[VdS] Les Veilleurs des Sylvecimes


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 Behnu Ra Fan Kuu.

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In The Empyreans



Masculin Nombre de messages : 54
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Date d'inscription : 06/03/2010

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MessageSujet: Behnu Ra Fan Kuu.   Jeu 22 Avr 2010, 02:57

Spoiler:
 



Acte 1
Le Voyageur des Brumes


Scène 1
Au commencement...



Alors un tourbillon de fumée noire enveloppa le corps de Pâzanengsin. Ayant entendu à plusieurs reprise cette même voix dans le désert, elle continuait de résonner à ces oreilles qui prononçait toujours ces mêmes mots.

Ah Raion Duh Ah Hu Na Mang A Ja Singk A Rah Beh.
Behnu Ra Fan Kuu.
Ah Him Rah Be Yann.


Pâzanengsin portait le cristal de vision mais, sous la violence du choc magique qu’il endurait, il dut lâcher prise. Le cristal de vision convoité par le Héros Spectral, celui-ci précisément que Pâzanengsin était venu chercher dans ce désert si inhospitalier, retomba lourdement dans le sable alors que Pâzanengsin cria de toutes ses forces. Ses yeux jetèrent des éclair et à la seconde d’après le tourbillon s’empara de son être et le fit disparaître de la surface du sol des vivants.

Behnu Rah Fa Kuu Him.

La voix était encore plus forte, plus présente dans l’esprit de Pâzanengsin. Pâzanengsin, dépourvu de toute sensation était pourtant affolé. Lui qui n’avait jamais expérimenté aucune sensation de panique, était pris à ce moment là d’un grand désarroi. Toutefois, il n’opposa aucune résistance au phénomène mystique qui s’emparait de lui.

Ah Raion Da Ah Singk.

Cette fois, Pâzanengsin fut transporté dans un endroit bien singulier. Le tourbillon de fumée, cette sorte de maelström de magie, l’enveloppait toujours, l’empêchant de distinguer quoi que se soit. Pâzanengsin commençait déjà à se sentir changé. Il approcha les mains de sa figure et palpa de ses doigts son visage. Il ne sentit aucune cicatrice. Plus rien, juste un visage, plus aucune altération. Il n’eut pas la temps de réaliser le changement que le maelström se dissipa le laissant enfin contempler l’endroit où il se trouvait.

A vrai dire, il se trouvait dans un endroit esseulé, complètement déserté. L’ensemble était gris mais avec un horizon bleuté, presque cyan. Il pouvait distinguer au loin une vague activité mais surtout deux énormes colonnes qui se découpaient dans l’horizon. Il regarda autour de lui. Il était complètement seul. Que venait-il de lui arriver ? Pâzanengsin était incapable de savoir ni pourquoi ni comment il était arrivé en ce lieu si austère.



Scène 2
Les Colonnes



Il décida d’avancer, sans trop savoir pourquoi, parce qu’il faut bien avancer. Il repassa une fois encore ses mains sur son visage. Les cicatrices avaient bel et bien disparu. Il continua à marcher. Il comprit petit à petit qu’il était au milieu des Brumes. Cela ne faisait aucun doute. Mais où précisément dans cette entendue magique sans commencement ni fin ? Il n’aurait su le dire.

Il traversa bientôt l’encadrement des deux colonnes. Des colonnes gigantesques, hautes comme il n’en n’avait jamais vues. Elles étaient ouvragées et faites d’un marbre blanc pur et verni. Sculptée à même la pierre, une sorte de créature reptilienne serpentait autour d’elles. Elles ne soutenaient rien mais semblaient marquer un passage, une entrée. Imposantes comme elles étaient, il s’arrêta un moment pour les admirer. Il ne put en voir la fin qui se perdait dans les nuages. Il osa à peine les toucher. Il remarqua une inscription, gravée dans un encadrement lui-même martelé dans la colonne de gauche. Il s’approcha pour le lire. L’écriture était finement gravée mais dans une langue compliquée. Fort heureusement, Pâzanengsin put déchiffrer l’inscription.

"Voyageur des Brumes, fils des Hommes, la descente dans les Empyreans est aisée ;
Toute la nuit, tout le jour, les portes de l’Empyreans sont ouvertes ;
Mais revenir sur ses pas, respirer à nouveau le doux air du ciel ;
Voilà qui demande un dur labeur."


Qu’est ce que cela signifiait ? Qu’est ce que l’Empyrean ? Encore une question sans réponse. Voyageur des Brumes ? Ainsi il avait raison. Il était bel et bien dans les Brumes, le domaine mystique des Dieux. Mais apparemment dans un endroit particulier, celui des Empyreans. Ce nom ne lui évoquait rien. Jamais personne n'avait écrit à propos d'un tel endroit. Jamais il n'avait entendu des aèdes ni des poètes conter l'histoire de cet endroit.



Scène 3
Les Fruits Défendus



Il traversa l’encadrement et continua à marcher. Il ne lui fallut pas longtemps pour arriver à un autre endroit particulier. Le sol avait changé. L’espèce de terre battue grisâtre avait laissé place à une sorte d’herbe grise-bleue. Devant lui se dressait un arbre. Le seul arbre. Il était assez grand mais son principal intérêt résidait dans ses fruits. Il était d’un éclat aveuglant. On aurait dit des pommes. Pâzanengsin tendit le bras pour essayer d’en cueillir une. Mais lorsqu’il approcha sa main, l’éclat du fruit baissa considérablement et celui-ci, lorsque le premier doigt du Voyageur des Brumes le toucha, se consuma de lui-même, ne laissant que des cendres.

Pâzanengsin, interrogatif regarda les cendres qui collaient à ses doigts. Son instinct lui commandait de se munir d’un tel fruit. Ceci lui serait certainement utile pour la suite de son périple dans les Empyreans. Après tout, si un tel arbre avec de tels fruits était posé là, sur le chemin, tout indiquait que le Voyageur devait s'en procurer un. Mais comment s’en saisir ? Il regarda à ses pieds. Dans l’ambiance gris bleu qui enveloppait la scène, il ne distinguait pas grand-chose. Et puis ses yeux n’avaient jamais été très performants. Il s’agenouilla pour voir de plus près sur le sol si un quelconque objet aurait pu lui permet de se saisir des fruits éclatants. Il mit la main sur un arc et un carquois.

Un arc ? pensa Pâzanengsin. Dépité il le prit et ouvrit le carquois. De simples flèches à la pointe argentée. Pâzanengsin dût se rendre à l’évidence : il s’agissait d’une sorte de défi d’agilité. Il devait vraisemblablement décocher une flèche pour prendre le fruit sans le toucher. Peu confiant, il banda l’arc avec une flèche. Il rata sa cible. Il regarda dans le carquois. Plus que 4 flèches. Visiblement, il venait de gâcher un essai. Les 3 suivants se furent pas plus concluants. Tentant le tout pour le tout, il visa longuement la cible mais l’éclat du fruit lui faisait à chaque fois plisser les yeux. Pâzanengsin préféra retenir mentalement la position du fruit et ferma les yeux pour tirer en toute sérénité. Il décocha la flèche qui fouetta son visage. Lorsqu’il ouvrit les yeux, à quelques mètres du pied de l’arbre gisait le fruit, toujours étincelant. Il saisit le tout par la pointe de la flèche qui avait transpercé le part en part le fruit. Ainsi le fruit garda son éclat. Il rangea le tout dans une sacoche et continua sa marche.




Acte 2
La Porte des Empyreans


Scène 1
Le quai



Il distingua bientôt une énorme porte au loin. Une énorme porte faite du même granit poli que les colonnes qu’il avait traversé. Il était séparé de cette porte par un fleuve. Un large fleuve. Son eau était noire comme l'encre. Elle était fascinante. Il avança sur ce qui semblait être un quai. Il y vit un spectacle pitoyable. Plusieurs âmes se tenaient là mais n’osaient avancer dans le fleuve. Elles tendaient toutes les mains et suppliaient un homme. Ce nocher guidait une embarcation sur le fleuve et déposait les âmes sur l’autre rive où se tenait la large porte. Mais le vieil homme lugubre choisissait parmi elles ; il en acceptait certaines sur sa nacelle et en repoussait d’autres. Pâzanengsin put distinguer quelques ombres et au milieu d’elles, il reconnut la blême Maladie et le Souci rongeur, la Famine qui porte au crime et la Guerre qui donne la Mort ainsi que la folle Discorde, avec ses cheveux ensanglantés et entrelacés de serpents et bien d’autres encore, tous fléaux pour les mortels.

Le nocher repoussa Pâzanengsin prétextant qu’il n’acceptait que les morts sur son embarcation. Mais Pâzanengsin sortit le fruit éclatant de sa sacoche. Le nocher regarda avec avidité cette pomme qui luisait dans l’ombre. Il s’empara de celle-ci mais la pomme ne perdit pas son éclat : même si le vieillard la saisit à pleine main, le fruit garda cette lumière rassurante. Le vieillard fit signe à Pâzanengsin de monter dans le bateau. Les autres âmes avancèrent, espérant monter sur l’embarcation, se poussant entres elles et pleurant alors qu’elles hurlaient des suppliques au nocher. Celui-ci fit la sourde oreille et poussa son embarcadère du quai.



Scène 2
La traversée du Silul



« Pâzanengsin, c’est ça ? » Il ricana « Tu es attendu. Tu es ici dans les Empyreans. Cet endroit est situé au cœur des Brumes. C’est ici que les Morts engendrés par la Folie des Hommes arrivent, espérant trouver refuge pour l’Eternité, du moins ceux qui viennent sur mon embarcation. C’est le seul moyen de traverser le Silul, ce fleuve qui coupe l’Empyrean en deux. De l’autre côté se trouve la porte des Empyreans, marquant le domaine sacré. »

« Comment connais-tu mon nom vieillard ? Qu’est ce que je fais ici ? Et pourquoi autant d’âmes te supplient de les laisser monter dans l’embarcation ? »

« Beaucoup de questions, jeune présomptueux, tu ne sais pas à qui tu t’adresses de la sorte. Je suis Jarlaxe, le nocher des Empyreans. Je connais ton nom car je connais le nom de tous ici. Ce que tu fais ici je n’en sais rien. Ce que je sais c’est que tu es attendu au Palais et comme tu as payé ton passage, je t’emmène de l’autre côté. Ceux que je repousse sont ceux qui sont morts sans avoir été enterrés. N’ayant pas reçu les rites funéraires, ils n’ont aucun droit à entrer dans les Empyreans et doivent patienter ici. »

Pâzanengsin ne répondit pas et ce contenta de regarder la porte des Empyreans devenir de plus en plus imposante. Ils passèrent par un petit marais qui ralentit l’embarcation un temps. Pâzanengsin put enfin voir le quai en face. La large porte des Empyreans était gardée. Il tourna la tête vers Jarlaxe qui rigola à travers sa barbe.

« Voici la porte jeune homme. Et voici Jhunaeryya, la Gardienne des Empyreans. » dit-il d'un ton rêveur.

Pâzanengsin tourna la tête et plissa des yeux pour voir la gardienne. Elle était grande. Très grande même. Elle portait une armure de bronze et avait dans un bras une immense lance. Sa peau était très blanche. Sur la plaque d’armure de sa poitrine était gravé le même symbole que sur la porte : un serpent qui mangeait sa queue. L’Ourouboros qui symbolisait le commencement et la fin : là où tout commence et tout finit, le chaos initial.

A côté d’elle, un chapiteau de pierre était dressé, bien moins ouvragé que le reste des constructions qu’il avait pu voir jusqu’ici. A l’intérieur, trois formes humaines se tenaient, le dos vouté. Elles portaient de longues robes noires et étaient encapuchonnées.

« Se sont les Erunes. Celles qui coupent le fil de vie des vivants » dit Jarlaxe.

Pâzanengsin regarda ce qu’elles faisaient et effectivement, deux d’entre elles tendaient un fil et l’autre arrivait avec une paire de ciseaux et le coupait. Quel spectacle lugubre…



Scène 3
Jhunaeryya, Gardienne des Empyreans



L’embarcation toucha le quai et Jarlaxe fit signe à Pâzanengsin de descendre.

« Bon courage jeune homme, on se ressort jamais le même des Empyreans… si tu en ressorts »

Puis il s’engagea vers le chemin du retour, vers la nuée des âmes qui tendait les mains vers lui.

La Gardienne, impassible, regarda Pâzanengsin s’avancer. Elle avait un visage presque angélique mais grave. Dans son armure de bronze, elle n’inspirait pas la confiance mais était imposante de puissance. Elle prit la parole d’une voix solennelle.

« Je suis Jhunaeryya, Gardienne des Empyreans. Bienvenue, Pâzanengsin, aux confins des Brumes. »

Pâzanengsin s’agenouilla machinalement devant la grande femme. Elle lui fit signe de se relever.

« En temps normal, les âmes qui viennent à moi, doivent prouver que leur mérite. L’Empyrean n’est pas un Paradis, ni un Enfer mais les âmes qui veulent y pénétrer doivent mettre leur cœur à nu. Je connais ton histoire, Pâzanengsin. Je sais que tu es dépourvu de cœur. Je suis pareil : je n’ai que la raison pour me guider et juger ceux qui sont dignes de pénétrer dans le royaume des Empyreans. »

Pâzanengsin écoutait avec attention ce que la gardienne disait. Il buvait ses paroles.

« C’est moi qui t’ai convoqué ici. Tu es attendu. Tu dois savoir avant de continuer ton voyage qu’une fois passé cette porte, elle ne s’ouvrira pas une nouvelle fois. Tu ne pourras repartir par cet itinéraire. Avance jusqu’à Istovir, il t’indiquera le chemin »

Elle frappa le sol d’un coup de lance qui résonna sur le quai. La lourde porte à double battant des Empyreans s’ouvrit. Jhunaeryya s’écarta et laissa passer Pâzanengsin. Elle n’avait pas changé d’expression faciale, toujours cette gravité. Pâzanengsin la remercia mais elle ne répondit pas. Il fit un pas dans le domaine sacré de l’Empyrean et la porte se referma aussitôt.



Acte 3
L'Accawyn


Scène 1
Le juge des Empyreans



Il devait donc trouver Istovir. Il traversa une plaine peuplée d’âmes. Elles patientaient là mais regardaient toutes vers un seul endroit : vers le Nord. Pâzanengsin traversa la foule, beaucoup le regardèrent avec un regard accusateur. Il arriva devant ce qui semblait être l’objet de toutes les attentions des âmes. Un homme vêtu d’une somptueuse robe de pourpre se tenait, accompagné de deux gardes. Celui de gauche avait une lame, celui de droit avait dans sa main un rameau d’or. L’homme au centre avait sa main une balance, dans l’autre un glaive et avait les yeux bandés. Nul doute, il s'agissait d'Istovir.

Pâzanengsin ne préféra pas s’avancer et regarda la scène. Une âme s’avança devant l’assemblée. Istovir plaça sa balance au dessus de la tête de l’âme et celle-ci pencha du côté gauche. Les autres âmes furent frappées de stupeur et l’âme en question éclata en sanglots et hurla. Le garde armé de la lance la saisit et l’emmena. La seconde âme qui se présenta fit pencher la balance vers la droite et cette fois ci le garde au rameau d’or la conduisit vers la droite.

Pâzanengsin s’avança, devançant une âme qui voulait se présenter au juge. L’homme à la robe pourpre l’accueillit.

« Salut à toi, vivant. Je suis Istovir, Juges des Empyreans. Je suis chargé de diriger les âmes vers le lieu où elles reposeront. Si la balance penche vers la gauche, elle rejoindra la Prison Eternelle où les Titans sont emprisonnés. Si elle penche vers la droite, elle rejoindra le Palais, l’Accawyn que tu peux apercevoir au loin. Mes yeux bandés ne me permettent de voir que ce que l’homme est vraiment et font ainsi abstraction de tous ses attributs.

Es tu prêt Pâzanengsin ? Bien que tu sois attendu au Palais, la règle est formelle. Tu dois réussir cette épreuve divine »


« Je suis prêt, noble Istovir »

Istovir placa la balance et attendit. La balance d’airain resta pendant un instant indécise mais finit par pencher vers la droite. Le garde au rameau conduisit Pâzanengsin.

« Bon voyage dans l’Empyrean, Pâzanengsin, affronte ta destinée ». salua Istovir, avec un large sourire.

Le garde montra le passage à Pâzanengsin puis retourna au côté d’Istovir. Pâzanengsin arriva sans peine devant l’imposant Palais Accawyn. Autour de lui fourmillaient des centaines d’âmes, manifestement jugés comme étant dignes de résider ici pour l’Eternité.



Scène 2
Le parvis de l'Accawyn



L'Accawyn était un immense palais. Toujours construit avec le même matériau, il reposait sur une énorme dalle de pierre bleutée, parcourue de milliers d'inscriptions.

Pâzanengsin attira beaucoup de regards lorsqu’il commença à monter les marches de l’Accawyn. Le toit du Palais était soutenu par ces mêmes colonnes qu’il avait vues avant dans le désert de cristal, celles qu’il croyait vivantes. De hautes marches de chaque côté du Palais menaient à une immense nef dont l'entrée était fermée par une porte à double battant, une réplique plus petite de la Porte des Empyreans qu'il avait déjà traversé.

Il monta les marches lentement et poussa la lourde porte du Palais mais un homme l’attrapa au poignet.

« Pâzanengsin. Tu es venu. » Il marqua une pause. « Je suis Lesaonar, ton père. »
Pâzanengsin se retourna.
« Père ? »
« Je sais tout, Pâzanengsin. La Malédiction que ta mère m’avait caché mais je t’observe depuis ta naissance. Je suis fier de toi. Maintenant, va. Montre-moi encore une fois ta vaillance et présente-toi devant le seigneur de l’Accawyn. »
Lesaonar était profondément calme, pas surpris de voir le fils qu'il n'avait jamais vu. Il était serein et adressa un regard emplit de gratitude à Pâzanengsin. Le Nécromant le lui rendit, comprenant que la gravité de la situation ne commandait pas de grandes embrassades.



Scène 3
Le Destin



Pâzanengsin hocha la tête et serra l’épaule de son père. Il poussa la porte et au milieu de la salle, à mesure que l’entrebâillement de la porte grandissait, il put distinguer le Dieu. Grenth. Il était entouré de serviteurs. Et son trône était ornementé. Il reconnut au dessus de celui ci, un large étendard avec des mots écrits dans la même langue que celle des colonnes :

Ah Raion Duh Ah Hu Na Mang A Ja Singk A Rah Beh.
Behnu Ra Fan Kuu.
Ah Him Rah Be Yann.


Behnu Rah Fa Kuu Him.

Ah Raion Da Ah Singk.

Pâzanengsin fit appel à tout son courage et avança dans le Hall. Il se présenta devant le trône du Dieu en s’agenouillant.

Grenth lui fit signe de se relever et lui-même se leva du trône.

« Bien, Pâzanengsin, tu es venu. Tu as réussi toutes les épreuves et te voilà dans les Empyreans.

Tu es arrivé ici selon ma volonté. Tu es ici mon hôte et n’ait crainte, tu retrouveras le monde des vivants, je n’ai pas l’intention de te garder ici. Mes fidèles servantes, les Erunes, n’ont pas encore coupé le fil de ta vie. »


Pâzanengsin n’en croyait pas ses yeux. Grenth, devant lui, lui adressait la parole, lui qui avait été muet depuis toujours.

« Pâzanengsin, si je t’ai fait venir ici c’est pour une raison. La Malédiction que j’ai jeté su r ta famille prend fin.

J’ai observé chacun de tes mouvements depuis ta naissance. J’ai vu tes appels désespérés. Je t’ai observé. Et la dette de ta mère, aujourd’hui, je la considère comme payée.

Tu dois cependant savoir que toutes ses années de souffrances doivent servir de leçon à toi comme à tous les hommes. Aujourd’hui ta mère est torturée dans la Prison Eternelle, servante des Titans à jamais. Ta souffrance dans le monde des vivants doit servir à l’Humanité : les Dieux ne peuvent être défiés impunément. Pour avoir voulu outrepasser ma puissance, ta famille a du subir les pires maux. Mais j’ai reconsidéré cela.

Tu m’es apparu comme méritant. Peu d’hommes arrivent à porter le regard des Dieux sur eux. Tu y es parvenu. Tu as traversé les Empyreans et ici je te redonnerai ce que tu demandes. »


Pâzanengsin était médusé. Il voulut parler mais ne le put. Il avait des centaines de questions qui lui brûlaient la langue mais, de peur de briser la quiétude de Grenth, il se contenta de baisser la tête.



Acte 4
La Souffrance a vécue


Scène 1
Battements



Un serviteur apporta un coffret. Grenth le saisit.

« Ton Cœur, Pâzanengsin. C’est encore celui d’un enfant, celui que je t’ai retiré à ta naissance. Mais il a grandi en même temps que toi. Toutefois il n’a pas encore été exposé à la violence du monde. » Grenth frappa avec son bâton et le cœur de Pâzanengsin fusionna avec la poitrine du Nécromant.
« Grenth, Ô mon Dieu, j’accepte. » cria Pâzanengsin.

La scarifiction de Pâzanengsin prit vie et un serpent naquit de son corps. Un serpent énorme. Grenth invoqua un vautour. Le vautour s’envola et agrippa dans ses serres le serpent et de son bec lui perça les yeux. Il jeta le serpent dans le feu d’une des nombreuses lampes qui éclairait la nef de l’Accawyn après lui avoir, encore une fois de son bec, transpercé la tête. L’enclume qui pesait sur les épaules de Pâzanengsin se leva d’un coup.
La chaleur revint dans le corps de Pâzanengsin. Il entendit pour la première fois le battement de son cœur et pu alors ressentir toutes les émotions.



Scène 2
Le lien qui relie la vie



Grenth qui n’avait pas bougé, parla :
« Ton corps va maintenant revenir dans le monde des humains. Cependant, ton enveloppe charnelle ne supportera pas le voyage. » Il marqua une pause. « Ton corps sera maintenant fait de chair des Brûmes et non plus de la chair humaine. C’est ta dernière épreuve ici. »

La peau et la chair de Pâzanengsin s’évapora laissant son spectre à l’air libre. Grenth invoqua les Brumes. Des puissances magiques, un mélange de vents, des fumées et de construction magiques de toutes sortes emplirent l’air ambiant, d’autres s’échappèrent des feux. Celles-ci virent former la nouvelle enveloppe charnelle de Pâzanengsin, plus blanche, de la même couleur que la porte des Empyreans.

« Ta souffrance prend fin maintenant, Pâzanengsin mais s’ouvre à toi un nouveau monde : celui des émotions. Ne croit pas que tu es sauvé pour autant. Le monde a encore besoin de toi. Ici nous n’avons juste que gagné du temps. Tu seras prêt et plus fort qu’avant, riche de tes nouvelles connaissances ». Le Dieu marqua une pause.



Scène 3
Ultime Révélation



« Retrouve le reste de ta famille. Tu n’es pas le seul Nagakiyo. Réunit ta famille. Dans l’adversité vous serez plus fort. »

Pâzanengsin qui était au centre du rituel magique se retourna vers l’assemblée divine. « QUOI ? Un autre Nagakiyo ? Un frère, une sœur ? » En proie à une violente interrogation, Pâzanengsin commença à s’exciter.

« Tu n’es pas le seul descendant. Il existe une femme. Une autre Nagakiyo. Retrouve là et tu sauras d’où tu viens. »

Grenth grogna et frappa le sol des Empyreans et le plan de fissura. Pâzanengsin s’éleva et la seconde d’après il était revenu là où le sol s’était dérobé. Le soleil lui fit plisser les yeux. Un sourire se dessina sur son visage. Pour la première fois il put sentir de la reconnaissance, et quelque part de la joie.



Epilogue




Il s’agenouilla et susurra :

« Je me lève au son de ta voix,
La pensée de te savoir partie me déchire à l’intérieur,
Je m’accroche aux souvenir que nous avons eus dans nos vies.
J’aurais souhaité qu’ils durent pour toujours.
Reprend le temps, reprend tout.
Alors que je raconte ce qui s’est passé,
Je réalise que ce sera le point de départ de ce qui adviendra désormais.
Je regarde le changement avec plein d’incertitudes.
Porte-moi, j’ouvrirai les routes,
C’est ce qui devait arriver.
Et les chemins dont nous rêvions en ayant peur de leur poids sur nos épaules.
C’est ce que fait maintenant mon cœur quand je pense à toi qui me regarde,
N’oublie jamais ce pourquoi nous nous battons,
Ose saisir les chances et surmonter les peurs.
A chaque fois que je doute, je me tourne vers toi pour les réponses. »


Il se releva, homme nouveau. Une soeur ….

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