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 La nouvelle armure

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Maitre Octopus



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MessageSujet: La nouvelle armure   Ven 04 Juin 2010, 20:32

Je me dirigeais discrètement vers un des nombreux arbres du domaine, me semblant parfaitement approprié à l’activité à laquelle je comptais m’adonner. Je m’asseyais alors. Ma cuirasse cogna contre le bois. Toujours en espérant ne pas avoir été suivis, je sortis mes lunettes de ma sacoche. Ah, mes pauvres yeux… Ils étaient autant tiraillés par l’âge que le sont mes muscles. Je m’apprêtais à poser la paire en face de mes globes oculaires lorsqu’un bruit se fit entendre non loin, dans un buisson. Je les rangeais rapidement et maladroitement, et m’enquis de la présence

« Qui va là ? »

« Aha ! Mon vieil ami, n’ais donc aucune crainte, ce n’est que ton rodeur préféré ! »

« Hum… Zimurn. Ne chatouille pas l’ours qui dort, retiens cette maxime, veux-tu ? »

« Oh, je venais juste te regarder lire tes notes et les peaufiner. Tu sais, cette forêt contient autant de loisirs que tu contiens de jeunesse ! Aha ! »
Ne relevant même pas le sarcasme qui pourtant m’atteint au plus profond, je me rassis et pris mon bloc de peaux séchées sur lesquelles je marque tout.

« Alors comme ça, tu as besoin de lunettes, vieux chevalier ? »
La honte s’abattit alors sur moi… J’avais fait si attention à cacher cette nouvelle faiblesse de l’âge, et il m’avait apparemment vu.

« Zim… S’il te plait… »

« Ne t’inquiète pas, je n’en parlerai qu’aux feuilles et au vent ! Aha ! »
Je ne pu alors pas contenir un sourire. Zimurn était si… Simple ! Et ce rire de cristal qui le caractérise si bien… J’ai bien fait de le repêcher, ce petit fourbe ! Après m’être laissé un peu emporté par la nostalgie, je me replongeais dans mes notes.

« Ces rodeurs sont passionnants, ne trouves-tu pas ? Leur méthode de chasse, leur mode de fonctionnement, leur organisation… Ils sont honorables. »

« Mais dis-moi, tu les prends donc pour des animaux ? Aha ! Quand je dirai cela à la moniale ! »

« Zim, cesse ! J’ai beaucoup de respect pour eux. Ils sont devenus mes amis, avec le temps »

« Crois-tu vraiment être leur ami à eux ? Suis-je le seul à sentir leur regard et à entendre leurs messes basses ? Sincèrement, où est l’Octopus fier que je connaissais ? »

« Tu ne me connais pas bien, Zim. En tout cas, pas depuis assez longtemps pour me rétorquer des choses pareilles. Et peu importe comme ils me voient. Tout ce qui compte, c’est que je les étudies jusqu’à ce que le Roi me rappelle »
Alors que je sortais de la sacoche une plume et mon reste d’encre, d’autres personnes se firent entendre. Ils n’étaient pas discrets. Je me sentis alors apaisé lorsque j’apercevais Lanceval, accompagné de Noran et Rag’.

« Bonjour Lanceval ! Tu m’as amené tout le monde, je vois »

« Car plus on est d’amis, plus on aime la vie, cher Octopus. »

« Toujours aussi poète ! »

« La guerre va de paire avec mes vers ! Elle m’inspire à écrire, oserais-je dire. »
Mon noble ami se posa à mes côtés, tandis que l’assassin et le ritualiste prirent place non loin. J’apercevais Zimurn se tourner vers Rag’, et m’attendais à une nouvelle querelle.

« Alors, mon ami au coccyx écartelé, cette foret te rappelle ta patrie d’homme des bois ? »
Zim a toujours adoré l’embêter plus que les autres. Ragatus est innocent et n’a qu’une rage aveugle pour se défendre. Je souris lorsqu’il demanda à Noran ce que signifiait coccyx. Lanceval, à mes côtés, se mit à me parler :

« Alors… Comment vont tes notes ? Elles ont l’allure sotte. Suis-je dans le faux, ou ton projet tombe à l’eau ? »

« Lanceval, des notes à l’allure sotte, ca ne veut rien dire. Et puis tes deux derniers vers n’ont pas le même nombre de pieds. »

« Oh ! Piètre admirateur ! Tu n’as pas de cœur ! Où sont tes manières, Chevalier d’une autre ère ? »

Encore une remarque sur mon âge… En vérité, je le sentais, ils le pensaient tous. Il me fallait changer. Il fallait que je leur montre que leur meneur était encore un grand homme. Je les regardais, insouciants. Zimurn en train d’embêter Ragatus, Noran qui les surveillait de son air paternel. Lanceval c’était levé et s’amusait avec des fleurs, en chantant. A cet instant, j’oubliais toutes mes responsabilités et mon histoire, et me sentais paisible. Dans cette forêt, à l’abri des jugements et du combat pour l’image, j’avais l’impression d’être chez moi. Et pourtant, Zimurn n’avait pas tort. Il restait un gouffre profond entre la culture des Veilleurs et la mienne. Alors que j’avais envie de me mêler à eux, mon titre et mes obligations me retenaient enchaîné à mon Roi et à un combat sans fin.

« Chevalier, vous allez bien ? »

« Oui oui, Noran, tout se passe pour le mieux. Et je t’ai déjà dit de me tutoyer ! »

« Je sens une grande perturbation en vous. Un dilemme vous oppresse, en ce moment ! Ragatus, Zimurn, venez donc. Lanceval, viens aussi. Il nous faut parler. »

Je ne savais trop que dire face à la réaction quelque peu spontanée du ritualiste. Pourquoi, soudain, voulait-il parler, alors qu’il avait déjà plus d’une fois noté que j’étais tourmenté... Quoi qu’il en était, je voyais mes amis se rassembler autour de moi, et Noran resta debout, appuyé à son bâton. Je me mis à sourire. Il allait, une fois de plus, nous raconter une prophétie fantastique de son imaginaire, pleine de leçons et de rêves.

« Notre maitre se fait vieux ! »
La phrase eut le même effet en moi qu’un coup d’estoc Kurzick.

« Noran, exagère pas, je ne suis pas si vieux que ça ! 45 ans, tout au plus ? Et regarde, je me porte bien ! »

« Maitre… Vous… Vous êtes vieux…. »
Me dit Ragatus, toujours aussi craintif.

« Aha, je te l’avais dis, Octopus ! Tu sais quoi ? Je vais t’appeler l’ancêtre ! Aha ! Que je suis merveilleux ! » Continua Zim, décidément narcissique et moqueur jusqu’au bout.

Noran se remit à parler :
« Dans le désert duquel je viens, on racontait souvent cette histoire… hum hum : Un vieux lion à la crinière fournie et à l’allure fière régnait sur une immense partie du territoire. Toutes les créatures avaient pour lui du respect. Il n’inspirait pas la peur, mais une confiance et une harmonie sans égal. Il avait une grande famille, et des frères qui l’aidaient à assoir son pouvoir. Mais un jour arriva un autre lion. Il était plus jeune, plus fort, et plus violent. Il défia le vieux chef, et le combat fut sanglant. Lors de celui-ci, les frères du vieux lion vinrent et regardèrent. L’animal sentit alors comme une poussée de puissance, comme quelque chose qui le maintiendrait en vie. Il portait comme une nouvelle armure, faite d’amitié et de fierté… Et…. Peu importe la fin, vous écrierez mieux que moi, Chevalier »
Une nouvelle armure faite d’amitié et de fierté…. Une nouvelle armure faite d’amitié…. Une nouvelle armure…. Oui, ces mots résonnaient en moi comme les cloches du l’abbaye d’Ashford il y a bien longtemps

« Ah, Noran, mon ami, tu as raison ! Il me faut une nouvelle armure ! »

« Eu… Chevalier, si je puis me permettre, ce n’est pas exactement… »

« Tais-toi donc ! Tu avais parfaitement raison. Il me faut quelque chose de jeune, de moins officiel que celle de maintenant, et de résistant. Mes chers amis, préparez vos sacs et vos armes, nous partons en vadrouille ! » Dis-je, armé d’une nouvelle idée.

« Aha ! Octopus, t’as encore rien compris à la métaphore de Noran ! »

« Zim, prends ton arc, et cesse de te moquer ! En route ! »
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Maitre Octopus



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MessageSujet: Re: La nouvelle armure   Mer 09 Juin 2010, 21:08

(Rappel : Maitre Octopus, Noran Felydor, Zimurn Tixif, Ragatus dit " le Sombre ", Seigneur Lanceval )

Nous arrivâmes après trois jours de marche à une large clairière, à la nuit tombante. Nous étions encore en plein territoire Asura, et je n’étais plus sur de vouloir retourner en Ascalon. J’aimais pourtant ces terres comme rien d’autre. Je leur appartenais. Ma vie avait été construite dans le but de les servir, et je sentais bien que j’avais, au fil des âges, oublié mon but premier. Je m’y étais attaché, à ce territoire désolé. J’y ai vu tant de vies s’en aller. Mais, à présent, j’avais trouvé quelque chose, dans ce nord si vert et florissant. Je commençais à m’y sentir paisible. Peut être avais-je besoin de repos ? Peut être vieillissais-je vraiment ? Non…Cela m’était inconcevable.


« Nous nous arrêtons ici pour la nuit. Tout me parait sûr. Ragatus, tu t’occupes de la première veille. »


Sans même exprimer la moindre plainte, l’assassin se retourna et s’attelait à l’escalade d’un arbre pour veiller sur nous pendant les premières heures de la nuit.


« Aha ! Tu montes ça comme un Drake ! On dirait que tu t’accouples avec l’arbre. »


« Zim… Il suffit. Va plutôt voir ce que fais Lanceval. Il est partit en chantant vers les arbres là-bas, lorsque nous sommes arrivés, et je ne l’entends plus. Noran, aide moi à dresser le camp. »


Je voyais Zim s’en aller en narguant encore un peu Ragatus, puis il disparut dans la végétation. Noran sortit les larges toiles repliées de nos sacs et les dressa. De mon côté, je prenais les pieux pour dresser le sommet de la tente. Je regardais mon ami ritualiste poser les toiles bien à plat sur le sol. Il alla chercher de lourdes pierres et les disposa tout autour. Encore une vieille habitude du désert, certainement…


« Maitre…Dans…Dans les bois… Il… Il y a de la… Fumée… »


Je me retournais vers Ragatus, posé dans l’arbre. Il avait les yeux fixés dans la direction vers laquelle l’envoûteur et le rodeur étaient partis.


« Comment ça, de la fumée ? »


« Il n’y a point de fumée sans feu, chevalier. »


« Oui, ca va… Lanceval et Zimurn sont partis par là. Aucun des deux n’avaient de quoi allumer un feu, et ils n’avaient aucune raison de le faire… Que se passes-t-il… »


Une ancestrale impression vînt en moi, comme à chaque moment douteux. Mon épée n’était pas loin, et je sentais que mon inquiétude me poussait vers elle. C’eût pu être un village massacré, une Dame emprisonnée ou un village Charr, le calme aurait été mien… Mais ça concernait deux de mes amis, et j’avais peur.


« LANCEVAL ? » Criais-je à plein poumon, à travers la clairière.


« Chevalier… Vous avez certes une voix d’homme de guerre mais s’il y avait là-bas quelque chose de… mauvais… Il serait peut être judicieux de faire si... »


« ZIMURN ? » Les mots du ritualiste ne percutaient pas ma conscience. J’étais absorbé par ces arbres dont le sinistre était décuplé par l’obscurité. Que pouvait-il bien être arrivé ? Étaient-ils morts ? Des raptor ? Un Caldoron ? Non… Ils auraient eu le temps de courir. Ou en tout cas, Zim aurait pu.


« Ragatus, descends. Noran, laisse tout là et prends ton bâton. On y va. »


« Oui, Maitre… »


« Il vaudrait peut être mieux prendre les vivres. C’est le genre de choses qui attire les bêtes et il serait regrettable de revenir et de voir…. »


« LANCEVAL ? REPONDS ! »


Après ce dernier appel sans réponse, je prenais mon épée et mon bouclier. M’échauffait quelques secondes, et m’approcha de la clairière. Lorsque mes deux compagnons me rejoignirent, je m’avançais vers la zone lugubre. Bientôt, j’entrerais avec le ritualiste et l’assassin dans la forêt noire. Vieux ? C’est ce qu’on allait voir !
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Lyndeira
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MessageSujet: Re: La nouvelle armure   Jeu 10 Juin 2010, 03:16

Chiyo Matsui



Humide. Frais. Froid même, avec tant d'eau dans l'air et cette proximité avec les montagnes du Nord. Mais qui n'aurait pas rêvé d'un tel environnement? La forêt luxuriante, à perte de vue... beaucoup d'arbres et de plantes toutes plus étranges les unes que les autres et dont les couleurs vous retournent l'estomac tant elles sont chatoyantes. Des carnivores qui se déplacent rapidement, de toutes tailles, et bien peu de proies pour les satisfaire... Quel paradis... L'apprentie avait émit l'un des plus longs soupirs de sa vie lorsqu'elle avait apprit qu'elle devait prolonger son séjour dans les terres des si clairvoyants Asuras. Les terres Asuras... Au vu du nombre de prédateurs dans les environs et de leur dangerosité, elle n'aurait certainement pas attribué ces landes aux créatures arrogantes et enquiquinantes qu'elle avait rencontré. Son paquetage léger rempli de parchemins, de fioles d'encre et de plumes ne laissait que peu de place à la nourriture. Chiyo n'avait pu mettre que quelques gâteau aux haricots rouges dans son sac, et pas bien plus de boisson sucrée et de lait. Cela ne constituait guère un repas favorable à un bon développement du corps, mais c'était de loin le pêcher mignon de l'apprentie du monastère. Elle se serait mesurée à un groupe de kappas pour avoir un de ces gâteaux... Repensant soudain à l'endroit où elle se trouvait, elle pressa le pas vers un coin sûr habité par des Asuras. Certes leur compagnie n'était pas réjouissante mais au moins elle ne mourrait pas dévorée.

Elle considérait que cette escale au Nord de la Tyrie avait déjà duré assez longtemps lorsqu'elle avait laissé dame Emelia zu Krisei vaquer à ses occupations. Elle voulait rentrer chez elle, à Cantha. Elle voulait rentrer dans une bâtisse qui lui couperait la vue sur ces vastes étendues. Chiyo détestait les plaines, les déserts, les forêts si denses que l'on s'y perd... Quoique ces lieux lui sont plus familiers, notamment grâce à sa fréquentation de la Forêt d'Echovald qui selon elle restait la plus belle qui soit. Trève de plaisanterie, elle devait travailler.

... Le lendemain ...

"Zzzzz.....ZzzzzZZZZzzzzz...
- Réveilles toi Bookah. Le déjeuner est servi."


L'Asura ronchon qui lui avait servi de guide jusqu'ici (par l'intermédiaire de notes puisqu'il ne voulait pas être en compagnie de la jeune fille), ne fit pas attention au tableau splendide qui était sous ses yeux. Il délaissa ainsi cette vision mémorable sans la moindre émotion, retournant auprès des siens en abandonnant un plateau à côté de la jeune moniale. L'intéressée gisait au milieu d'un tas de parchemins peints de symboles plus ou moins complexes. Certains d'entre eux étaient griffonnés de dessins bien peu sérieux réalisés par l'apprentie... Un rayon de lumière baignait la scène, faisant luire les gouttelette de rosée sur la table improvisée qui était en fait une énorme pierre. La bande de tissu modeste qui maintenait ses cheveux attaché les avait abandonné lorsque Chiyo s'était retournée dans la nuit, laissant des mèches noires comme la nuit tomber devant le visage de la demoiselle. Elle se réveilla lentement...

"Mhh... Geu... a... ive... zzzzzz..."

Les yeux mi-clos, elle se redressa et s'habitua au rayon de soleil qui perçait les feuillages pour atterrir sur elle, la réchauffer, et l'aveugler par la même occasion. La bande de tissu glissa de quelques centimètres et une bonne partie de sa chevelure tomba dans son dos et furent couverts de blanc. S'étant endormie en plein travail, Chiyo n'avait pas pris le temps de retirer la couche laiteuse qu'elle appliquait chaque jour sur son corps entier. D'allégeance Kurzick bien que de naissance populaire, la jeune moniale avait fini par adopter le mode de vie Kurzick, aussi bien leurs moeurs que leur toilette. Aussi se peignait-elle en blanc pour marquer son dévouement. Gromelant, elle se rendit à la rivière pour se laver (elle détestait manger sale). Une fois ses cheveux démêlés et sa peinture corporelle nettoyée, elle effectua son rituel quotidien. Avec des gestes amples, elle repeint son corps avec sette matière laiteuse et la laissa sécher quelques instants avant d'enfiler ses vêtements. Elle se recoiffa dans un silence pieux et prit du temps pour manger. Elle récita ensuite quelques psaumes d'entraînement en faisant quelques exercices physiques. Ces exercices n'étaient nullement destinés à la faire suer mais à relier son esprit, son énergie et son corps en un et ressentir l'harmonie nécessaire pour la journée à venir.

L'entraînement terminé, elle prit ses affaires et s'aventura dans la forêt. Evitant les carnivores du coin, elle se rendit dans une clairière, son premier point d'ancrage. C'était ici qu'elle devait commencer son travail de chercheuse. Elle devait récolter quelques plantes et en tirer des vertus médicinales ou cullinaires. Une mission qui selon elle n'avait pas grand intérêt, mais qu'on lui avait confié en raison de son incompétenc epour des affaires à haut risque. La bonne blague, comme si échapper à ces carnivores gigantesques était un jeu d'enfant... Elle décidé d'allumer un feu, une grande peine dans un lieu si humide. Au bout d'un lonh moment qui lui parut une éternité, quelques flammes dansèrent. N'étant pas experte, elle ignorait totalement le danger que représentait un tel acte, mais dans sa tête il lui suffirait de courir vite si els choses tournaient au vinaigre... Ainsi armée d'un couteau, elle commença sa petite moisson.
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Maitre Octopus



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MessageSujet: Re: La nouvelle armure   Mar 10 Aoû 2010, 16:56

Mon armure n’était pas du tout faite pour ce genre d’environnement, et je progressais tant bien que mal à travers la végétation dense… Dans un noir total ! Je savais vaguement d’où venait la fumée, et j’étais plus ou moins assuré d’être dans la bonne direction. Avec moi, Ragatus et Noran avançaient, et ils avaient bien moins de mal.

« Maitre… Vous devriez… peut être… ess… »

Ragatus fut coupé par un cri aigu. Nous ne bougions plus. Chacun de nous avait reconnu la voix efféminée de Lanceval. Ça venait de notre gauche, alors que j’étais persuadé que la fumée était droit devant nous. Les cimes étaient trop élevées pour que je puisse voir quoi que ce soit. Un simple regard vers mes acolytes suffit pour leur faire comprendre que nous devions accélérer le pas. Je maudissais le métal de mes bottes à chaque cliquetis qui nous auraient trahis contre n’importe quel être doué d’ouïe.

C’est alors que nous vîmes ce qu’il se passait. Arrêtés net derrière un buisson, à l’abri des regards, nous regardions le spectacle bien insolite qui s’offrait à nous. Le rodeur et l’envouteur étaient tous deux attachés à l’horizontal sur un rondin. En dessous d’eux, les flammes d’un brasier les menaçaient. Mais la chose qui me laissait le plus perplexe était d’observer que leurs agresseurs étaient… Des Asuras !

« Aha ! Dis moi, fillette, j’ai trouvé un joli poème pour toi : Nous allons mourir, périr, souffrir, RÔTIR ! »

« Espèce d’idiot, tu n’es qu’un sot ! Ce n’est même pas un poème, juste quelques mots qui se suivent ! »

« Hey, ta dernière phrase rime pas ! Aha ! »

« Tu veux de la poésie, rôdeur de pacotille ? Demande aux hommes verts qu’ils nous libèrent, ou je brûle ton esprit par ma simple magie ! »

« Monsieur le chef des bonhommes verts… Oui, vous, le moche là. Vous accepteriez de nous libérer ?..... Lanceval, je crois qu’ils sont pas d’accord »

« Malédiction »

« Aha ! »

J’en restais bouche bée. Les Asuras n’étaient pourtant pas primitifs comme ça. Je me calmais, reprenais mes esprits et serrais ma garde. Bientôt, il faudrait agir. Je me retournais vers l’assassin et le ritualiste qui me firent comprendre qu’ils étaient prêts. Malgré tout, j’hésitais à charger. L’incident diplomatique est très rapidement arrivé, et je n’étais pas sur qu’ils soient une tribu extérieure à la société Asura. Je risquais mon honneur et mon titre si j’essayais de les tuer.


Perdu dans mes questions, je pu tout de même voir que Zimurn m’apercevait. Un sourire plus large se dessina sur ses lèvres. Il était rassuré. C’est ce qui me décida.

« EN GARDE ! » Je sortais du buisson en me faisant le plus grand et imposant possible, histoire de les décourager d’attaquer. Ragatus avait apparemment contourné la clairière sans que je le visse, et il saisit un petit être vert par le cou. Noran, à côté de moi, tendait une main menaçante vers celui qui paraissait être leur chef. Comme je l’espérais, l’effet de surprise les paralysa et ils ne tentèrent rien.

« Je suis Maitre Octopus. Chevalier d’Ascalon, Serviteur d’Adelbern et protecteur de la patrie. Vous avez fait prisonnier deux de mes hommes. Cet acte est équivalent à une agression envers des soldats ascaloniens et est passible de déclaration de guerre ! Relâchez-les, et tout ira bien. »


Mon épée était pointée vers l’Asura le plus proche et je fixais leur chef. Ils ne réagissaient pas, et ça commençait à durer… L’expérience m’a apprit qu’un silence est parfois la pire des réponses à des menaces.
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Lyndeira
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MessageSujet: Re: La nouvelle armure   Jeu 12 Aoû 2010, 01:38

La moniale fatiguée et ennuyée de son exercice, des sacoches pleines de végétaux dans les bras, décida de retourner au campement. N'ayant aucune notion du temps, elle ne savait pas si elle s'était absentée trop longuement, mais ce dont elle était sûre c'est que son estomac la tiraillait et qu'il faisait presque nuit. Tant mieux, elle avait laissé des affaires au campement. Encore une idée stupide, mais elle préférait toujours ne rien emmener avec elle pour ne pas céder à la tentation. Elle n'y connaissait pas grand chose en survie, aussi s'imaginait-elle qu'en laissant des vivres au campement, les bestioles seraient attirées par les victuaille et pas par elle... Des bêtes ou... des nains à grandes oreilles. Il faisait nuit à présent, suffisamment pour douter de son chemin et Chiyo tâtonnait près du campement, se dirigeant grâce à la lumière du foyer qui miraculeusement ne s'était pas éteint. Ceci, elle en était surprise... Elle était certes arrivée à l'approche du crépuscule, mais un feu sans réalimentation était bon pour dépérir...

Qu'était-ce? Des voix? Un cri? Chiyo, les sens en alerte accrocha ses besaces dans son dos, laissant libre ses mouvements en cas d'attaque. Avançant à pas de loup, du moins aussi discrètement qu'elle le pouvait, elle finit par rejoindre son campement et remarque immédiatement qu'il était investi. Relâchant la pression, elle pénétra dans le cercle d elumière créé par les flammes, ses yeux gris pierre se posant sur les asuras.

"Que faites-vous ici, vous autres?... Et pourquoi y a-t-il des gens sur une broche..."

Incrédule, elle regarda les intéressés. Embrassant l'espace du regard, elle se rendit compte qu'il n'y avait pas que des asuras, qui pour leur part étaient aux prises avec des humains. Sans se soucier le moins du monde du dérangement qu'elle pouvait causer, estiment qu'étant son campement ce lieu ne la considérait en rien comme étrangère, Chiyo se mit entre un asura et le guerrier qui le menaçait. Elle fit la révérence et scruta l'inconnu. Son visage juvénile inexpressif et ses cheveux tirés en arrière, sa peau blanc neige faisant ressortir le gris de ses yeux à l'implacable neutralité, la jeune moniale invité d'un geste les présentes personnes à s'installer pour calmer les hostilités.

Profitant d'un instant de répis, elle se dirigea vers la poutre de bois pour détacher les captifs...
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MessageSujet: Re: La nouvelle armure   Aujourd'hui à 11:50

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