être acheté. Seigneurs ou badaud, tous se mélangeaient dans ce même lieu, sans distinction de rang ou d’origine. En passant devant l’étal d’un teinturier, une forte odeur saisie Nerevar. Pestant contre les désagréments de la vie dans les grandes cité, il continuât son chemin, tous en regardant d’un œil distrait les articles aussi varié que possible que proposaient les vendeurs autours de lui.

Malgré la cohue, c’est la voix d’un jeune marchand qui retient son attention, plus que tous les autres. Il était vêtu d’une cape teinte en verte, et portait un carquois à son coté. Il ne semblait pas vraiment à sa place dans cette ville, jurant avec le caractère citadin des autres commerçants. Cela n’échappait d’ailleurs à personne, puisque son stand restait désespérément vide, et semblait au contraire éloigner les clients potentiels. Néanmoins, trônait sur son étale un javelot magnifiquement orné qui attirât l’œil de Nerevar. Heureux hasard puisqu’il cherchait justement un cadeau pour Balsa. Il s’approchât donc du vendeur, sans montrer l’intérêt qu’il portait à ses articles. Pourtant, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il prit à partie Nerevar, jouant avec les mots comme un saltimbanque joue avec des balles. C’était un vendeur habile malgré son aire rural, et il réussit à convaincre Nerevar que le javelot était une arme d’excellente facture en seulement quelques minutes, sans même le lui faire essayer. Le jeune marchand disait s’appeler Aldarion Tioram, et avait manifestement appartenu au corps des Lanciers du Soleil. La conversation durant encore quelques minutes, jusqu’au moment où la question fût posée
.

-Et, pour en revenir à notre affaire, combien me demanderiez vous pour cette arme ?

La réponse fût suivit d’un long silence, puis :

- Cent cinquante mille pièces d’or ? Nom de… tant que ça vraiment ?

Suite à ça, les deux rôdeur –car il s’était avéré qu’Aldarion Tioram était comme Nerevar, Rôdeur de profession- continuèrent à échanger sur la qualité de l’arme, sont prix, et d’autre choses qui n’avaient en réalité rien à voir avec leur marché. A la fin des négociations, le prix de l’arme avait été ramené à cinquante cinq mille pièces d’or, ce qui semblait bien plus raisonnable à Nerevar. Il lui manquait pourtant toujours une importante partie de la somme. Puis, il se rappelât qu’il avait peut-être un moyen d’y remédier :


- Ecoutez, je vous propose un marché. Je dois me rendre dans les cîmefroides pour y conclure une vente avec un nain. Je pense qu’une fois cette affaire réglé, j’aurais la somme que vous me demandez. Donc si vous pouviez, d’ici là, conserver cette arme pour moi, je vous en serai très reconnaissant.

Aldarion a écrit:
Entendant ainsi le rôdeur et potentiel client, Aldarion eut une idée. Certes, il avait besoin d'argent pour continuer son voyage, d'où la vente de ce javelot. Cependant, aller dans le Nord lui paraissait un objectif difficile à accomplir seul et d'une grande importance à ses yeux. L'occasion qui se présentait à lui, voyager en compagnie de quelqu'un qui semblait connaître les terrains gelés du grand Nord, fut selon lui une aubaine. Réfléchissant à toute allure, il proposa un marché au rôdeur.


- Ecoutez, mon ami, j'ai moi aussi un marché à vous suggérer. Que diriez-vous que je baisse le prix à cinquante-cinq mille pièces d'or au lieu des quatre-vingt mille que je ne souhaitais pas dépasser en cas de négociation ? Cela dit, il y aurait une condition : que je puisse vous accompagner dans le Nord. Attendez que je vous explique. Il me faut aller dans le Nord et vous me semblez connaître le terrain pour penser y aller seul. Contrairement à vous, je ne connais absolument rien aux zones enneigées et cela me serait fort utile si je pouvais compter sur vous pour m'y emmener en vous y accompagnant. Qu'en dites-vous ?


Nerevar réfléchit également à la proposition qu'Aldarion venait de lui faire. Il fut assez surpris de sa demande, il semblait vraiment ne pas s'y attendre. Aldarion ne détailla pas ses motivations si ce n'est qu'il voulait voyager accompagné dans le Nord. Nerevar accepta, cela lui semblait juste. L'affaire était conclue. Les deux rôdeurs feraient voyage ensemble dans les terres glacées des Cimefroides en contrepartie du fait qu'Aldarion baisserait considérablement le prix de son javelot.

Cependant, Nerevar mit une condition de plus à cette affaire. Il expliqua à Aldarion qu'il ne pouvait pas faire confiance à n'importe qui. Aldarion comprit directement la logique de cette remarque et il était tout à fait en accord avec elle. Pour s'assurer entre eux de leurs bonnes intentions et qu'ils mèneraient chacun l'affaire à terme, ils convinrent d'un échange.

Nerevar commença par confier à Aldarion une pierre très précieuse à ses yeux mais néanmoins d'une valeur marchande assez moyenne. Le rôdeur ne détailla pas précisément les liens qu'il attachait à cette pierre si ce n'est qu'elle lui était très précieuse. Aldarion jura d'en prendre grand soin et la rangea dans une poche sure à l'intérieur de sa veste. Aldarion, quant à lui, confia à Nerevar un collier de cuir au bout duquel était accrochée la tête d'un poisson vernie d'un enduit brun. Aldarion narra brièvement que ce collier lui avait été offert par le pêcheur qui l'avait recueilli à son arrivée en Istan et qu'il l'avait gardé en souvenir plus que par attache sentimentale. Il lui était reconnaissant mais elle n'avait sans doute pas autant de valeur que la pierre de Nerevar. Mais il n'avait rien d'autre de précieux sur lui, si ce n'était son javelot.

L'échange ainsi fait, les deux rôdeurs se donnèrent rendez-vous à la fontaine de l'Arche du Lion une heure plus tard, afin de se laisser le temps de se préparer. Aldarion, de son côté, en profita pour ranger son stand et mettre à l'abri son javelot dans un coffre Xunlai. Ensuite, il prit soin de vérifier son matériel de chasse, inspecter ses flèches, préparer ses poisons, prendre quelques vivres pour lui et Maart, son phacochère et surtout, prit avec lui des renforts d'armure en fourrure afin de la rendre plus résistante au froid. Il ne savait pas à quoi s'attendre et cette précaution sembla s'imposer d'elle-même.

Une heure passa et Aldarion attendait Nerevar assis sur la fontaine. De nature patiente, Aldarion attendait que Nerevar arrive...
Nerevar a écrit:
Une fois les derniers détails de leur accord réglé, Nerevar partie se préparer pour la route. Après avoir soigneusement retendus la corde de son arc et préparé quelques fioles de poison, il entreprit de vérifier la qualité de ses flèches. « Une arme mal entretenu est un adversaire de plus sur sa route » comme il se plaisait à dire souvent. Nerevar redoutait de croiser des créatures coriaces sur la route des Cîmefroide, et il optât donc pour des flèches lourdes et aiguisé, plutôt que celle à pointes multiples qu’il appréciait pourtant beaucoup. Ces flèches particulières étaient extrêmement difficile à préparer permettaient d’atteindre plusieurs cible simultanément. Sont record actuel était de six cibles en un seul tir, mais il espérait pouvoir faire mieux avec un l’entrainement. L’heure avensait plus vite qu’il ne le pensait, et il prit donc la direction de la fontaine, tous en continuant l’étude de ses armes bien entendus. Absorbé dans sa tâche, il passât à coté de ladite fontaine sans la voir, et fini sa route au milieu de l’Allée des Marchands. Ce détour le fit bien entendus arriver plusieurs minutes après Tioram au lieu du rendez vous. Heureusement le rôdeur comprenais fort bien l’importance de soigner son matériel, et il n’en tenus pas rigueur à Nerevar.

Après cela, les derniers préparatifs étant terminés, ils prirent la route pour les Cîmefroide. Nerevar avait prévus de passer par la porte de Kryte pour pouvoir faire une halte si le trajet se déroulait mal, et ils partirent donc en direction de l’est. A l’occasion de la première étape, plutôt aisée, Nerevar pus voir combien Maart, le phacochère d’Aldarion Tioram différait de Grouik, son propre compagnon. Si Maart était particulièrement fidèle à son maitre, Grouik lui n’avait jamais été d’un grand secours, et posait plus de problèmes qu’il n’en réglait. « La faute au manque d’entrainement que je fais avec lui » estima Nerevar. Ils discutèrent donc un long moment d’animaux et de dressage, si bien qu’ils ne firent presque pas attention aux quelques lutins du feu qu’ils croisèrent.

La route qu’avait choisit Nerevar les conduisit dans les marécages, où malheureusement, il n’avait jamais été très à l’aise. Après quelques détours inutiles, il fallut bien se rendre à l’évidence : ils s’étaient égarés. Les deux rôdeurs n’ayant tous de même pas un si mauvais sens de l’orientation, ils finirent par retrouver leurs routes, et ils purent enfin contempler la fin des marais, concrétisé par un lac si démesuré qu’on ne pouvait en apercevoir l’autre rive.
Après avoir défait un énième marecailleux, Nerevar commençât à regretter ses flèches à pointe multiples. Il avait en fin de compte mal anticipé, et le poison n’était que d’un maigre recours face aux créatures qui grouillaient dans la région. Il fit par de ses regrets à Tioram, qui ne comprit pas, immédiatement, à la grande surprise de Nerevar ce qu’il voulait dire par ‘flèches à pointes multiples’. Estimant que savoir préparer et utiliser ce type de flèches était un atout considérable, il se proposa pour enseigner à Tioram comment procéder, lorsque l’occasion se présenterait.

La suite du voyage se déroulât sans incident majeur, à l’exception d’une rencontre un peu musclé avec un groupe d’Ettins des neiges qui vivaient dans une grotte de glace. La confrontation n’aurait du poser aucun problèmes aux deux rôdeurs, qui entamèrent le combat confiant, sans plus de préparation. Ce fût une bonne leçon d’humilité pour Nerevar qui reçut un violent coup sur le haut du crâne. Encore une fois, cela aurait pus être une blessure bénigne, si le rôdeur n’avait pas tous simplement perdus connaissance. Par chance, Tioram fût assez prompt pour achever l’Ettins qui avait porté le coup, et il put, grâce notamment à l’aide de son fidèle Maart, venir à bout de ses adversaire.
Les quelques ongulents des trolls qu’il avait préparé à l’Arche du Lion lui permirent de rétablir le blessé assez rapidement, puisque les propriétés curative de l’ongulent le remirent sur pied en quelques minutes. Ils purent donc achever leur voyage jusqu'à la première escale : Le Promontoire.


Dernière édition par Aldarion le Mar 25 Aoû 2009, 18:01, édité 3 fois (Raison : Rajout des textes de Nerevar)
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MessageSujet: Re: [BG] Histoire d'Aldarion Tioram   Mar 25 Aoû 2009, 18:01

5. Flashback, le Javelot du Soleil


Le Soleil venait à peine de se coucher, éclairant une dernière fois le ciel de couleurs flamboyantes, et le vent glacial cognait aux fenêtres de l’auberge, quand, après avoir soupé dans la salle commune, Aldarion et son compagnon de voyage Nerevar décidèrent d’aller prendre du repos. Tous deux étaient épuisés par le long voyage d’une journée qui les avait menés jusqu'au Promontoire, dans les Cimefroides.

Alors que Nerevar s’était couché, Aldarion s’était assis sur la chaise de bureau qui donnait face à la fenêtre et il contemplait le paysage qu’il ne tarderait plus à distinguer correctement d’ici quelques minutes. Il se mit à repenser à une époque passée, lorsqu’il était encore en Istan, là où il n’avait jamais vu de neige, depuis son réveil sur l’île en tout cas. Il y faisait toujours chaud et jamais il n’avait senti son corps si engourdi de sa vie.

Aldarion se rappela d’une de ses missions périlleuses qu’accomplissaient parfois les Lanciers du Soleil au péril de leur vie. En effet, dans les plaines de Zehlon, des inscriptions étranges avaient été découvertes et cela avait inquiété certaines personnes au sein des Lanciers du Soleil. Afin de mettre fin à tout cela, ils avaient envoyé un groupe d'une trentaine de Lanciers pour découvrir le mal qui rongeait les Ruines antiques se trouvant à l’Ouest de l’Excavation de Jokanur. Et surtout, y mettre fin.

A l’intérieur des ruines ils avaient découvert des choses qu’ils auraient préféré ne jamais voir, des spectres. Des fantômes d’anciens membres des Lanciers du Soleil hantait les lieux afin d’en préserver les secrets. Néanmoins, les Lanciers, menés par Koss, le Maréchal des Lanciers, décidèrent tout de même de s’y aventurer. Nombreux furent les pièges qui décimèrent une partie de l’équipe et qui en blessèrent plus d’un. Aldarion en avait pris pour son grade lui aussi, mais rien de mortel ou d’incapacitant à vie. La plupart de ces pièges étaient des trappes dont s’échappaient des jets de flammes mais les mécanismes semblaient usés et ils brûlaient simplement quelques pans des armures ou leur chauffait temporairement le visage et leur brûlaient quelques mèches de cheveux.

Quand ils finirent par arriver au bout des nombreux pièges et salles composées d’énigmes pour en protégeant l’accès, ils pénétrèrent dans une chambre immense. Cependant, ils n’étaient plus aussi nombreux qu’en arrivant et quand une créature gigantesque, à l’apparence cristalline se mit à leur foncer dessus, leur chance de réussir était mince. Les derniers Lanciers, bien que tous blessés et exténués, menèrent le combat avec la force et la vigueur nécessaire pour le gagner. Là encore, quelques uns d’entre eux périrent pour la bonne cause. Ce jour là, Aldarion aurait préféré être affecté à une autre mission car il avait vu mourir plusieurs de ses collègues. Et cela aurait pu être lui.

En retournant à la Grande-Salle des Lanciers du Soleil où ils firent leur rapport, Koss déplora le nombre de pertes. Néanmoins ils avaient réussi leur mission et le mal qui rongeait les ruines avait été repoussé, mais pour combien de temps encore. Il y avait eu ensuite une cérémonie funéraire durant laquelle les héros tombés au combat avaient été salué pour leur mérite et leur courage exemplaire. Les survivants avaient été décorés et récompensé d’un Javelot d’Or des Lanciers du Soleil qu’on ne donnait que très rarement dans certaines circonstances, comme c’était le cas ce jour là.

Le javelot en question était une pièce de collection absolument magnifique mais aussi, et surtout, une arme de très bonne facture tout à fait redoutable. Le Javelot était orné d’or pur à certains endroits et le renfort pour le tenir était également entièrement en or. La plupart du manche était composé d'ivoire immaculé. Sur ce dernier, un L majestueux était façonné à même l’or. Non seulement il était magnifique à l’œil mais sa facture était également digne des plus grands travaux que pouvaient faire les artisans des Lanciers du Soleil. L’arme était plutôt lourde et sa pointe extrêmement acérée et aiguisée. Son aérodynamisme semblait absolument bien étudié et parfaitement équilibré. Même si Aldarion ne savait pas s’en servir, avec cette arme en main, il aurait pu être tout aussi dangereux pour une créature quelconque. Il fut également promu Capitaine des Lanciers du Soleil comme tous ceux qui avait survécu ce jour là. A peine plus d’une dizaine sur au moins le triple.

Aldarion n’en avait cependant pas l’utilité et il l’avait mené aux coffres Xunlai afin de le conserver en cas de besoin. Maintenant que la nuit était tombée et que la fenêtre de la chambre ne donnait sur rien de plus que les ténèbres, il décida de se coucher. Il repensa que c’était ce simple javelot qui l’avait mené ici, dans les Cimefroides. Grâce à lui, il avait rencontré ce Nerevar et en sa compagnie, il avait parcouru les terres gelées du Nord qu’il redoutait tant. Il s’endormit sans efforts et se laissa porter au pays des songes et des rêves en attendant une nouvelle journée épuisante qui le conduirait où seuls les Dieux savaient.

Néanmoins, c’était également se rapprocher de son frère. Le rôdeur qu’il avait rencontré, du nom de Tauril, lui avait parlé d’un endroit dans le nord, l’Œil du Nord, où certains rescapés d’Ascalon avaient fui. La Kryte ne lui avait rien donné jusque là et l’occasion s’était présentée de parcourir le Nord et il l’avait saisie. Il n’avait rien à perdre et cette chance n’allait sans doute pas se représenter à nouveau. De plus, ce Tauril avait précisé qu'il y attendrait sans doute Aldarion. Il ne se cachait pas à lui même qu'il espérait revoir cette personne pour en apprendre plus et savoir s'il était toujours prêt à l'aider à parcourir le Nord à la recherche de son frère.
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MessageSujet: Re: [BG] Histoire d'Aldarion Tioram   Mar 25 Aoû 2009, 19:28

6. Maart, le phacochère.



Le lendemain matin, Aldarion s’était levé tôt. Il était descendu sans même s’arrêter dans l’auberge pour manger, déposa quelques pièces d’or sur le comptoir et sortit. Maart l’avait attendu dans l’espace réservé aux animaux. Une fois réunis, ils cherchèrent un endroit calme où s’assoir.

Une fois assis, Maart s’allongea sur la cape d’Aldarion pour se protéger du froid, et ce dernier le prit sous son bras. Ce ne fut pas chose aisée car l’animal avait bien grossi depuis leur première rencontre. Il sortit les croquettes de Maart, des petites boulettes de viande séchée mélangées avec une sorte de pâte à gâteau bon marché et des morceaux de carotte. Le tout ressemblait effectivement à des croquettes pour chien, à la forme incertaine et à la couleur plus que douteuse. Maart ne se souciait guère de ce genre de détails. Après tout il n’était pas difficile et son estomac supportait tout ce qui était comestible, quelque soit la façon dont cela lui était présenté. Parfois même, des choses peu comestibles lui passaient dans le bec et il ne s’en portait pas plus mal.

Après que Maart ait avalé quelques boulettes, Aldarion sortit de son sac de cuir quelques vivres pour se remplir le ventre. Il disposait d’une miche de pain légèrement rassie et un fruit, qui ressemblait à une pomme, mais de teinte plutôt brune. Il commença à manger son petit déjeuner tout en faisait attention à ne pas trop mâcher pour que ça lui tienne longtemps l’estomac. Il ne savait pas combien de temps ils allaient devoir marcher avec Nerevar jusqu’à sa prochaine destination. Il nota mentalement d’aller acheter de la viande avant de partir.

Cependant, il avait le temps. Le Soleil se levait à peine et la rosée sur la végétation ne s’était pas encore retirée. Il savourait la teinte du ciel changeant à mesure que l’astre solaire émergeait lentement de sa léthargie nocturne. Maart s’était même rendormi et ronflait bruyamment. Aldarion nota ce détail car c’était assez rare qu’il ronfle aussi fort. Il se sentait sans doute en sécurité dans ces murs, contrairement aux fois où ils dormaient à la belle étoile et où le moindre bruit pouvait leur être fatal.

Aldarion repensa que Maart avait beaucoup appris depuis qu’ils s’étaient rencontrés. Et surtout beaucoup grossi. Il se remémora la première fois où il l’avait rencontré…

Alors qu’il faisait encore parti des Lanciers du Soleil, Aldarion, accompagné d’autres membres des Lanciers, avaient été envoyés en mission à l’Ouest de l’Excavation de Jokanur. Des créatures hostiles semblaient se rassembler en grande quantité près des murs de l’Excavation et cela inquiétait les Lanciers. Ils avaient donc été chargés de se rendre sur place et d’en apprendre plus. Et s’ils le jugeaient nécessaires, éliminer ces créatures.

Une fois sur place, le groupe des Lanciers avaient pu voir que de nombreux Ecailleux et Ibogas s’étaient dangereusement rapprochés des murs de l’Excavation. Ils ne surent pas pourquoi, peut-être que la Première Cité à l’Ouest exerçait une certaine influence attractive sur ces créatures, toujours est-il qu’ils devaient agir. Ces créatures hostiles pouvaient menacer la population de l’Excavation et il était de leur devoir de les protéger.

Ils ‘étaient donc enfoncés dans la Jungle, éliminant les groupes d’écailleux et d’Ibogas qui se jetaient sur eux en masse. A un moment, ils entendirent au loin des gémissements plaintifs stridents. Ils se surent distinguer clairement si ces cris étaient émis par un humain ou un animal, mais dans le doute, ils avaient décidé d’aller sur place pour vérifier de leurs yeux.

Quand ils furent sur les lieux, trois écailleux encerclaient un jeune phacochère qui semblait leur donner du fil à retordre. Le phacochère en question ne se laissait pas faire et visiblement, avait blessé l’un de ses attaquants. Un des écailleux avait une patte sanguilonante et une des défenses du petit cochon poilu était couverte de sang. Un des reptiles chargea le phacochère et ce dernier sauta d’un petit bon habile sur le côté, esquivant son attaque, et alla se réfugié derrière un arbre. Les Lanciers regardaient la scène avec amusement, cependant, Aldarion prit en pitié le petit cochon. Ce dernier les avait repéré et semblait, probablement qu’Aldarion se faisait des idées, les appeler à l’aide.

Aldarion sortit une flèche de son carquois, l’encocha sur la corde de son arc, le banda et visa l’animal qui fonçait sur le phacochère. Les Lanciers furent étonnés quand ils virent l’animal rouler par terre et s’arrêter devant le phacochère dans un nuage de poussière. Il peina à se relever et le petit cochon sortit de sa cachette et lui flanqua un coup de défense dans les côtes. Les deux autres écailleux remarquèrent la présence des Lanciers, et décidèrent qu’ils feraient un bien meilleur repas dans leurs estomacs. Ils leur foncèrent dessus.

Une pluie s’abattit alors sur les deux reptiles qui n’avaient pas prévu que ces Lanciers étaient tous équipés d’arcs ou de lances. Le phacochère ne bougea pas pendant l’averse de pointes et attendit patiemment. Quand il fut rassuré, il se dirigea vers les Lanciers et s’arrêta aux pieds d’Aldarion. Le phacochère leva la truffe vers lui et ils se regardèrent droit dans les yeux. Aldarion eut réellement l’impression qu’il le remerciait, surtout quand il lui posa une patte sur la botte. Aldarion rangea son arc et attrapa le phacochère pour le soulever devant lui.

A cette époque, Maart était encore soulevable. Le petit cochon regarda fixement Aldarion et ronfla bruyamment, comme un chat aurait pu ronronner. Aldarion pensa alors qu’il pourrait garder le petit phacochère avec lui. En effet, il était rôdeur et n’avait toujours pas trouvé de compagnon. Il avait vu bon nombre de flamants roses dans la région, mais ils ne semblaient pas adaptés pour sa profession. En y réfléchissant, il se dit que le phacochère ne devait pas l’être beaucoup plus, mais au moins, celui-là, il avait du caractère et savait se défendre.

Aldarion remarqua alors que le phacochère saignait. Il le déposa au sol et examina la blessure. Son flanc était marqué d’une griffure assez profonde et saignait. Cependant, il semblait assez bien supporter la douleur. Il sortit un onguent de troll, en imbiba un morceau de tissus et l’appliqua sur la blessure. Aldarion s’attendait à ce que le phacochère grogne, mais il se laissa faire. Il sentit, néanmoins, ses muscles se contracter pour résister à la douleur. Aldarion nota qu’il avait beau être petit, ce phacochère, il était sacrément robuste. Il ajouta à l’intention de ses coéquipiers qu’il allait garder l’animal avec lui. Les Lanciers trouvèrent ça assez drôle, mais après tout, Aldarion faisait ce qu’il voulait, ils n’avaient pas à discuter son choix qui ne regardait que lui.

Une fois de retour près de Kamadan, il emmena le petit cochon, qui n’avait toujours pas de nom, à l’extérieur de la ville. Aldarion s’adossa à un arbre et fit venir le cochon devant lui. Il se dit qu’il devait lui trouver un nom assez rapidement. Il essaya de voir comment réagissait l’animal quand il lui proposait différents noms et bizarrement, son attitude changea quand il annonça « Maart ». Aldarion eut le sentiment que ce nom lui convenait.

Il est vrai qu’au premier abord, Maart, son nouveau compagnon, ne lui semblait pas vraiment adapté pour la profession de rôdeur. Néanmoins, il remarqua qu’il en avait les qualités de base. Il était fidèle, n’avait pas peur de se battre contre plus gros que lui et répondait quand on l’appelait par son nom, dans le sens où, il ne parlait pas bien sûr, il agissait comme s’il avait compris.

Avec le temps et l’entraînement, Aldarion vit apparaître d’autres qualités chez Maart. En effet, il ne connaissait pas grand-chose sur les phacochères mais il s’aperçut très vite que ces derniers étaient munis d’un odorat hors-pair. Il était capable de traquer une proie à travers les marais puant du sud d’Istan sans en perdre la trace. Il pouvait aussi facilement trouver son chemin dans les brumes aveuglantes de ce marais quand celles-ci devenaient trop épaisses pour s’y diriger à la vue. Il était également très robuste et supportait incroyablement la douleur.

La région d’Istan était, et est toujours, peuplée d’un certain nombre de Drake. Ils leur arrivaient parfois d’en combattre un, ou deux. Maart pouvait se prendre plusieurs claques à coup de queue de la part du Drake, il se relevait quelques secondes après et lui chargeait le flanc à coup de défenses. Le Drake pouvait aussi lui attraper une patte et lui arracher des lambeaux de peau, le phacochère boitait mais continuait de se battre jusqu’à épuisement. Il n’imaginait pas une seule seconde que ce petit cochon poilu pouvait être aussi endurant lorsqu’il l’avait rencontré. Certes, ses coups ne faisaient pas des dégâts très importants, ses défenses étant de longueur assez réduite finalement, mais parfois, à terme, il arrivait à épuiser l’ennemi ou à l’assommer à force de lui mettre des coups sur le crâne.

Aldarion lui remarqua aussi une incroyable qualité même si au départ, c’était plutôt un défaut, selon lui. Les phacochères sentent fort, pour ne pas dire qu’ils puent le vieux rat crevé depuis des semaines étouffé dans de la bouse de vache qui avait la diarrhée. Au début, Aldarion avait un peu de mal à supporter son odeur et on lui refusait souvent l’entrée d’établissements à cause de cela. Car lui aussi, à force, ne sentait pas forcément très bon, à continuellement côtoyer Maart. Il remarqua néanmoins que cette odeur devint une excellente façon de se camoufler.

En effet, si la plupart des créatures qui peuplent l’Istan savent détecter la présence d’un humain à son odeur, cela est complètement différent quand il s’agit de l’odeur d’un phacochère. La plupart des créatures, sauf les plus affamées, ne se soucient guère de l’odeur d’un phacochère à quelques mètres d’eux. Ils sont loin d’être une menace, normalement. Force est d’avoir constaté qu’Aldarion et Maart étaient capables de s’approcher très près d’animaux qu’il ne pouvait approcher seul autrefois sans se faire repérer à son odeur. Ainsi, il lui était plus facile de traquer des proies sans que celles-ci ne le repèrent. Il n’en était pas moins détecté, mais les créatures en général ne faisaient plus attention à lui…


Aldarion pencha la tête et regarda Maart qui s’était rendormi. Il avait bien grossi depuis cette époque. Il n’aurait pas pu le parier, mais il était persuadé qu’il avait pratiquement doublé de volume, si ce n’est plus. Quand il l’avait rencontré, le petit cochon ne lui dépassait pas les genoux. A présent, il lui arrivait pratiquement à la taille. Non seulement il avait grossi mais il avait également gagné en endurance. Il était incroyable résistant et robuste…

Il se rappela la fois où ils s’étaient attaqués à des insectes dans les marais. Ces derniers lançaient des aiguillons très longs à grande vitesse et étaient enduits de venin. Aldarion en avait pris un dans le mollet et ce dernier s’était raidi comme s’il avait eu une crampe très douloureuse et il avait du battre en retraite. Maart avait continué et bien qu’il fut orné d’aiguillons, ressemblant à s’y méprendre à un hérisson géant, avait continué sans relâche à écraser ces insectes. Il leur fonçait dessus, se jetait en l’air et les écrabouillait de tout son poids. Ensuite, il piétinait ce qu’il restait d’eux et passait au suivant.

Quand Maart avait eu fini, il était retourné auprès d’Aldarion. Ce dernier fut presque horrifié de voir Maart hérissé d’aiguillons dans tout son dos et ses flancs. Il en avait aussi sur le dessus du crâne et les pattes. Il avait passé plusieurs heures à tous les enlever et s’était rendu compte à quel point sa peau était rugueuse et résistante. Les aiguillons s’étaient arrêté à la première couche de sa peau, très dure, et n’avait même pas pénétrsé la chair. Le phacochère semblait ne souffrir d’aucune crampe…


Aldarion rit. L’image de son « phacochérisson » lui était revenue en tête. Il avait fait le bon choix en gardant à ses côtés ce petit cochon qui avait bien grossi depuis. Il n’en restait pas moins agile et vif au combat. Il leva la tête et s’aperçu qu’il distinguait enfin le Soleil au-dessus des arbres. Cela devait bien faire une heure qu’il était assis là, repensant au passé. Il réveilla Maart qui se dressa sur ses pattes d’un bond, comme s’il n‘avait pas dormi, et ils retournèrent à l’auberge pour retrouver Nerevar. Une longue journée de marche allait les attendre tous les trois.




Dernière édition par Aldarion le Jeu 29 Oct 2009, 02:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [BG] Histoire d'Aldarion Tioram   Ven 28 Aoû 2009, 21:52

7. Péripéties enneigées dans les Cimefroides.


Aldarion et Nerevar étaient fin prêts à partir vers la destination que Nerevar avait convenu avec le nain. Aldarion n’avait pas vraiment d’idée sur l’affaire en question, mais cela ne l’intéressait guère. Tout ce qui comptait à ses yeux c’était de voyager accompagné dans les Cimefroides et permettre à Nerevar de terminer son affaire sans encombre pour qu’il puisse le payer. Néanmoins, Aldarion sentait qu’il avait noué un lien d’amitié, encore faible pour l’instant, avec Nerevar. Il n’était pas indifférent au fait que s’il arrivait quelque chose à Nerevar dans les montagnes cela lui ferait un peu de peine, tout de même.

Ils s’étaient donc mis en route une fois que leurs équipements avaient été vérifiés et qu’ils eurent remplis leurs sacs de vivres, suffisamment pour tenir tout le long de leur périple. Ils quittèrent le Promontoire dans la matinée et se dirigeaient vers la Caverne du Croc de Glace. Comme il semblait être une habitude dans la région, il neigeait. Nerevar paraissait bien plus à l’aise qu’Aldarion pour se diriger et avançait avec moins de peine que lui.

Nerevar avançait en tête, Maart le suivant et Aldarion tentait avec beaucoup de mal de se guider au son du phacochère qui grognait ou à son odeur, bien que cette dernière fût légèrement atténuée par le froid qui lui gelait les narines à chaque bouffée d’air. Il avait beau essayer de suivre ses traces dans la neige, ces dernières étaient très rapidement recouvertes et il ne se fiait qu’à Maart qui semblait ne pas perdre sa trace.

Les deux marchaient vite, sans attendre véritablement Aldarion. Le phacochère tournait la tête de temps en temps pour voir si son maître suivait et marquait une pause. Quand il l’avait rattrapé, Maart reprenait une allure qui pour lui était normale et semait petit à petit Nerevar. Ce dernier semblait assez pressé de vouloir en finir avec cette neige et cette transaction. Aldarion ne savait toujours rien à ce sujet mais Nerevar semblait quelque peu inquiet, sans que cela transpire d’évidence non plus.

Le froid lui mordait le visage et ses joues brûlaient comme si on lui avait mis un tison chauffé à blanc sur la peau. Ses yeux étaient sans cesse recouverts de neige, l’empêchant de voir correctement. Sa mèche qui lui tombait devant l’œil gauche gardait précieusement quelques flocons, la rendant encore plus lourde et plus froide et l’handicapait encore plus. Son corps tout entier gelait sur place et ses mouvements ralentissaient. Il essayait de ne pas trop respirer non plus car la moindre bouffée lui gelait les tripes bien qu’il portait un masque. L’air frai passait facilement à travers les fibres.

Au bout d’un moment, il ressentit une impression de malaise. Ce malaise que l’on ressent quand on s’aperçoit que l’on est perdu. Le paysage se change et devient incertain, aucun repère n’est possible ni reconnaissable. De quel côté est-on venu ? Par où est-on passé ? Aldarion marqua une pause et tâcha de repérer Nerevar ou même Maart qui semblait, lui aussi, avoir disparu. Près d’un sapin couvert d’un immaculé manteau blanc, il entendit des ronflements sourds, plutôt des grognements. Il s’en approcha et trouva Maart, creusant la neige pour chercher quelque chose. Quand Aldarion put distinguer ce qu’était le sujet des convoitises de Maart, il remarqua que ce n’était qu’une banale pomme de pin qui avait roulé en bas de la montagne, en provenance d’un pin situé en hauteur.

La neige avait légèrement cessée, rendant le paysage moins confus. Devant lui se dressait une pente dont il ne voyait pas avec précision le bout. Il attrapa Maart par une défense et lui fit signe de passer devant en montant la pente. Aldarion avait une impression de danger. Il gravit le plus vite possible cette pente tout en suivant Maart et une fois en haut il aperçu la scène. Nerevar était là, allongé sur le sol gelé, mangeant certainement quelques flocons sans le vouloir. Des traces de luttes étaient visibles et Nerevar semblait avoir été dépouillé de ses biens. Des inconnus, à première vue, se dirigeaient vers le corps inanimé de Nerevar. Aldarion se précipita vers le corps de son compagnon de voyage pour vérifier s’il était encore en vie. Après avoir vérifié son pouls il défia les inconnus.

Il leur demanda qui ils étaient. Cependant, l’un d’eux savait qui lui il était. Après réflexion, Aldarion reconnut Tauril, le rôdeur qui l’avait aidé à son arrivée en Tyrie. Il n’espérait pas le revoir si facilement et encore moins si tôt. Il était accompagné de deux femmes dont il ne sut le nom que plus tard. Tous s’expliquèrent pendant que l’une des femmes, du nom de Monica, s’occupait de ramener à l’état de conscience le pauvre Nerevar, toujours dans le coltar.

Aldarion expliqua qu’il accompagnait Nerevar, sans vraiment savoir ce qu’il comptait faire lors de son entrevue avec le nain. Tauril et la femme qui l’accompagnait, expliquèrent qu’ils poursuivaient un nain qui semblait avoir de mauvaises intentions envers eux. Ils semblaient avoir été prévenus qu’une attaque était envisagée contre eux. Aldarion commença à cerner la chose. Tauril et ses compagnons faisaient effectivement parties d’un groupe ou d’une organisation quelconque et que le nain avec qui Nerevar devait faire affaire leur en voulait.

Après son réveil, Nerevar expliqua qu’il n’était pas au courant des mauvais agissements du nain et qu’il comptait simplement lui vendre des pierres, a priori magiques, qu’il avait trouvées dans des terres bien plus au Nord que les Cimefroides. Aldarion entendit parler des Norns. Il ne s’était pas encore rendu là-bas, mais il n’en avait entendu parler. Son frère aurait pu s’y trouver car d’après ce qu’on lui avait dit, des réfugiés de Kryte avaient établi un campement tout au Nord, non loin du territoire Norn.

Une des femmes accompagnant Tauril, Eldania, commença à expliquer vaguement, sans entrer dans les détails, ce qu’il se passait. Ils faisaient parties d’un groupe nommé les Veilleurs des Sylvecimes. Ils étaient victimes assez fréquemment des nains. Aldarion comprenait alors un peu mieux tout le secret dont il avait perçu certains aspects lors de sa première rencontre avec Tauril. Il comprenait à présent qu’il ne voulait sans doute pas divulguer ce secret. Néanmoins, maintenant Aldarion, et Nerevar, y étaient tous deux impliqués.

En effet, Aldarion sentait qu’il était en partie responsable de ce qu’il se passait. Il avait, d’une certaine façon, poussé Nerevar à effectuer cette transaction pour qu’il puisse lui vendre le javelot. Ensuite, il n’avait pas su suivre convenablement Nerevar pour assurer sa protection et empêcher le nain de s’emparer de ses biens. Nerevar lui aussi s’expliqua. Pour lui, il était tout autant, sinon plus, responsable qu’Aldarion qui continuait de s’enfoncer. Aldarion expliqua qu’il avait une dette, à la fois envers Nerevar pour ce qui lui était arrivé et envers les veilleurs, contre qui il avait, à son insu, participé à la mise en danger de ce qu’ils protégeaient.

Aldarion s’engagea à aider du mieux qu’il pourrait à aider les veilleurs pour se réparer de sa faute et aussi envers Nerevar, afin de l’aider. Ils décidèrent de poursuivre le nain et de récupérer au plus vite les pierres avant qu’elles ne tombent entre de mauvais nains, et de mauvaises mains, pour protéger les veilleurs.

A travers les terres enneigées qui menaient vers la Caverne du Croc de Glace, ils retrouvèrent la trace du nain qui menait au sud, dans la direction de la Porte de Givre. Cependant, sur le chemin, dans le territoire des Centaures, ils trouvèrent plusieurs affaires au milieu de ce qui semblait être un terrain où avait eu lieu une lutte. Ils découvrirent plusieurs équipements, très endommagés, de nains, et des pierres. Ces pierres étaient visiblement celles de Nerevar.

Après discussion et analyse précise des éléments de la scène, le groupe s’entendit sur le fait qu’il n’y avait pas eu de mise en scène et que les pierres étaient vraies. Même qu’ils en essayèrent une. D’un seul coup, une tortue immense sortit de nulle part. Non seulement elle était énorme, mais elle portait également un canon attaché sur sa carapace. Eldania, qui avait activé la pierre, était suivie par la tortue et tentait de lui échapper. Une fois coincée contre la montagne, elle se rendit compte que finalement, la tortue ne lui voulait aucun mal mais qu’en plus elle semblait lui obéir. Une fois sur son dos, elle précisa qu’avec une telle arme les nains auraient pu sans aucun mal percer une barrière qui protégeait quelque chose dont Aldarion n’avait aucune idée. Encore une fois, il comprenait de mieux en mieux.

Ni une, ni deux, ils vérifièrent cela lorsqu’un groupe de centaures les attaqua peu après. Des boulets de canon volèrent à toute allure au-dessus de leurs têtes et vinrent s’écraser dans celles des centaures. En quelques minutes, les corps des hommes-chevaux rougissaient de leur sang la neige. Les veilleurs virent de leurs propres yeux la puissance de ces pierres magiques et furent bien content qu’ils les avaient retrouvées. Les dieux seuls savent ce qu’il aurait pu arriver à ce qu’ils gardaient si les nains avaient réussi à s’en servir contre eux.

Le problème semblait résolu pour le moment et ils se dirigèrent vers La Porte de Givre pour y trouver refuge. En effet, tout le monde commençait à souffrir du froid et surtout Aldarion. Ce dernier avait de plus en plus de mal à résister à ce climat. Ces longues minutes à discuter l’engourdissaient au point qu’il avait quelques fois des vertiges et des pertes de conscience. Il eut beaucoup de mal à rattraper le groupe jusqu’à leur destination. A certains moments, il tombait à genoux dans la neige, tentant de récupérer des forces pour continuer. A l’aide de Maart, il se relevait avec peine et continuait. Sur la fin, Nerevar lui-même du soutenir Aldarion pour le guider jusqu’à la Porte de Givre.



Après une brève négociation avec les nains, amicaux cette fois-ci, de la Porte de Givre, surtout concernant la tortue géante armée d’un canon dorsal, le groupe finit par être admis en ville et purent y trouver refuge. Ils se rassemblèrent autour de l’immense brasier au centre de la ville et commencèrent à se réchauffer. Ils étaient arrivés, non sans mal, en lieu sûr et purent décompresser. Ils firent un rapide tour de la situation, un bilan en quelque sorte, et décidèrent de s’arrêter dans l’auberge pour retrouver des forces.



Au terme de cette aventure, Aldarion avait enfin pris contact avec les veilleurs. Ses soupçons concernant l’organisation secrète dont faisaient parties les gens qui l’avaient aidé en Kryte étaient fondés. Néanmoins, quand Eldania en parla et mit à jour ce secret afin que Nerevar et Aldarion puissent les aider, Tauril, cette fois-ci, ne sembla pas s’en cacher. Il lui avait même fait une réflexion sur sa cape qui semblait assez évident pour lui. Aldarion n’avait même pas remarqué ce détail et en effet, tous portaient cette cape au symbole représentant un arbre doré. Cependant, Aldarion n’avait pas encore la moindre idée de ce qu’ils protégeaient ni quels étaient leurs buts. Ce n’était pas dans ses priorités de le découvrir. Il finirait sans doute par le savoir naturellement, avec le temps.

Tout ce qu’il comptait faire maintenant, c’était aider ces Veilleurs à se protéger des nains et laver son honneur. Il avait la ferme intention de se racheter auprès d’eux, mais aussi de Nerevar qu’il n’avait pas su protéger. Aldarion souhaitait montrer qu’il était un homme de parole et de confiance et laver les soupçons qui pouvaient peser sur lui. En fin, il était décidé à parcourir le Nord pour trouver son frère mais cette ballade dans la neige lui avait prouvé que seul, il n’y parviendrait pas. Il allait avoir besoin d’alliés sur qui compter.


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MessageSujet: Re: [BG] Histoire d'Aldarion Tioram   Jeu 29 Oct 2009, 03:16

8. Aldarion, nouveau Veilleur des Sylvecimes


Depuis leur rencontre, Aldarion avait été accueilli, si l’on pouvait employer ce terme pour exprimer la tolérance de sa présence, au sein du groupe appelé les Veilleurs des Sylvecimes. Après leur arrivée à la Porte de Givre, ils avaient mis les choses au clair : il se trouvait parmi eux parce qu’ils le voulaient bien. Bien que Nerevar fut dans le même cas que lui, Aldarion sentait cette tension permanente autour de lui, cette tension qui le faisait se sentir de plus en plus coupable d’avoir mis en danger ces personnes sans même les connaître.

Les jours passèrent et la tension diminua peu à peu. Bien que les Veilleurs ne fassent pas état de ce qu’ils faisaient réellement, sans détailler le peu qu’ils avaient pu exposer lors de leur rencontre, Aldarion fit la connaissance d’autres veilleurs. Ces derniers n’étaient pas aussi froids que ceux qu’il avait rencontrés et il comprit rapidement que c’était plus de la méfiance pour préserver quelque chose de très important plutôt qu’un malaise lié à lui-même. Cela ne venait pas de lui vraiment, mais de ce qu’il pouvait leur causer. Certains étaient même tout à fait à l’aise et Aldarion passa de bons moments en leur compagnie.

Au fil des jours, des semaines même, Aldarion ne fit pas de vagues et n’essaya pas d’en savoir plus. Il se contenta d’être là et de faire ce qu’on lui disait, rendant service à droite et à gauche sans poser de questions. C’était suffisant pour lui. Il avait une dette et il comptait bien faire tout ce qu’il pouvait pour aider ces gens qu’il avait mis en danger.

Néanmoins, il apprit avec le temps, ou comprit, que ces gens étaient plus ou moins comme lui. Un lien très fort avec la nature, les forêts et les animaux se dégageaient de ces personnes sans qu’ils aient un mot à dire. Cela transpirait d’eux. Aldarion ressentait ce lien et se sentait à l’aise avec les Veilleurs. Il n’était plus là que pour se racheter à leurs yeux mais aussi parce qu’il commençait à se plaire parmi eux. Intérieurement, il semblait comprendre ce pourquoi ils se battaient, pourquoi étaient-ils méfiants, sans pour autant savoir clairement ce qu’ils défendaient. Intimement, il savait que c’était forcément une noble cause.

Les semaines passèrent, Aldarion n’aurait su dire combien précisément depuis leur rencontre et il portait à présent l’emblème des Veilleurs. Rien n’avait été dit, rien d’officiel, mais il arborait fièrement cette cape qui signifiait beaucoup pour lui. Il ne savait pas s’il allait la porter longtemps, si ces gens l’accepteraient définitivement en leur sein, mais il était décidé à s’intégrer et à défendre les mêmes buts et les mêmes causes.



La plupart des activités qu’Aldarion menaient en leur compagnie depuis se temps se passaient essentiellement dans les Cimefroides, non loin de leur rencontre, finalement. Cela permettait à Aldarion de continuer ses recherches sur son frère, qu’il ne perdait pas de vue. Il avait beau embrasser une cause sans même qu’on lui ait donné tous les éléments, son objectif principal restait fermement ancré dans sa mémoire.


Lors d’une patrouille dans les Cimefroides, leurs pas les avaient amenés au Promontoire. Pour une obscure raison, et Aldarion s'était gardé de poser des questions pour l'instant, deux d'entre eux étaient entrés dans une taverne. Il avait patienté avec d'autres à l'extérieur dans le froid glacial des Cimefroides. Après un certain temps, ils étaient ressortis. Aldarion ne comprenait toujours pas ce qu'il se passait, mais une intuition lui disait que cela ne devait pas être innocent au fait qu'ils avaient été attaqués par le Sommet de Pierre récemment.

Plusieurs heures plus tard, ils avaient suivi une piste à travers les montagnes enneigées et ils étaient non loin de la Porte de Givre. Aldarion patientait, sentant le moment d'en apprendre plus arriver à grands pas. Que faisaient-ils par ici ? Il semblait ne pas être le seul à ne pas tout savoir.
Au terme de cette escapade, les Veilleurs avaient repéré un individu en compagnie d’un grand corbeau. Nerevar et Aldarion avaient été envoyés pour intercepté l’inconnu afin d’obtenir plus de renseignements.



Au terme d’un interrogatoire pénible et pratiquement sans issue, ils parvinrent à mettre un nom sur ce visage inconnu : Eihwaz. Ce rôdeur, visiblement, semblait enquêter sur le Sommet de Pierre. Ce détail ne manqua pas de piquer la curiosité d’Aldarion qui s’était souvenu à cet instant de récentes échauffourées avec ces nains. Cet homme disposait d’une carte qui les mena jusqu’à une mine tenue par les membres du Sommet de Pierre.
A l’intérieur de cette mine se préparait quelque chose de funeste, bien plus dangereux qu’une simple collecte de minerais. Ils avaient du éliminer bon nombre de gardes, ce qui écarta tout doute quant aux affiliations possibles entre Eihwaz et les nains du Sommet de Pierre. Néanmoins, ils étaient trop peu équipés et trop peu nombreux pour s’attaquer à toute la machinerie qu’ils avaient découvert.

Aldarion, qui avait été chargé de suivre ce rôdeur tout du long de leur ballade dans la neige avait cessé de surveiller l’inconnu sur les ordres d'Helari. Le rôdeur était maintenant toléré parmi les Veilleurs en échange de ses services d’enquête. Ils allaient tous ensemble continuer les recherches. Aldarion sentit la pression qui pesait sur ses épaules se relâcher à cet instant car le corbeau d’Eihwaz rendait très nerveux Maart, ce qui se répercutait sur Aldarion. La fâcheuse manie du volatile à le regarder dans le blanc des yeux ne lui avait pas inspiré confiance tout du long de cette aventure.

Quelques semaines plus tard, Aldarion n’avait toujours pas trouvé un seul indice concernant son frère. Il avait fait plus ample connaissance avec les Veilleurs et certains nouveaux membres, néanmoins, bien que ces derniers l’aidaient de temps en temps dans ses recherches, elles étaient sans issues positives. Aucune trace de son frère, Muir Tioram, dans les Cimefroides. Il commençait à se faire à l’idée que, peut-être, il ne reverrait jamais son frère et jamais il ne retrouverait sa famille. Au fond de lui, il se sentait infiniment seul et retrouver son frère était sa seule chance de connaître qui il était vraiment, en espérant que son frère lui aussi n’ait pas perdu la mémoire.

Aldarion s’était renseigné sur ce qui se trouvait encore plus au nord. Il avait tout de même appris que des réfugiés d’Ascalon s’étaient installés dans un Avant-poste au nord des Cimefroides tenus par des anciens ascoloniens. Les terres qui s’étendaient encore plus au nord étaient celles d’êtres appelés Norns. Des Nains et même des Charrs habitaient les terres encore plus au nord ce qui laissait d’innombrables possibilités pour Aldarion d’y retrouver son frère. Il s’était préparé à explorer ces terres car il avait une sainte horreur de la neige et il s’apprêtait à en redemander davantage. Avant de pouvoir traverser ces terres, un changement d’armure allait peut-être devoir s’imposer et devrait-il sans doute demander de l’aide à ses nouveaux compagnons : les Veilleurs des Sylvecimes.
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